Session 1 : Cartographie des états de surface
66
TABLEAU 3
Matrice de confusion des classes de types de sols sur le bassin versant de Manga, Burkina Faso
(CIEH et al., tome 7, 1990).
Pourcentages de pixels bien classés radiométriquement
Thèmes
Composition
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
Effec.
1
Brûlis
97,9
0,1
0,4
0,0
0,0
0,0
0,0
0,0
0,0
0,0
0,0
703
2
Eau
0,5
98,4
0,0
0,0
0,0
0,0
0,0
0,0
0,0
0,0
0,0
382
3
Cult. irri.
0,0
0,0
86,3
0,4
0,4
8,4
0,0
0,0
0,0
1,3
0,0
227
4
Forêt
0,0
0,0
0,0
92,0
0,0
0,0
0,1
0,0
0,0
6,0
2,0
50
5
G
0,0
0,0
0,7
0,7
16,1
10,9
36,5
22,6
2,9
6,6
2,0
137
6
L
0,0
0,0
6,1
0,0
2,4
77,4
3,0
2,4
1,2
6,7
0,6
164
7
SL
0,0
0,0
0,9
0,9
2,4
1,3
67,7
7,5
5,1
5,4
8,6
467
8
GS
0,0
0,0
0,0
0,0
1,6
3,2
4,8
87,1
0,0
1,6
1,6
62
9
BLG
0,0
0,0
0,0
0,0
5,5
1,4
16,4
1,4
53,4
16,4
4,1
73
10
GL
0,0
0,0
6,7
0,0
4,4
4,4
8,9
1,5
6,7
62,2
5,2
135
11
S
0,0
0,0
0,2
0,4
1,0
2,0
26,2
3,5
1,5
8,9
55,4
202
CONCLUSION
Les résultats obtenus sur la validation des trois plans "sols", "végétation" et "occupation du sol"
montrent qu'en zone sahélienne les taux d'erreur sont faibles sur les plans "sols" et "végétation".
Par contre, il peut subsister des confusions gênantes sur certains types de sols, comme les sols
sableux fins éoliens et les sols sableux arénacés de la région d'Oursi, qui n'ont absolument pas les
mêmes aptitudes au ruissellement et à l'infiltration. Sur le bassin versant de la mare d'Oursi,
ceux-ci n'ont pu être séparés que par localisation visuelle des nuages de points dans l'espace des
néocanaux à partir d'une image de fin de saison des pluies.
Lorsque la végétation est abondante, la confusion entre classes de végétation, dont le
recouvrement est supérieur à 40 %, est forte; mais elle ne prête généralement pas à conséquence
pour la reconnaissance des états de surface. En zone tropicale sèche, sur les bassins fortement
cultivés, ce sont les plans "sols" et "occupation du sol" qui présentent les taux d'erreur les plus
faibles. Sur les bassins peu cultivés, le plan "sols" n'est plus utilisable, car le couvert végétal
recouvre totalement les sols et il faut faire appel au relief, moyennant un MNT (modèle
numérique de terrain), pour la reconnaissance des sols.
Afin de cartographier avec une bonne fiabilité les états de surface, il semble nécessaire de
procéder, de manière systématique, à un décodage primaire des images satellite en trois plans :
"sols", "végétation" et "occupation du sol". La fusion de ces trois plans permet généralement
d'établir une carte des états de surface avec une bonne précision. En zone tropicale sèche, lorsque
le couvert végétal est abondant sur le bassin versant, le recours au relief et à la description de
toposéquences pour la cartographie des sols devient indispensable.
La cartographie des états de surface constitue la première étape d'une modélisation spatialisée
des ruissellements à l'échelle d'un bassin versant. La seconde étape consiste à tenir compte de la
variabilité spatiale et temporelle des averses. La troisième étape comprend la prise en compte de
l'évolution temporelle saisonnière des états de surface : développement de la végétation herbacée,
travaux culturaux et encroûtement des sols cultivés, engorgement des sols de bas de pente à
proximité des bas-fonds. La dernière étape consiste à modéliser d'une part le transfert des
ruissellements de l'amont des versants jusqu'aux drains, et d'autre part l'écoulement et les pertes
dans le réseau hydrographique.
