Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
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numériques d'images satellite, ouvre des possibilités multiples soit par l'utilisation des modèles
globaux existants, par exemple le modèle SWRRB (Arnold et al., 1989) et la méthode du Service
de conservation des sols (US Dept. of Agr., 1985), en améliorant la connaissance des paramètres
d'entrée des modèles, soit par l'utilisation de nouveaux modèles conçus pour le traitement
d'informations spatialisées, par exemple le modèle MODLAC (Girard, 1982) et le modèle
r.water.fea (Vieux et Gauer, 1994).
En zone sahélienne
En zone sahélienne, la pluviométrie moyenne interannuelle varie entre 200 et 600 mm. Cette zone
peut être considérée a priori comme favorable à l'utilisation de la télédétection. On y note en effet
:
Un contexte géographique et climatique caractérisé par :
• une bonne visibilité sur de longues périodes, due à la rareté du couvert nuageux, même en
saison des pluies,
• une végétation peu abondante et dispersée qui limite l'extension des feux de brousse et permet
d'observer la nature des sols.
Un contexte hydrologique marqué par :
• des pluies violentes et de courte durée qui conduisent à la formation de sols nus encroûtés,
générateurs de forts ruissellements,
• un fort ruissellement de surface. « Au Sahel, le ruissellement de surface est prépondérant » a
écrit Jean Rodier (1992).
De la zone sahélienne humide (de 400 à 600 mm) à la zone sahélienne sèche (200 à 400 mm),
le couvert végétal se raréfie et l'organisation pédologique superficielle des sols (croûtes) prend de
plus en plus d'importance dans la détermination de l'aptitude des sols au ruissellement et à
l'infiltration. Dans ce contexte, le lien entre télédétection et hydrologie va donc se faire sur le
constat que les états de surface, et plus particulièrement les organisations superficielles des sols,
sont primordiaux pour la connaissance du ruissellement et la prédétermination des apports à
l'échelle des petits bassins versants.
En zone tropicale sèche
En Afrique de l'Ouest, la zone tropicale sèche est comprise entre les isohyètes interannuelles 600
et 1 000 mm. Moins favorable que la zone sahélienne à l'utilisation de la télédétection, elle
présente néanmoins un certain nombre d'atouts :
Un contexte géographique et climatique caractérisé par :
• une longue période sèche (novembre à mars) avec une bonne visibilité sur cette période, mais
une visibilité plus faible qu'en zone sahélienne au cours de la saison pluvieuse (avril à
octobre),
• une végétation herbacée abondante en saison des pluies qui permet, en saison sèche, le
développement des feux de brousse et leur propagation,
• des pourcentages de terres cultivées très variables d'une région à l'autre, qui peuvent être
localement très importants (de 50 à 60 %).
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numériques d'images satellite, ouvre des possibilités multiples soit par l'utilisation des modèles
globaux existants, par exemple le modèle SWRRB (Arnold et al., 1989) et la méthode du Service
de conservation des sols (US Dept. of Agr., 1985), en améliorant la connaissance des paramètres
d'entrée des modèles, soit par l'utilisation de nouveaux modèles conçus pour le traitement
d'informations spatialisées, par exemple le modèle MODLAC (Girard, 1982) et le modèle
r.water.fea (Vieux et Gauer, 1994).
En zone sahélienne
En zone sahélienne, la pluviométrie moyenne interannuelle varie entre 200 et 600 mm. Cette zone
peut être considérée a priori comme favorable à l'utilisation de la télédétection. On y note en effet
:
Un contexte géographique et climatique caractérisé par :
• une bonne visibilité sur de longues périodes, due à la rareté du couvert nuageux, même en
saison des pluies,
• une végétation peu abondante et dispersée qui limite l'extension des feux de brousse et permet
d'observer la nature des sols.
Un contexte hydrologique marqué par :
• des pluies violentes et de courte durée qui conduisent à la formation de sols nus encroûtés,
générateurs de forts ruissellements,
• un fort ruissellement de surface. « Au Sahel, le ruissellement de surface est prépondérant » a
écrit Jean Rodier (1992).
De la zone sahélienne humide (de 400 à 600 mm) à la zone sahélienne sèche (200 à 400 mm),
le couvert végétal se raréfie et l'organisation pédologique superficielle des sols (croûtes) prend de
plus en plus d'importance dans la détermination de l'aptitude des sols au ruissellement et à
l'infiltration. Dans ce contexte, le lien entre télédétection et hydrologie va donc se faire sur le
constat que les états de surface, et plus particulièrement les organisations superficielles des sols,
sont primordiaux pour la connaissance du ruissellement et la prédétermination des apports à
l'échelle des petits bassins versants.
En zone tropicale sèche
En Afrique de l'Ouest, la zone tropicale sèche est comprise entre les isohyètes interannuelles 600
et 1 000 mm. Moins favorable que la zone sahélienne à l'utilisation de la télédétection, elle
présente néanmoins un certain nombre d'atouts :
Un contexte géographique et climatique caractérisé par :
• une longue période sèche (novembre à mars) avec une bonne visibilité sur cette période, mais
une visibilité plus faible qu'en zone sahélienne au cours de la saison pluvieuse (avril à
octobre),
• une végétation herbacée abondante en saison des pluies qui permet, en saison sèche, le
développement des feux de brousse et leur propagation,
• des pourcentages de terres cultivées très variables d'une région à l'autre, qui peuvent être
localement très importants (de 50 à 60 %).
