Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
381
TABLEAU 1
Valeurs du Curve Number pour différentes occupations du sol (conditions initiales d’humidité II)
(d’après Ragan et Jackson, 1980)
Land use description
Hydrologic Soil Group
A
B
C
D
Cultivated land:
Without conservation treatment
With conservation treatment
Pasture or range land:
Poor condition
Good condition
Meadow
Good condition
Wood or forest land:
Thin stand, poor cover, no mulch
Good cover
Open spaces, lawns, parks, golf courses, cemeteries, etc.:
Good condition, 75% grass cover
Fair condition, 50-75% grass cover
Commercial and business areas (85% impervious)
Industrial districts (72% impervious)
Residential:
Average lot size
1/8 acre or less (65% impervious)
1/4 acre (38% impervious)
1/3 acre (30% impervious)
1/2 acre (25% impervious)
1 acre (20% impervious)
Paved parking lots, roofs, driveways, etc.
Streets and roads:
Paved with curbs and storm sewers\
Gravel
Dirt
72
62
68
39
30
45
25
39
49
89
81
77
61
57
54
51
98
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76
72
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85
84
98
98
91
89
A : low runoff potential
B : moderate infiltration rate
C : slow infiltration rate
D : high runoff potential
1989). Cela a conduit à définir une typologie des états de surface qui présente l’avantage
d’associer à chaque type d’états de surface une équation empirique issue des mesures de
simulation de pluie, qui exprime la lame d’eau ruisselée en fonction de la pluie et d’un indice
d’humidité antérieure.
La liaison état de surface - capacité d’infiltration d’un sol est ainsi établie (à l’échelle du
simulateur), mais qu’en est-il du lien entre les états de surface et les thèmes identifiables sur les
images, à savoir typiquement l’occupation du sol ? S’il est clair que la mise en culture des sols
favorise la formation de croûtes de battance pratiquement imperméables - néanmoins susceptibles
d’évoluer au fil de la saison selon les pratiques culturales (sarclage) -, les travaux de Puech
(1993) apportent, concernant les zones naturelles, un premier élément de réponse semble-t-il plus
nuancé. Parce que certaines caractéristiques participant à la définition des états de surface sont
franchement inaccessibles par télédétection, comme le nombre de micro-horizons constitutifs d’un
type de croûte ou encore l’activité de la mésofaune, Puech (1993) propose une méthode en deux
étapes où le passage aux états de surface s’opère de façon statistique à partir de l’observation
terrain de leur distribution pour chaque thème identifié au préalable sur les images. Il semble
cependant que la stabilité des liens statistiques ne soit vérifiée qu’assez localement; autrement dit,
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TABLEAU 1
Valeurs du Curve Number pour différentes occupations du sol (conditions initiales d’humidité II)
(d’après Ragan et Jackson, 1980)
Land use description
Hydrologic Soil Group
A
B
C
D
Cultivated land:
Without conservation treatment
With conservation treatment
Pasture or range land:
Poor condition
Good condition
Meadow
Good condition
Wood or forest land:
Thin stand, poor cover, no mulch
Good cover
Open spaces, lawns, parks, golf courses, cemeteries, etc.:
Good condition, 75% grass cover
Fair condition, 50-75% grass cover
Commercial and business areas (85% impervious)
Industrial districts (72% impervious)
Residential:
Average lot size
1/8 acre or less (65% impervious)
1/4 acre (38% impervious)
1/3 acre (30% impervious)
1/2 acre (25% impervious)
1 acre (20% impervious)
Paved parking lots, roofs, driveways, etc.
Streets and roads:
Paved with curbs and storm sewers\
Gravel
Dirt
72
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39
30
45
25
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77
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84
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A : low runoff potential
B : moderate infiltration rate
C : slow infiltration rate
D : high runoff potential
1989). Cela a conduit à définir une typologie des états de surface qui présente l’avantage
d’associer à chaque type d’états de surface une équation empirique issue des mesures de
simulation de pluie, qui exprime la lame d’eau ruisselée en fonction de la pluie et d’un indice
d’humidité antérieure.
La liaison état de surface - capacité d’infiltration d’un sol est ainsi établie (à l’échelle du
simulateur), mais qu’en est-il du lien entre les états de surface et les thèmes identifiables sur les
images, à savoir typiquement l’occupation du sol ? S’il est clair que la mise en culture des sols
favorise la formation de croûtes de battance pratiquement imperméables - néanmoins susceptibles
d’évoluer au fil de la saison selon les pratiques culturales (sarclage) -, les travaux de Puech
(1993) apportent, concernant les zones naturelles, un premier élément de réponse semble-t-il plus
nuancé. Parce que certaines caractéristiques participant à la définition des états de surface sont
franchement inaccessibles par télédétection, comme le nombre de micro-horizons constitutifs d’un
type de croûte ou encore l’activité de la mésofaune, Puech (1993) propose une méthode en deux
étapes où le passage aux états de surface s’opère de façon statistique à partir de l’observation
terrain de leur distribution pour chaque thème identifié au préalable sur les images. Il semble
cependant que la stabilité des liens statistiques ne soit vérifiée qu’assez localement; autrement dit,
