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HISTOIRE NATURELLE.
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BENNE. RANGIFER TARAA’DUS. Smith, Linné.
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CABAGTËRES srÉcrrrçuns. — Bois composés d’andouillers palmés et dentelés, excessivement déve—
loppés, supportés par un merraintrès-long. mince et“ comprimé; poil de deux sortes : l’un laineux,
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abondant pendant l’hiver, et l’autre soyeux et très-cassant, plus long sur le cou qu’ailleurs; pelage
varié suivant les saisons: de brun foncé qu'il est au printemps, il passe successivement au gris-brun,
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au gris-blanc et même au blanchâtre dans l’été. A peu près dela taille du Cerf.
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Aristote ne parle pas du Renne dans ses écrits,
cela se conçoit facilement lorsque l’on rééchit
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que les—Grecs n’avaient que très—peu de notions sur les animaux des pays septentrionaux où ils n’a—
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vaient pas pénétré. Chez les Romains mêmes, ce n’est qu’assez tard que l’on connut cet animal;
.
Pline, toutefois, semble le citer, et l’on croit que c’est de ce Ruminant qu’il parle sous le nom de '
Tarandus; mais cen'est qu’un certain nombre d’années après que l’on trouve, dans les Commentaires
_
de Jules .César,une première et bonne description du Benne, qui semblait alors habiter les. forêts
de la Germanie. Quinze siècles après, Gaston Phoebus,duc de Foix, désigne le Reime sous les déno."minations de Rangier, deBanglier et de Rent/tier, et pendant longtemps, à l’exemple de Buffon, on
a dit que Gaston Phoebusindiquait Cet animal comme se trouvant dans les Pyrénées et dans les Alpes,
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tandis. que, c‘ommel’a démontré,G. Cuvier d’une manière cOmplète, le duc de Foix disait seulement
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qu’ilétait propre à la Norwége: ce qui est vrai; car, ainsi que nous le disons, on n’a jamais trouvé
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le Benne que dans le Nord. Le nom de Rqnglier a été souvent appliqué à cet animal; et pendant '
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longtemps on a cru distinct de ce Ruminant un animal particulier à l’Amérique septentrionale nommé
Caribou, mais qui doit'bien réellement lui être réuni. Plusieurs variétés ont été indiquées dans cette
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espèce; telles sont
que M. Richardson a nommées arclica et sylvestris. Se—
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lon G. Cuvier, l’espèce qui a été désignée sous le nom de Cervus coronatus doit être également
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rapportée auRenné.
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Le Benne sauvage est à peu_près de la taillede notre Cerf; tandis quecelui élevé en domesticité
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estplue petit et n’est guère plus grand que le Daim. Son corps est trapu, et c’est avec raison qu’on
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adit qu’il avait plus le faciès d’un Veau queféelui d’un“ Cerf. La tête se rapproche également de celle
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du" Bœuf:
trés-élargie; ses
Sont ”pas percées dans un mue, mais dans un museau
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couvert'depoils; le tour des yeux ’est_constaŒment noirâtré, et celui de la bouche est blanc, ainsi
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;
queue, le périnée et un
chaque sabot. Les. pieds sontraplatis et les doigts
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recouverts degrosses touffes de poils;
la jambe est moins grêle que celle des Cerfs, mais elle ne répond
,
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al’épaisseur du PÎCd_-= Les sabots se correspondent‘par une surface qui est. convexe
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Lespoils:sont serrés, plus longs en hivér_et mêlés d’un duvet laineux qui paraîtmoins abondant pen-.
dantla saison chaude; ils sont,grossiers et trés—développés aux pieds et sous la gorge. Leur couleur,
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æd’un brun fauve pendant
blanche pendant le temps des froids; le dessous du cOrps est
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toujours d’une teinteplus claire que le dessus. Le faon n’a pas de livrée : il estbrun en dessus, roux en
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dessous.etaux pieds. Chez‘le Rénne, les
dans les deux—sexes, et sontseulement un peu moins
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développés chez les femelles
les mâles : ces bois offrent, à leur extrémité, de larges'empau—
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mures; le bois de droite, ordinairement plus grand que celui de gauche, envoie enavant une bran_
che-qui longe le;
six centimètres» environ, et se'termine auè'dessu's-du' nez par
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dilatation”eti forme 'dé__paletteL Les femelles'stériles
de même quetes
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