Au vu des résultats déjà obtenus, on peut soutenir avec raison qu'une meilleure
compréhension et une meilleure modélisation des processus hydrologiques à l'échelle des bassins
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TABLEAU 3
Matrice de confusion des classes de types de sols sur le bassin versant de Manga, Burkina Faso
(CIEH et al., tome 7, 1990).
Pourcentages de pixels bien classés radiométriquement
Thèmes
Composition
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
Effec.
1
Brûlis
97,9
0,1
0,4
0,0
0,0
0,0
0,0
0,0
0,0
0,0
0,0
703
2
Eau
0,5
98,4
0,0
0,0
0,0
0,0
0,0
0,0
0,0
0,0
0,0
382
3
Cult. irri.
0,0
0,0
86,3
0,4
0,4
8,4
0,0
0,0
0,0
1,3
0,0
227
4
Forêt
0,0
0,0
0,0
92,0
0,0
0,0
0,1
0,0
0,0
6,0
2,0
50
5
G
0,0
0,0
0,7
0,7
16,1
10,9
36,5
22,6
2,9
6,6
2,0
137
6
L
0,0
0,0
6,1
0,0
2,4
77,4
3,0
2,4
1,2
6,7
0,6
164
7
SL
0,0
0,0
0,9
0,9
2,4
1,3
67,7
7,5
5,1
5,4
8,6
467
8
GS
0,0
0,0
0,0
0,0
1,6
3,2
4,8
87,1
0,0
1,6
1,6
62
9
BLG
0,0
0,0
0,0
0,0
5,5
1,4
16,4
1,4
53,4
16,4
4,1
73
10
GL
0,0
0,0
6,7
0,0
4,4
4,4
8,9
1,5
6,7
62,2
5,2
135
11
S
0,0
0,0
0,2
0,4
1,0
2,0
26,2
3,5
1,5
8,9
55,4
202
CONCLUSION
Les résultats obtenus sur la validation des trois plans "sols", "végétation" et "occupation du sol"
montrent qu'en zone sahélienne les taux d'erreur sont faibles sur les plans "sols" et "végétation".
Par contre, il peut subsister des confusions gênantes sur certains types de sols, comme les sols
sableux fins éoliens et les sols sableux arénacés de la région d'Oursi, qui n'ont absolument pas les
mêmes aptitudes au ruissellement et à l'infiltration. Sur le bassin versant de la mare d'Oursi,
ceux-ci n'ont pu être séparés que par localisation visuelle des nuages de points dans l'espace des
néocanaux à partir d'une image de fin de saison des pluies.
Lorsque la végétation est abondante, la confusion entre classes de végétation, dont le
recouvrement est supérieur à 40 %, est forte; mais elle ne prête généralement pas à conséquence
pour la reconnaissance des états de surface. En zone tropicale sèche, sur les bassins fortement
cultivés, ce sont les plans "sols" et "occupation du sol" qui présentent les taux d'erreur les plus
faibles. Sur les bassins peu cultivés, le plan "sols" n'est plus utilisable, car le couvert végétal
recouvre totalement les sols et il faut faire appel au relief, moyennant un MNT (modèle
numérique de terrain), pour la reconnaissance des sols.
Afin de cartographier avec une bonne fiabilité les états de surface, il semble nécessaire de
procéder, de manière systématique, à un décodage primaire des images satellite en trois plans :
"sols", "végétation" et "occupation du sol". La fusion de ces trois plans permet généralement
d'établir une carte des états de surface avec une bonne précision. En zone tropicale sèche, lorsque
le couvert végétal est abondant sur le bassin versant, le recours au relief et à la description de
toposéquences pour la cartographie des sols devient indispensable.
La cartographie des états de surface constitue la première étape d'une modélisation spatialisée
des ruissellements à l'échelle d'un bassin versant. La seconde étape consiste à tenir compte de la
variabilité spatiale et temporelle des averses. La troisième étape comprend la prise en compte de
l'évolution temporelle saisonnière des états de surface : développement de la végétation herbacée,
travaux culturaux et encroûtement des sols cultivés, engorgement des sols de bas de pente à
proximité des bas-fonds. La dernière étape consiste à modéliser d'une part le transfert des
ruissellements de l'amont des versants jusqu'aux drains, et d'autre part l'écoulement et les pertes
dans le réseau hydrographique.
Au vu des résultats déjà obtenus, on peut soutenir avec raison qu'une meilleure
compréhension et une meilleure modélisation des processus hydrologiques à l'échelle des bassins
