24
‘
'
'
HISTOIRE NATURELLE.
_
—î::‘… :
n’ont àla mât:hoire inférieure que deux fortes incisives recourbées en bas, et qùe le nom_brédœ“l_,f
Ÿ
.
.molëæiresn’ést que de cinq paires a chaque mâchoire, et ces particularités, jointes à quelques autres,-‘; .'
l’ont engagé à en faire un genre distinct, celui des Dinotherium, que l’on a
de celui des Éléphants.
.
.
Î
.
'_
MM. Déveze et Bouillet sont les premiers qui aient
l’E35ai géologique
‘
gique sur la montagne de la Bouladc, des ossements de vrais
aprèsgMti. CroiZet ét:*_ ,
J obert, dans leurs Recherches sur les ossements fossiles du département du Puy—de—Dômc,_au
_
1èrent quelques autres qu’ils publiérent sous le nom de Tapirns Arvernensis. Enn MM. De
et Bravar*d en ont recueilli un nombre assez considérable en Auvergne, et M. Aymard, en Vélai,
'
les alluvions volcaniques anciennes ou se trouvent en même temps des ossements de
f
de Rhinocéroé; Malgré la grande ressemblance de ce Tapir avec les Tapirs vivants, plusieurs‘partil
cularités semblent annoncer que cette 'espèce était distincte; outre celles qui ont été signalées par
'-Ï
De Blainville dans son Ostéographie du genre Tapir, Laurillard, dans le Dictionnaire universel
d’Histoire naturelle, indique à la mâchoire inférieure la position du troumentonnier, situé
plomb du bord postérieur de la première molaire, tandis que dans lesTapirs vivants il se
,
'
_
dessous du premier tiers de cette même dent. M. Marcel De Serre a trouvé, dans les sables“ marins ' _ ’
tertiaires de'Montpellier, des ossements de Tapirs qu’il a indiqués sous le nom de T apiru$ minor, et '
_
qui proviennent, en effet, d’individus un
petits que ceux du Tapir d’Auvergne, mais dont la.
,
position du trou mentonnier est la même que dans
dernier. M. Kaup, dans son ouvrage sur les
_
Ossemcnts fossiles du duché de Dartnstadt, a établi un Tapirus priscus sur des mâchoires qui ont
—
_,
été découvertes dans les sables tertiaires d’Eppclsheim avec les ossements de Dinothériunis, de
*
'
’
todontes et de Rhinocéros; ces mâchoires sont un peu plus grandes qué*celles du
et la position du trou mentonnier est même plusen avant que dans les Tapirs vivants. Enn M roma
indique un Tapirus Poirieri, qui proviendrait du terrain miocène du Bimrbonnais. Mais, ainsiquq:
le fait observer Laurillard, ces légères différences indiquent—ellesdeS espèces diversés‘lll n’est‘pàs
.'
possible, avec les débris que l’on possède actuellement, de donner une rép0nse précise à'cette qitésÂ
tion. Pour des animaux degenres différents, on peut le plus Souvent établir un genre sur un seul_Ds;_'_
’
mais, pour des espèces
faut quelquefois posséder un certain nombred’os,'et —
parmi
complètes pOur les différencier; et c’est ce que l’on peut0bserver
'
_
actuellement vivants,“,et non positivement dans les espèces fossiles. :
'
‘
Ï : Outre les Tapirs fossiles européens que nous venons de signaler, on en a décrit des débris améri- î
'
rain’s. M. Lund a établi son Tapirus*suinus pour des ossements qu’il a rencontrés dans des cavernes ,
de la grandeur d’un Cochon de moyenne taille, et M. Harlan, un Tapirus maszoclontoides,
'
fondé sur une seule dent, qui pourrait bien n’être, comme De Blainville le pense, que l’une des
"
'
premières dents de Mastodo'ntes.
'
.
.
