Session 1 : Cartographie des états de surface
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du sol) à la composition en types de surfaces élémentaires se fait par utilisation d'une liaison
statistique établie à partir des observations de terrain. Ce faisant, nous partons de l'hypothèse que
les critères secondaires (composition en surfaces types élémentaires) sont corrélés de manière
stable aux critères primaires dans le contexte du bassin versant étudié. Cette hypothèse forte doit
être validée. Au cas où elle ne le serait pas, un autre critère suffisamment discriminant devra être
utilisé, par exemple le relief.
La légende cartographique
Les unités cartographiques sont définies par leurs caractéristiques qui résultent de la synthèse des
observations de terrain (cf. article 1). Ces caractéristiques sont communes à des ensembles de
points, de lignes ou de blocs dans les sections correspondant au mode d’échantillonnage utilisé.
La première phase de traitement des données de terrain, exposée dans l’article 1, consiste à
regrouper les points, les lignes ou des séries de blocs dans les sections, en fonction de critères
correspondant à l'aptitude des sols au ruissellement et à l'infiltration.
La classification des observations de terrain
L'expérience acquise en Afrique de l'Ouest (CIEH et al., 1990) nous permet de retenir l'ordre
hiérarchique suivant :
• en zone sahélienne : le type de sol (1), les sols nus (2) puis la mise en culture (3) et le taux de
couvert herbacé (4),
• en zone soudano-sahélienne : le type de sol (1), le taux de mise en culture (2), les sols nus (3)
et le couvert ligneux (4),
• en zone soudanienne : le type de sol (1), le taux de mise en culture (2) et le couvert ligneux
(3).
La légende
Chaque unité cartographique doit être définie par l’association des trois ou quatre caractéristiques
précédentes et par leur composition moyenne en surfaces élémentaires.
Les tableaux de synthèse des observations (cf. article 1) regroupent déjà, dans des classes
croisant les deux à quatre critères précédents, tous les points, lignes et sections présentant les
mêmes caractères et ce regroupement des observations permet d'établir la composition moyenne
d'une classe en surfaces types élémentaires. Cette composition moyenne équivaut à un diagramme
de répartition. Cependant, pour qu'une classe ainsi définie corresponde à une unité
cartographique, il est indispensable qu’elle puisse être identifiée sur les photographies aériennes
ou sur les compositions colorées de l'image satellitaire.
CARTOGRAPHIE PAR PHOTO-INTERPRÉTATION
La cartographie des états de surface par interprétation des photographies aériennes a été
développée par Valentin sur de nombreux bassins versants d'Afrique de l'Ouest. Il y consacre huit
pages du Catalogue des états de surface (pages 147 à 154). La cartographie des états de surface
par photo-interprétation des images satellitaires a été développée par Lamachère (1987) dans la
région d'Oursi, au Nord du Burkina Faso, en zone sahélienne sèche. Celui-ci a établi
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du sol) à la composition en types de surfaces élémentaires se fait par utilisation d'une liaison
statistique établie à partir des observations de terrain. Ce faisant, nous partons de l'hypothèse que
les critères secondaires (composition en surfaces types élémentaires) sont corrélés de manière
stable aux critères primaires dans le contexte du bassin versant étudié. Cette hypothèse forte doit
être validée. Au cas où elle ne le serait pas, un autre critère suffisamment discriminant devra être
utilisé, par exemple le relief.
La légende cartographique
Les unités cartographiques sont définies par leurs caractéristiques qui résultent de la synthèse des
observations de terrain (cf. article 1). Ces caractéristiques sont communes à des ensembles de
points, de lignes ou de blocs dans les sections correspondant au mode d’échantillonnage utilisé.
La première phase de traitement des données de terrain, exposée dans l’article 1, consiste à
regrouper les points, les lignes ou des séries de blocs dans les sections, en fonction de critères
correspondant à l'aptitude des sols au ruissellement et à l'infiltration.
La classification des observations de terrain
L'expérience acquise en Afrique de l'Ouest (CIEH et al., 1990) nous permet de retenir l'ordre
hiérarchique suivant :
• en zone sahélienne : le type de sol (1), les sols nus (2) puis la mise en culture (3) et le taux de
couvert herbacé (4),
• en zone soudano-sahélienne : le type de sol (1), le taux de mise en culture (2), les sols nus (3)
et le couvert ligneux (4),
• en zone soudanienne : le type de sol (1), le taux de mise en culture (2) et le couvert ligneux
(3).
La légende
Chaque unité cartographique doit être définie par l’association des trois ou quatre caractéristiques
précédentes et par leur composition moyenne en surfaces élémentaires.
Les tableaux de synthèse des observations (cf. article 1) regroupent déjà, dans des classes
croisant les deux à quatre critères précédents, tous les points, lignes et sections présentant les
mêmes caractères et ce regroupement des observations permet d'établir la composition moyenne
d'une classe en surfaces types élémentaires. Cette composition moyenne équivaut à un diagramme
de répartition. Cependant, pour qu'une classe ainsi définie corresponde à une unité
cartographique, il est indispensable qu’elle puisse être identifiée sur les photographies aériennes
ou sur les compositions colorées de l'image satellitaire.
CARTOGRAPHIE PAR PHOTO-INTERPRÉTATION
La cartographie des états de surface par interprétation des photographies aériennes a été
développée par Valentin sur de nombreux bassins versants d'Afrique de l'Ouest. Il y consacre huit
pages du Catalogue des états de surface (pages 147 à 154). La cartographie des états de surface
par photo-interprétation des images satellitaires a été développée par Lamachère (1987) dans la
région d'Oursi, au Nord du Burkina Faso, en zone sahélienne sèche. Celui-ci a établi
