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HISTOIRE NATURELLE.
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LesAntilopes ont presque toutes des cornes creuses, rondes, avec des anneaux saillants ou des
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crêtes en spirale, et dont les chevilles osseuses sont solides a l’intérieur; cependant le Gnou, le Nyl—
;
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et le Chamois ont des corneslisses
dont les chevilles commencent même à être celluleuses dans
les deux premières, et, dans des espèces américaines, ces cornes sont même bifurquées; ce sont, en
général, des animauxfaits pour la course
3- ils ne sautent et ne bondissent point en courant, mais cou—
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rent uniformément, ayant plusde facilité à se mouvoir en montant qu’en descendant. La plupart des
,
espèces
fauves sur le dos et blanches sous le ventre, avec une bande brune qui sépare ces deus
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couleurs au bas des ancs; à'taille plus élevée et plus légère que celle des Cerfs; elles ont auss1
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moins de force, mais plus de légèreté dans leurs mouvements. ”Les Antilopes ont le plus souvent des
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larmiers comme les Cerfs, des‘ brosses ou touffes de poils plus longs aux genoux, des pores ingui—
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nauX ou digitaux, c’est-à-dire des enfoncements de la peau aux aines et entre les doigts; la queue
courte, garnie de longs poils; le muscle contracteur de la peau est tres—fort chez les Antilopes, aussi
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froment-ils la peau
et secouent—ils les poils, plus rudes même que ceux des Cerfs, avec une espèce
d’horripilation habituelle chez
ce
qui ne les débarrasse pas toujours des Hippobosques et autres Insectes qui vivent sur eux; les oreilles sont droites et assez longues; mais ces
circonstances manquent quelquefois, et.sileplus grand
nombre ontla légèreté des Cerfs, quelques—unes ont l’alluredes Chèvres, et d’autres presque la démarche grave des Bœufs. Les unes
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ont le museau
mais d’autres
assczproéminent.
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Un caractére assez cOnstant de ce genre, caractère indiqué par Anti Desmoulins, est tiré de l’os—
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téologiè de la tête: le sphénoïde etle pariétal ne s’articulent pas, ou ne se rencontrent que par
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aiguë dans lesAn_tilopes, tandis que, dans'les Cerfs et lesChèvres, l’articulation de ces
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deux,os’est constante, et se fait par un bord de huit à onze lignes d’étendue.
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Les Antilopes appartiennent presque toutes à l’ancien continent; l’Afrique et l’Asie en renferment
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surtout un grand nombre, car l’Europe n’en possède que deux seules, le Sainga et le Chamois; dans
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l’ancien monde, on n’en a encore'signalé qu€.dcux espèces dont on a fait le groupe des Dicranoce—
l’Antilope Americana, Ord, du Missouri, dans le nord de l’Amérique, et l’A; /zamàta, Lesson,
,
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-.,du Mexique; il n’en existe,pas à la Nouvelle—Hollande. Le nombre des espèces connues est très-considérable,.car on ena décrit plus de,quàtre-vingts; en outre, on 'en a signalé une dizaine-d’espèces
:
-1fdss_iles qui n’onté‘té rencontrées que dans divers terrains de l’Europe. Ces Ruminants supportent les
dela zôn_e torride, et un_seul,__ au,contraire, le Chamois, semble conné dans la régiondes
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montagnes alpines. La plupart.des espèces vivent en troupes, souvent=nombreuses;
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quelques-unes soh_tsolitaires"et monogames;_elles ne produisent qu’unou deux petits seuleco’nnées,comme; au reste, pres_quetoutesles espèces'd’animaux,dans
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certaines limitesplus Oumoins étendues, qu’elles franchis'sent rarement, et c’est à tortque l’on a
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,
__dit'quecertaines espèces, en se transport:int_dans un pays différent de leur patrie"naturelle, ont pu
;
Îse_ transformer assez pour qu’on les ait prises pour des espèces particulières. Quelques—unes habi—__
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plaines arides, sablonneuses et rocailleuSes, 'et ne se nourrissent que de plantes aromati—_
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salées, d’autres se tiennent depréférence sur les—bords des euves, et ne vivent‘que d‘Îher*
bes douces; enn il en est ”qui se plaisent vers lescimés des plus hautes montagnes; Ce Sont,en
ont les_,yeux grands et vifs, l.’ ou'1‘e,
et qui sont :
doués d’une grande légèreté.
les cdiiServer,dans5n0s
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voise‘ facilement, de manière à espérer qu’on—pourra'un jour en former des troupeaux domestiques;—
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écrivains du même‘temjps par,Ceux ,d’,An‘alôpùs,gd.‘_A-nta7)lu$.étd’Ap- . ;
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