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HISTOIRE NATURELLE.
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assez communs dans le siècle suivant, ainsi que cela est prouvé par les relations de certains pèlerins
qui en parlent sous le nom de Ber/[lus.
La conquête musulmane les introduisit aussi très-promptement
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chez les Égyptiens, quine les connaissaient pas autemps de la conquête romaine. Ün pourrait croire
.
encore que ce sont les missionnaires musulmans qui les ont portés dans l’archipel des Moluques,
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car on ne les trouve que dans les îles où l’islamisme domine; mais on sait qu’ils y existaient plus
anciennement. La coïncidence, d’ailleurs, s’explique d’une manière fort naturelle : dans de petites
:les ou l’on n’a pour animal domestique que le Cochon, les naturels ne Se convertirent point à la
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nouvelle religion, parce qu’elle les aurait obligés à renoncer à la viande de Porc; il leur semblait
trop dur de se Contenter d’un régime purement végétal, sans y pouvoir même ajouter, comme les
hommes du continent, le glzcc oubeurre fondu, qui est un ingrédient si essentiel dans la cuisine in_
dienne. Sur le continent indien, les Bufes, une fois adoptés par les tribus nomades, ont du bientôt
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se reproduire fort loin dans l’intérieur, et être soumis à l'inuence de circonstances extérieures
]
très—différentes de celles qui agissaient sur eux dans leur pays natal; cela n’a pu manquer de produire chez eux quelques modications qu’il serait intéressant de constater; mais jusqu’à présent
'
nous manqu0ns absolument de renseignements à cet égard. En comparant la race italienne à la race
.»
hongroise, on croit ‘apercevoir quelques différenCes qui dépendraient du climat : les Bafes de Hon—
—
grie,ÿ plus exposés au froid, paraissent être un peu plus velus, et cependant on les tient pendant
l’hiver à l’étable,‘ où on, leur'donne, entre'autres nourritures, du marc de raisin; recevant plus de
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soin de la part‘de l’homme, ils semblent être devenus un peu moins farouches. »
_
Le Bufe sauvage existe dans les contrées de l’Inde qui sont arrosées par de grandes rivières et
où il existe de grandes prairies; on a dit aussi, mais sans preuves bien positives, que l’on en trouve
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également en Afrique, ce qui n’est nullement probable, caries animaux de ce pays, voisins de ceux—ci,
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semblent plutôt provenir d’individus anciennement transportés dans cepays
et redevenus sauvages,
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de même que
cela a lieu pour les Bulcs que l’on trouve, assure—ton, en liberté dans les environs
.
de Naples. En domesticité, l’espèce se rencontre a la Chine,.a la Cochinchine, dans les îles de l’ar—
chipel Indien, a Cèlébès, à Ceylan, dans lesroyaumes de la seconde presqu’île del’Inde, dans 1’In_
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doustan, en Perse, au cap de Bonne—Espérance, en Arabie, en Égypte, sur les bords de la mer 'Caspienrie et dela mer Noire, en Abyssinie, où elle acquiert une assez grande taille, ainsi qu’en Grèce '
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ltalie,_dans_les marais Pontins, ou s0n introduction date du sixième siècle, etc.
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animal, quoique Sujet à varier un peuen grandeur suivant le climat, la disposition des lieux,
l’abondance de la nourriture, etc., paraît n’atteindre.jamais à la taille de nos plus grandes races
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et:reste aussi a_cet,égard toujours notablement au—desSus des plus petites. Du reste, le
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se rapproche
type sauvage; et l’on pouvait s’attendre à ce résultat, : '
puisqu’il était question_d’uneespèCedont la domestication était assez récente, et dont, dès lors, les
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variations devaient être peu sensibles; tandis qu’il ne. devait pas en être de même pour des types qt,
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comme pour
le Mouton, par exemple, ont été soumis_par l’homme depuis la plus haute antiquité. Le ' Ï f
Bulé,'à l’état sauvage, vit en troupes plus ou moins nombreuses et recherche les lieuxhumideset
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marécageu.x;son naturel est farouche; son intelligence est moins bornée que celle duBœùf, _etil fait '
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souvent: preuve d’une assez bonne, mémoire,,le son de sa voix est beaucoup-plus grave que le mugis-;
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petit,îqui naît les yeux_ouverts; ”sa féCondité'_commence à l’âge de. quatre ans et nit
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ler—made la_vi_é_…du_Bufe est de dix-huit'àvingt—cinq ans. Cette espèce peut produire
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