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HISTOIRE NATURELLE.
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que l’on rapportait à l’ancienne espèce sauvage de l’Europe, à l’Aùrochs, qui en effet lui ressemble '
beaucoup; et le Bison a été assez longtemps confondu avec l’Aurochs. Aujourd’hui, quoiqu’on
n’ait peut—être pas encore des données sufsantes, on s’accorde généralement à séparer spécique- '
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ment ces deux_espèees, et le meilleur caractère que l’on puisse donnerpour les distinguer, c’est que
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dans l’espèce européenne il y a quatorze paires de côtes, tandis que dans l’espèce américaine il y en
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a quinze paires; et à cela on peutjoindre quelques particularités de moindre valeur.
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Ce Bœuf est le Taurus Mcæicanus d’llernandez; le Tomi vaccœque Quinirœ regionis de Fer.
nandez; the Buffalo de Lawson; the Buffalo de Catesby; Wilde oclzsen nod Kit/ze, Kahn; le BŒur
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SAUVAGE DE LA LOUISIANE de Du Pratz; l’Americana bull de Pennant; le Buffalo de Shaw; le Bas bi—
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son d’Erxleben et de Linné; le Bas Americanus de Gmelin; le Bos urus variclas de Borldaërt; le
BISON de Buffon, de Fr. Cuvier, d’A. G. Desmarest, de Warden, etc., et de tous les naturalistes et
voyageurs modernes.
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Les Bisous vivent dans les forêts en hiver et dans les prairies en été; ils forment souvent des troupeaux si considérables, qu’on a évalué le nombre des individus qui les composent a dix mille au
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moins. Ils sont d’assez grande taille, et les individus les plus âgés acquièrent des dimensions assez
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considérables; les vieux mâlespèSentju’squ’à mille six cents à deux mille livres anglaises. A l’épo—
que'du rut, vers la moitié du_mois de juin, les mâles se livrent des combats furieux pour se disputer
les femelles.A l’âge d’un an, ces animaux sont d’un caractère assez docile pour
être facilement ren—
dus domestiques et employés à la culture des terres, et pour leur chair’, qui est à peu près sembla—
-ble a celle de notre Bœuf. Les vieux individus montrent Un caractère timide et évitent l‘apprœhe de »
l’homme; mais lorsqu’ils sont blessés, ou bien à l’époque du rut, ils deviennent très—farouches; on
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leur fait une guerre très-acharnée
aussi l’espèce sauvage en est-elle considérablement diminuée en
Amérique. Notre ménagerie du Muséum a souvent possédé et ”possède encore aujourd’hui des Bisous
qui s’y sont même reproduits : Warden a essayé de doter l’Europe de cette espèce, mais les essais
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d’acclimatation n’ont pas été suivis avec assez de soin : espérons qu’aujourd’hui que les questions
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d’introduction de nouvelles espèces animalessont à l’ordre du jour, on tentera de nouveaux essais
'qui seront plus heureux. En attendant,
plusieurs parties de l’Europe sont nourries avec les
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viandes saléesde Bison que l’Amérique nous adresse, et nous employons également beaucoup le cuir
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que produit cet animal.
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