24_____________________________________Biochimie clinique
stabilité de son potentiel propre. Les électrodes de référence sont le plus souvent
des électrodes au chlorure d'argent ou au calomel.
Les électrodes de sodium sont des électrodes de verre (verres spéciaux à
l'oxyde de lithium et d'aluminium jouant le rôle de membrane). On obtient sur
la membrane des « sites anioniques » tels que seul (ou presque) l'ion sodium va
pouvoir pénétrer et générer un potentiel de membrane qui est proportionnel à la
différence de concentration en ions Na
4 ' des deux côtés de la membrane.
Toute la technologie des appareils électrométriques vise à déterminer cette
différence de potentiel qui est très faible.
Les électrodes de potassium sont toutes basées sur l'emploi de valinomycine
incorporée, soit dans du PVC, soit dans une gomme de silicone. La valinomycine est un peptide cyclique solide, d'origine bactérienne, capable de « séquestrer » les ions K'
1
" et de former avec eux un complexe stable.
> TRAITEMENT DES MESURES — RELATION ENTRE ACTIVITÉ ET CONCENTRATION
Les électrodes sélectives répondent à l'activité des ions. La relation entre
l'activité mesurée par l'électrode sélective sur échantillon non dilué et la
concentration de l'ion considéré peut être exprimée sous forme mathématique.
En fait il suffira de comparer les différences de potentiel obtenues aux
bornes du système, d'une part avec un étalon et d'autre part avec l'échantillon inconnu.
Seule la potentiométrie directe, avec échantillon non dilué, donne accès à la
valeur vraie de l'ion mesure. Si l'on utilise la potentiométrie indirecte (dilution
au 1720
e en général) ou la photométrie de flamme (dilution au 17200
e
), les résultats devront être corrigés en fonction de l'eau plasmatique vraie. Celle-ci représente 93 % du volume plasmatique, les 7 % restant sont dus aux protéines et
lipoprotéines. En présence d'hyperlipoprotéinémies, en particulier à triglycérides ou d'hyperprotéinémies, le pourcentage d'eau plasmatique est modifié et
la correction pourra être apportée par la formule de Waugh :
Eau plasmatique = 99,1 - 0,073 (P) - 0,103 (L)
où (P) représente le taux de la protéinémie en g/1 et (L) le taux de la lipidémie,
apprécié par la somme cholestérol + triglycérides en g/1.
> CONDUITE À TENIR PRATIQUE
Chez le sujet normal, les concentrations obtenues par potentiométrie directe
sont supérieures d'environ 7 % par rapport à celles obtenues par potentiométrie
indirecte ou par photométrie de flamme.
Or, ce sont ces dernières que les cliniciens ont l'habitude d'utiliser. Cela pose
donc un problème pratique dans la mesure où la différence est trop importante
pour être ignorée et qu'une adaptation des connaissances et des habitudes des
utilisateurs cliniciens à l'usage courant de l'expression en concentration par litre
d'eau plasmatique vraie, n'est pas réalisable à court terme.
stabilité de son potentiel propre. Les électrodes de référence sont le plus souvent
des électrodes au chlorure d'argent ou au calomel.
Les électrodes de sodium sont des électrodes de verre (verres spéciaux à
l'oxyde de lithium et d'aluminium jouant le rôle de membrane). On obtient sur
la membrane des « sites anioniques » tels que seul (ou presque) l'ion sodium va
pouvoir pénétrer et générer un potentiel de membrane qui est proportionnel à la
différence de concentration en ions Na
4 ' des deux côtés de la membrane.
Toute la technologie des appareils électrométriques vise à déterminer cette
différence de potentiel qui est très faible.
Les électrodes de potassium sont toutes basées sur l'emploi de valinomycine
incorporée, soit dans du PVC, soit dans une gomme de silicone. La valinomycine est un peptide cyclique solide, d'origine bactérienne, capable de « séquestrer » les ions K'
1
" et de former avec eux un complexe stable.
> TRAITEMENT DES MESURES — RELATION ENTRE ACTIVITÉ ET CONCENTRATION
Les électrodes sélectives répondent à l'activité des ions. La relation entre
l'activité mesurée par l'électrode sélective sur échantillon non dilué et la
concentration de l'ion considéré peut être exprimée sous forme mathématique.
En fait il suffira de comparer les différences de potentiel obtenues aux
bornes du système, d'une part avec un étalon et d'autre part avec l'échantillon inconnu.
Seule la potentiométrie directe, avec échantillon non dilué, donne accès à la
valeur vraie de l'ion mesure. Si l'on utilise la potentiométrie indirecte (dilution
au 1720
e en général) ou la photométrie de flamme (dilution au 17200
e
), les résultats devront être corrigés en fonction de l'eau plasmatique vraie. Celle-ci représente 93 % du volume plasmatique, les 7 % restant sont dus aux protéines et
lipoprotéines. En présence d'hyperlipoprotéinémies, en particulier à triglycérides ou d'hyperprotéinémies, le pourcentage d'eau plasmatique est modifié et
la correction pourra être apportée par la formule de Waugh :
Eau plasmatique = 99,1 - 0,073 (P) - 0,103 (L)
où (P) représente le taux de la protéinémie en g/1 et (L) le taux de la lipidémie,
apprécié par la somme cholestérol + triglycérides en g/1.
> CONDUITE À TENIR PRATIQUE
Chez le sujet normal, les concentrations obtenues par potentiométrie directe
sont supérieures d'environ 7 % par rapport à celles obtenues par potentiométrie
indirecte ou par photométrie de flamme.
Or, ce sont ces dernières que les cliniciens ont l'habitude d'utiliser. Cela pose
donc un problème pratique dans la mesure où la différence est trop importante
pour être ignorée et qu'une adaptation des connaissances et des habitudes des
utilisateurs cliniciens à l'usage courant de l'expression en concentration par litre
d'eau plasmatique vraie, n'est pas réalisable à court terme.
