108____________________________________Biochimie clinique
CTF = X g de transferrine x 25
2.6. Dosage de la ferritine plasmatique : ferritinémie
Les valeurs de référence sont difficiles à indiquer car variables d'une méthode
à l'autre. De plus la ferritinémie doit être interprétée en fonction de l'âge et du
sexe. L'homme présente une ferritinémie plus élevée que la femme et chez celle
ci les taux moyens de 30 |Jig/l augmentent après la ménopause aux environs de
80 |JLg/l.
En moyenne on peut donner les valeurs de référence suivantes :
Homme : 50 à 350 |Jig/l
Femme : 30 à 120 |JLg/l
2.6.1. Hypoferritinémie
C'est actuellement le meilleur marqueur des carences martiales.
En cas de manque de fer l'hypoferritinémie est le signe le plus précoce, bien
avant l'hyposidérémie ou le retentissement érythropoïétique. C'est aussi un
signe particulièrement sensible car il n'existe pas d'autre pathologie induisant
une hypoferritinémie.
Sous l'influence d'une thérapeutique substitutive, la ferritine plasmatique est
le dernier signe à revenir à la normale. Son dosage est donc nécessaire au
contrôle ultime de la restauration des réserves.
2.6.2. Hyper ferritinémie
Si une surcharge en fer, comme dans l'hémochromatose, augmente la ferritinémie, une augmentation de la ferritine plasmatique peut aussi se voir en dehors
de toute augmentation du fer de l'organisme. C'est le cas :
- au cours des inflammations car la ferritine est une protéine de la réaction
inflammatoire. L'hyperferritinémie ici est due à l'augmentation de la sécrétion
par les macrophages du SRH. Cette hyperferritinémie contraste avec une hyposidérémie due à une rétention du fer dans le SRH ;
- au cours de l'alcoolisme chronique ou l'hyperferritinémie est due l'action
directe de l'alcool sur la synthèse de cette protéine associée au retentissement
hépatique et à une surcharge en fer du foie. L'alcool a de plus un retentissement
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