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HISTOIRE NATURELLE.
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JeanüBaptisteBru, puis-par G. Cuvier, d’abord sur lès gures de ce dernier, publiées par don Joseph
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Garriga, ensuite sur celles de Parider et d’Alton, qui font de cet animal un Paresseux fossrle sous
la
’
dénomination de Bradypus giganteus. M. Clift a complété la description
des parties qui manquaient
au squelette
telles que la queue et une portion du bassin. Aujourd’hui le Muséum d’ins—
,
toire naturelle de Paris possède un grand nombre de pièces naturelles de Mégathérium; les unes, .
'
asseZ‘nombréuses, prises aux environs de Buénos-Ayres, qui lui ont été données par Rosas, président
.
de la république Argentine, et qui ont été rapportées par l’amiral Dupotet, et les autres rapportées,
par
M. Weddell, de divers'points de l’Amérique méridionale, et qui,'par leur taille et quelques autres
—
_
,
particularités, Sembleraient démontrer qu’il y aurait‘eu deux espèces dans ce groupe.
.
On a fait beaucoup de conjectures sur la nature organique des parties externes du Mégathérium;
“
pendant longtemps on lui a attribué des portions de derme ossié qu’on avait trouvées avec les dé.
bris du squelette qui est actuellement à Madrid; aussi, aujourd’hui, il est bien démontré que ces plaquesdermiques doivent être,rapportées_à une grande espèce de Tatou. On a cherché à deviner quelle
'
-
devait être sa nourriture, et la plupart des naturalistes pensentqu’elle devait être purement 'végétule
des Bradypes; mais que, ainsi qu’on peut en juger par la disposition de leurs dents,
ils pouvaient manger des substances plus dures que des feuilles, telles que des tiges et des racines..
.
DelBlainville, qui rapproche ces animaux plus des TatouS'que des'Paresseux, pense que, comme les
_
ils se nourrissaient également de chair:
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Quelques particularités doivent être étudiées dans la seule espèce, le Megatlzerâum Cuvieri
'
A… G. DesmareSt, admise dans ce genre. L’apophyse descendante du jugal est très-grande; la mâ.
choire inférieure trés—renée en desSous des molaires, à cause de la profondeur des alvéoles, se ter_
'
mine en une sorte de bec; les-dents sont au nombre de cinq de chaque côté en haut et de quatre sed-—
«
lement en bas, très-longues, qUadrangulaires; lorsqu’on pratique une coupe longitudinale d'une de
,
ces dentsdans
antéro-postérieur, on v0it que la cavité de la pulpe est très—grande, et qu’elle'
"
en pointe presque jusqu’au niveau du bord
le milieu de la dent est formé
d’un ivoire blanc, grossier ettendre; de chaque côté de cette substance existe pour un quart un cé—
_
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,
ment jaunàtre; mais, entre lui et l’ivoire, on voit un ruban de substance plus dure, formé lui-même
.
_
,
de trois lignéégiises et de .deux.blanches; ce ruban de substance dure correspond à deux crêtes
-
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Ï tran'sversalesde
de la dent, séparées par une vallée profonde; sur les côtés latéraux de '
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la
cette substance, plus dUre, est très-mince; le tout est
couché peu épaisse, ‘
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,
de,
dent est de’/moitié plus petite que les autres, qui sont à
' ;
d’une dent
.de Paris a 0‘“,055, et le
dran1etrelateral 0“‘,040 5131 meSure della plus longue gurée par M. Owen a “O‘”,240. Cet animal”
ava1tdesmembrestrés—robustes? surtout‘ceux de derrière; le fémi1r,‘d’un quart moins—long que celui
a; _
de près de 5‘“ de haut, quadrilatère, rst plus de deux fois plus large; le bassin, d’un
tiers-Les vertèbres s0nt,auatxmnbre de sept cervicales, “seize dorsales, trois lombaires, cinq saérées
et quinze caudales. il y a quatre doigts à la main, donttrois armés d’ongles grands, peu Comprimés;
,_
'le pied n’avait que trois
deux portant des ongles un ”peu, moins fortsqùe ceux de devant…
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…
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