Ï CÉTACÉSQ
'
275
'
-
Cétacés herbivores.
est le premier, et jusqu’ici le seul naturaliste, qui nous ait donné des details anatomiques, zœldgiques
et d‘histoire‘naturel‘le sur l’espèce unique de ce groupe; aussi n’estêce
que d‘après son important travail, que Fr. Cuvier a‘traduit en entier,. en 1856," dans son Histoire
_
'
.
naturelle des Célacés, que
l’on connait le Bytina Borcalis.
-
‘
,
'
Nous ne dirons_seulement que quelques mots, d’après Steller, relativement à Son système osseux
et à“ses_p‘laqueè dentaires. Les os de la tête, pour la solidité et la force, ressemblent à ceux du Che—
val; mais tous les autres os, sous ces mêmes rapports, surpasseht ceux de tous les animaux terrestres.
.
Le crâne, trés-robuste, a une petite cavité cérébrale; il n’y a pas de traces de sutureàles os du
_
sont réunis par une suture grossière; il n’y aurait pas de bulbe auditif. Le nombre des vertèbres est
.
de soixante : six cervicales, dix—huit dorsales, trente—cinq“ terminales, divisées en neuf lombaires,
'
..
une sacrée et vingt-cinq coccygiennes. Le sternum est cartilagineux dans la partie supérieure.
a” dix—neuf côtes. Les os du-bras nissent, dit Steller, avec le métalarse et le târse, et il n’y aurait
aucune trace de doigts non plus que d’ongles, et le métata_rse et le tarse seraient formés d’une graisse
Solide, enveloppes de tendons et de ligaments, de manière à ressembler à un membre-d’humérus
amputé qu’ent0urerait un épiderme beauéoup plus épais, plus dur, formant pour'ainsi' dire unSabot
_
de Cheval avec une sorte de sole, mais pluSpointu et plus'propre à fouiller. Aux membres posté—
_
rieurs, les os innominés, de la grandeur et de la forme du cubitus de l’homme, sont réunis par de
forts ligaments à la trente-cinquième vertébre, et de l’autre côté à l’os pubis, ce qui fait supposer
que cet animal a deux paires d’os au bassin comme le Pugong.
‘
-
‘
Dans ce genre, il n’y aurait, toujours selon Steller,
'
que deux seules dents en forme
l’un supérieur etl’autre inférieur; mais
Brandt ayant démontré que ces plaques ne sont pas des
dents mais des plaques cornéo—càlcaires' qui garnissent, l’une la partie antérieure du palais et-l7autre
'
le disque syriiphysaire dela mandibule,” il en résulte qu’il'n’y aura—itipasde dents du tout.
L’espèce unique de ce genre est le :
,
'
'
_
'
'
—
_
°
STELLÈBE. RYTL\‘A BOREÀLIS. Illiger.
' _
.
anxcrÈnss SPÉGIFIQUES. —— Tête ronde, confondue avec le cou et le corps; pas de défenses; bou—
'
che. petite, placée _au-dessous du museau et ayant ses lèvres doubles, spongieuses, épaiSses et très— _
_
_
_
gonées, garnies a l’extérieur de soies blanches, recourbées, longues de O'“,05 a 0“‘,04, formant des
moustaches; mâchoire inférieure dépassant la supérieure; ouverture des narines placée vers l’extré— '
mité du museau, ayant autant de largeur que de longueur; yeux sans sourcils, mais ayant à leur
grand angle unemembrane cartilagineuse en'forme de Crête qui peutles couvrir a la volonté de l’ani—
_
—
mal;
nidoi‘gts, ni phalanges, ni ongles; nageoire caudale de nature
_
_
‘___analogue à
fan0ns de Baleine, en crOi‘ssant “etpourvue— d’une grande pointe à chaq'ue lobe;
—
,pcaunue, e;icesSiveméntépaisse,de nature
cell'eïde la corne,
'.“
environ 4“‘ à
__
f.—
_
j—,
»
Les Stellèr‘es, que Linné indique sous le 'hçmÿd‘ér Tite/accus ii_zanalùs, var.
_
_
celle de'Trichcciis Boreali$;G. Cuvier, de Ste/lents B0rcalié, et'Illig‘e'r, deRytinà BoT‘càlis,hàbitent
'
—_j
_
;
'
_
les mers qui bâignent la presqu’île du Ka‘m‘tchat-ka;=onléS trôùveÏ surtout en 'àb‘ondanCe:dañs lesbàies
”
_
‘
’
de la côté'nord de l’Amérique et'aux— environs
j "
"
même-Len avoir rencontré un crâne sur "les côtes'duGroënland… Ces
'
Ï
'
'
ses.ct sabl.onneuSes du riVage,
les.embouchures
attit=és>pae —; f _
_
la douceur de
courante..- Ils sont toujours en
conduisent devant ‘ejùX’lés
—
,
’
‘
_v
”les
en'arriere_etsur ’les côtés, et les laisænt'toùjoùœ .
'
'.
dans.le.miliïeuidu
du rivage—, qu’on “peut
_
,\'.;
'
seulement les
avec 1111“
même '_leur touche—r‘leîdos ”avec*la main.
mo:
_
,
-
neg;amcs,î ne produire
et- la durée
de leur gestation pa“rait
d’une
—
.
.
‘ànpéeülls “sont sans
l’eau.,
.
»—ét leur‘
la na'gçÿ’àlléi‘
“âu m‘î-‘ Ï
'
en
milieu "dû'troupcÿau’ ‘celuiq‘ui convient
:
toutes les Quatre—'
minutes,-ils .sOrtent
les nageoires hors-“dé
Ï
Précédent

- 341/460

Suivant