_
_
,
Ï
'
,
_
_
—Les afnités zoologiques des Tapirs seraient difciles à établir si l’on ne tenait compte quelles
animaux actuellement répandus a la surface du globe. Lestrois espèces vivantes de
‘
-
“ï
*
_
très—intimement liées entre elles; cependant elles n’ont’
réelle avec aucune de celles des
'
autresgenres duinéme ordre; ce sont bien des__Pachyderres, mais de ceux
'
,
»
des Cochons ou
ni à celle des Chevaux, ni a celle
et—dés
’
liaison avec chacun de ces
de peu de valeur,] et celle qdiles'unit aux iÎ
_
:_
ne paraît pas moindre,quoiquecependant ils n’aient-pointles mamelles disposées comme
_
_'
'
Chez céuX-_ci,_ileS doigtsén même nombre qu’eux. Mais cet isolement apparentdu genre Tapir dans
l’ordre de'sPachydermes disparaîttout a fait si l’on ajoute à la liste des eSpéce$ que
-
’
_
' '
aujourd’hui, non—seulement les animaux éteints du genre
surtout eéux’plus anciens encore— »
wj,‘.
—’
dans lii_séräie_zoologique dont on a fait les genres T apirotlz”eriunz,.Lartet; Lophio‘clon, G. Cuvier,
'
Ï
pas un.Tapir, mais.il différé-encoreÿbienpeu
"
L
Ï
-.
des animanx'idecef
ne s’en distinguent eux—mêmes que par quelques
_.
_
.
.î
.
dàIIS la"forme des molaires, ,et_pagr
autres caractères
01“…
_
genre dela inéméfainillé
a part; les Palæothériums
;:
leur
Rhinocé‘roS,
_
;
fortes
celles des Tapirs;_ leurs.:molaires, avaient une_autredisposîtîpll»Œlnfl_
"
:‘_ï
”?
aux-“collines dΗéinàil, et ils ava'ent sept pairés‘dé ce“s
Septiéme_; en;hatll, =
‘
'
'
HISTOIRE NATURELLE.
_
—î::‘… :
n’ont àla mât:hoire inférieure que deux fortes incisives recourbées en bas, et qùe le nom_brédœ“l_,f
Ÿ
.
.molëæiresn’ést que de cinq paires a chaque mâchoire, et ces particularités, jointes à quelques autres,-‘; .'
l’ont engagé à en faire un genre distinct, celui des Dinotherium, que l’on a
de celui des Éléphants.
.
.
Î
.
'_
MM. Déveze et Bouillet sont les premiers qui aient
l’E35ai géologique
‘
gique sur la montagne de la Bouladc, des ossements de vrais
aprèsgMti. CroiZet ét:*_ ,
J obert, dans leurs Recherches sur les ossements fossiles du département du Puy—de—Dômc,_au
_
1èrent quelques autres qu’ils publiérent sous le nom de Tapirns Arvernensis. Enn MM. De
et Bravar*d en ont recueilli un nombre assez considérable en Auvergne, et M. Aymard, en Vélai,
'
les alluvions volcaniques anciennes ou se trouvent en même temps des ossements de
f
de Rhinocéroé; Malgré la grande ressemblance de ce Tapir avec les Tapirs vivants, plusieurs‘partil
cularités semblent annoncer que cette 'espèce était distincte; outre celles qui ont été signalées par
'-Ï
De Blainville dans son Ostéographie du genre Tapir, Laurillard, dans le Dictionnaire universel
d’Histoire naturelle, indique à la mâchoire inférieure la position du troumentonnier, situé
plomb du bord postérieur de la première molaire, tandis que dans lesTapirs vivants il se
,
'
_
dessous du premier tiers de cette même dent. M. Marcel De Serre a trouvé, dans les sables“ marins ' _ ’
tertiaires de'Montpellier, des ossements de Tapirs qu’il a indiqués sous le nom de T apiru$ minor, et '
_
qui proviennent, en effet, d’individus un
petits que ceux du Tapir d’Auvergne, mais dont la.
