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RUMINANTS.
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-—ees con51dérables et pour ainsi dire d’un bond. D’un caractére farouche à l’état sauvage, il s’appri-voise
reconnaîtla main qui le nourrit et s’attache à celui qui le soigne. Lorsqu’il vague
librement dans de grands espaces, il revient aux mêmes heures _à l’endroit où il reçoit son eau et sa
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nourriture; ce qui démontre son intelligence pour contracter des habitudes réglées, comme les trou—
peaux de nos animaux domestiques. Sa force est pr0di’giëu—S’eid’ai'vu le Taureau noir qui fait partie des
transportés en France, renverser, dans ses fureurs amoureuses, un Bufe presque du double —
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de sa taille, et atteindre un Cheval au galop, qu’il aurait renversé avec son cavalier si je n’étais
reuscment survenu. Les Yaeks sont loin de montrer l’instinctpour l’eau des marais qui caractérise
—
les Bufes; mais ils se rafraîchissent volôntiérs dans
d’une rivière lorsqu’ils sont tour‘
anentés par la chaleur et les Insectes qu’elle anime. L’acclimatatiôn duYack peut être considérée
comme un fait accompli. Les premiers que j’ai reçus avaient porté leurs conducteurs et leurs bagages a travers toute la Chine et me sont arrivésle dos entièrement pelé. Je possède ceux que j’améne
depuis près de quatre années, et je les ai conservés et fait produire dans un climat beaucoup moins
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convenable à leur nature que le département de la Seine. Mais il serait urgent, pour conserver
"leur laine toute sa richesse et ses utiles qualités, de diriger sans retard vers nos départements mon—
tagneux ceux quel’on destine a la propagation de leur espèce, qui esttrès—féconde. »
Aujourd’hui les Yacks rapportés par
M. De Montigny ont été distribués dans des fermes de nos_
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mays de montagnes, et déjà-ils s’y sont reproduits. Ceux qui sont restés au Muséum y
vivent très-bien
—’
et ne semblent pas souffrir de la chaleur relative de notre climat; et tout fait espérer qu’ils pourront
tfacilemeht—s’acclimater chez nous. Aussi croyons-nous devoir reproduire une partie de l’appréciation—_
des qualités physiques du Yack et de ses facultés comme bête de somme, qu’a
prin_
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cipalerent d’après l.-Richard, du Cantal.
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;.« Le dos-et —les-—reinsdu Yaek_sont—c0nformés-de
Hu-m‘inant uneaptitude
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r-toute particulière peur_le service de la selle et de la somme. Le garrot de cet animal est
cette saillie s’abaisse insensiblement jusque vers les lombes. ;Il ressemb‘le'à celui desChevaux de
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orientale et à celui de la race anglaise qui en dérive. Cette forme particulière vient de la longueurdes _
.apophyses
des sept premières vertébrés dorsales et de la grande; proportion, et censé—,
_
,qnemmentde la grande
muscles quis’y attachent. Elle contribue a rendre ces animaux plus
propres
co_ursé,.soit en élevant le garrot pour le saut, soit en ramenañtavec énergie les—lombes
'
—en avant. Cette proportion dans la longueur des apoplwses épineuses des vertèbres dorsales et des
muscles qui s’y attaehent tournit aussi aux ligaments une plus grande surface d’attache; elle donne
.à cette région plus de solidité et à l’animal plus de résistance fou de puissance pour supporter les
vfardea_ux_ dont on le charge. Les reins du Yael; sont courts, élargis, bien musclés, bien soudés à la.
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Ils_offrent tous les caracteres—de force, de solidité et de résistance que l’on recherche dans
les bêtes de somme. Ce n'est pas seulement parla conformation de son dos…et de ses reins queî
,
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l‘Yack,offre de l’analogie avec les bêtes .de somme ou de selle. Sa
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»rondie, _liorizontale, ressemble à—c‘elle
La queues’y ”attache
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«qué l’animal marche ouÏqu’il court,
résumé,; l=ÏÏËÀÇk;_P j
résSemble au C110valpar son garrot, son dos, sa croupe; Ses
-liautcurde sa poitrine, ses membres courts,bien
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__jarrets, Son corps tràpu’, le caractérisent, au premier coup d'œil, comme un animalï
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goureux_; ses sabots, élevés verticalement, arrondis-,
de petite proportion, montrent, parleur dispo—_
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-:sition, qu’ils
le poidsdu
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qui
la démarche sûre de ces animaux.—,th
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“D’apres ce que nous_-venohsdedire,
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—commebêtes de somme
leur chair,—, ,
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