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ment enca—vée à la couronne, avec les bords plus ou moins élevés et irréguliers, mais seulement par
suite de la détrition. La substance interne des dents, ou l’ivoire, paraît comme médullaire, d’untissu
peu serré, et, par la dessiecatiou, elle se fendille assez irrégulièremeut; la substance corticale, ou
émail, est notablement plus dure, formée de deux couches qui s’emboîtent. C’est a la différence con—
sidérable de dureté de ces deux substances qu’est due la maniere dont la dent des l3radypes s’use
en s’encavaut au centre, les bords restant plus ou moins saillants et irrégulièrement denticulés. Ces
dents ne se touchentiamais, et les séries qu’elles forment sont en lignes droites, divergentes légè—
rement d’arriùre en avant. Dans toutes les espèces done genre, le nombre total des dents est tou—
jours le même : cinq en haut et quatre en bas de chaque côté; il n’y a pas d’incisives, mais toutes
ces
dents sont-elles des molaires, comme on le dit généralement, ou ne pourrait—on pas admettre
avec De Blainville qu’il y a une canine en haut et pas en bas, pas d’avant—molaires; une principale
aux deux mâchoires et trois arriére-molaires partout? ou bien, comme le dit Fr.. Cuvier, qu’il y a
des canines et des molaires en haut comme en bas? Si le nombre des dents est le même chez
tous les Paresseux, il n’en est pas demémc de la forme et de la disposition, qui varient dans
les deux especes principales. Dans l’Uuau, la première des cinq dents supérieures et celle des
quatre inferieures sont bien plus grosses, plus saillantes que les autres, dont elles sont séparées
par un intervalle assez considérable; elles sont triquétres, se correspondant et s’usant l'une contre
l’autre par la face la plus large. La seconde dent supérieure est ovale, la plus petite de toutes; les
troisième et quatrième ont un double biseau produisant le tranchant, et la cinquième, a peu près de
la grosseur de la deuxième, n’en a qu’un peu marqué et antérieur. A la mâchoire supérieure, les
trois dents qui suivent la premiére sont presque égales, et coupe ovale, a double biseau, et formant
un tranchant plus ou moins médian. Le systeme dentaire de l’A'i est peut-être encore moins normal
que celui de l’Unau, en ce que, quoique exclusivement implanté dans le maxillaire, la série com—=
mence en haut par la dent la plus petite de toutes, de forme triquètre, le grand côté obliquement en
avant; la deuxième est la plus grande, trigone; la troisième plus petite que la précédente; la qua
triùme aussi petite que
la première, et la cinquièmeégale en grosseur a la troisième, et n’en diffé—
rant qu’en ce qu’elle est un peu plus courbée, et que sa coupe est à peu prés quadrilatère. A la mâ—
choire inférieure, la première dent est la plus forte, la plus grande, triquètre, arquée, et les trois
autres, correspondantes aux supérieures, se ressemblent aussi assez bien, chacune a chacune, pour
la forme et la grosseur. Les alvéoles sont en général grandes pour les dents qu’elles portent. Le sys—
téme dentaire du jeune âge n‘a pas étéétudié d’une manière compléte.
Dans ses Oasenzrnts fossé/cs, G. Cuvier, et plus tard, dans l‘un des premiers fascicules de son Ostc'ographie, lle Blainville, ont donné la description compléte du squelette des Paresseux, en prenant
pour type l'Unau ou Bradpr didaclylus Liuné. Les os, d’une manière générale, sont sans cavité
médullaire et entièrement spongieux, comme chez les Cétacés; ils sont assez gréles, droits, peu accidentés d’apophvse—s, de crêtes et de a°ttg0sités. La forme générale du squelette {Voyez
pl. XXXlV, g. 1.) rappelleassez bien—celle de celui du Gibbon, en ce que
le tronc est comme
tronqué en arrière par absence plus ou moins complète de queue, large et déprimé a la poitrine,
et porté sur des membres gréles, disproportionués : les antérieurs beaucoup plus longs que les pos«
térieurs, tous quatre terminés par des extrémités presque semblables, et offrant dans la composition
des doigts la disposition préhensile en crochet la plus complète qui existe chez les Mammifères. Le
nombre des os est moins considérable que celui des Primates, par suite de l’état incomplet des mains
et des pieds, et quoiqu’il y
ait une certaine compensation dans le nombre plus grand des os du tronc.
älia tête est une des parties de leur organisme qui présente le plus de singularité par sa petitesse re—
lative, la forme raccourcic de la face, et par un assez grand nombre de particularités; elle est en général très—courte et connue tronquée en avant, ses deux orices étant tout a fait terminaux, la face
entièrement dans le prolongement du crâne; elle forme une petite masse arrondie, subglobuleuse,
trés-bombée en dessus et arquée, peu comprimée sur les côtés, un peu
encavée cependant par des
fosses temporales assez prononcées, confondues avec les orbites, mais sans crêtes sagittales, l’accr—
étant seul un peu
relevé. La colonne vertébrale, quoique tronquée par la petitesse de la portion
coecygienne, est cependant plus longue que chez la plupart des ltlammit‘éres; mais cette grande
gtieur ne porte évidemment que sur la région thoracique, le nombre total des vertèbres
étant de quatante—sept dans l’Unau, dont sept cervicales, vingt—quatre dorsales, trois lombaires, sept sacrées, et
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