,
position du trou mentonnier est la même que dans
dernier. M. Kaup, dans son ouvrage sur les
_
Ossemcnts fossiles du duché de Dartnstadt, a établi un Tapirus priscus sur des mâchoires qui ont
—
_,
été découvertes dans les sables tertiaires d’Eppclsheim avec les ossements de Dinothériunis, de
*
'
’
todontes et de Rhinocéros; ces mâchoires sont un peu plus grandes qué*celles du
et la position du trou mentonnier est même plusen avant que dans les Tapirs vivants. Enn M roma
indique un Tapirus Poirieri, qui proviendrait du terrain miocène du Bimrbonnais. Mais, ainsiquq:
le fait observer Laurillard, ces légères différences indiquent—ellesdeS espèces diversés‘lll n’est‘pàs
.'
possible, avec les débris que l’on possède actuellement, de donner une rép0nse précise à'cette qitésÂ
tion. Pour des animaux degenres différents, on peut le plus Souvent établir un genre sur un seul_Ds;_'_
’
mais, pour des espèces
faut quelquefois posséder un certain nombred’os,'et —
parmi
complètes pOur les différencier; et c’est ce que l’on peut0bserver
'
_
actuellement vivants,“,et non positivement dans les espèces fossiles. :
'
‘
Ï : Outre les Tapirs fossiles européens que nous venons de signaler, on en a décrit des débris améri- î
'
rain’s. M. Lund a établi son Tapirus*suinus pour des ossements qu’il a rencontrés dans des cavernes ,
de la grandeur d’un Cochon de moyenne taille, et M. Harlan, un Tapirus maszoclontoides,
'
fondé sur une seule dent, qui pourrait bien n’être, comme De Blainville le pense, que l’une des
"
'
premières dents de Mastodo'ntes.
'
.
.
_
_
,
Ï
'
,
_
_
—Les afnités zoologiques des Tapirs seraient difciles à établir si l’on ne tenait compte quelles
animaux actuellement répandus a la surface du globe. Lestrois espèces vivantes de
‘
-
“ï
*
_
très—intimement liées entre elles; cependant elles n’ont’
réelle avec aucune de celles des
'
autresgenres duinéme ordre; ce sont bien des__Pachyderres, mais de ceux
'
,
»
des Cochons ou
ni à celle des Chevaux, ni a celle
et—dés
’
liaison avec chacun de ces
de peu de valeur,] et celle qdiles'unit aux iÎ
_
:_
ne paraît pas moindre,quoiquecependant ils n’aient-pointles mamelles disposées comme
_
_'
'
Chez céuX-_ci,_ileS doigtsén même nombre qu’eux. Mais cet isolement apparentdu genre Tapir dans
l’ordre de'sPachydermes disparaîttout a fait si l’on ajoute à la liste des eSpéce$ que
-
’
_
' '
aujourd’hui, non—seulement les animaux éteints du genre
surtout eéux’plus anciens encore— »
wj,‘.
—’
dans lii_séräie_zoologique dont on a fait les genres T apirotlz”eriunz,.Lartet; Lophio‘clon, G. Cuvier,
'
Ï
pas un.Tapir, mais.il différé-encoreÿbienpeu
"
L
Ï
-.
des animanx'idecef
ne s’en distinguent eux—mêmes que par quelques
_.
_
.
.î
.
dàIIS la"forme des molaires, ,et_pagr
autres caractères
01“…
_
genre dela inéméfainillé
a part; les Palæothériums
;:
leur
Rhinocé‘roS,
_
;
fortes
celles des Tapirs;_ leurs.:molaires, avaient une_autredisposîtîpll»Œlnfl_
"
:‘_ï
”?
aux-“collines dΗéinàil, et ils ava'ent sept pairés‘dé ce“s
Septiéme_; en;hatll, =
