Session 3 : Problèmatique de la modélisation
370
Divers mécanismes ont été
proposés pour tenter d’expliquer ce
ruissellement subsuperficiel rapide
(figure 2) : écoulement latéral ou
hypodermique
(Hursh,
1936),
écoulement dans la macroporosité du
sol (Hursh, 1944; Beven et Germann,
1982) ou encore écoulement par
intumescence
de
la
nappe
(Vaidhianathan et Singh, 1942;
Sklash et Farvolden, 1979).
Le concept de surfaces saturées
contributives d'aire variable (Hewlett,
1961; Hewlett et Hibbert, 1967)
présente l'intérêt de concilier des
apports souterrains par intumescence
de nappe et des apports de surface par
refus d'infiltration lorsque celle-ci
affleure la surface du sol (figure 3).
Le concept d’extension des zones
contributives proposé par Cappus
(1960) s’oppose radicalement à la
vision d’un ruissellement généralisé à
l’ensemble du bassin, même si
l'extension des zones saturées,
variable au fil de la saison comme au
cours de l’averse, n'est en fait pas
limitée au strict voisinage des
ruisseaux. Plus généralement, la
saturation dépend des conditions
hydriques initiales du bassin, et
survient à la surface d’un sol quand
sa transmissivité n'est plus suffisante
au regard des flux amonts
(O'Loughlin, 1981) comme à la
faveur de convergences topographiques, d'une épaisseur de sol
localement réduite, ou encore de
nappes temporaires perchées sur un
horizon moins perméable (figure 4).
Elle s’accompagne ici et là d'une
exfiltration d'eaux plus ou moins
souterraines.
DÉVELOPPEMENT ET PROBLÉMATIQUE DES APPROCHES SPATIALISÉES
Après un bref aperçu des différents types de modèles spatialisés, on soulève le problème d’un
manque de réalisme lorsque des équations physiques sont utilisées avant de questionner la
pertinence d’une calibration globale de ces modèles.
FIGURE 2
Les mécanismes d’écoulement subsuperficiel rapide
370
Divers mécanismes ont été
proposés pour tenter d’expliquer ce
ruissellement subsuperficiel rapide
(figure 2) : écoulement latéral ou
hypodermique
(Hursh,
1936),
écoulement dans la macroporosité du
sol (Hursh, 1944; Beven et Germann,
1982) ou encore écoulement par
intumescence
de
la
nappe
(Vaidhianathan et Singh, 1942;
Sklash et Farvolden, 1979).
Le concept de surfaces saturées
contributives d'aire variable (Hewlett,
1961; Hewlett et Hibbert, 1967)
présente l'intérêt de concilier des
apports souterrains par intumescence
de nappe et des apports de surface par
refus d'infiltration lorsque celle-ci
affleure la surface du sol (figure 3).
Le concept d’extension des zones
contributives proposé par Cappus
(1960) s’oppose radicalement à la
vision d’un ruissellement généralisé à
l’ensemble du bassin, même si
l'extension des zones saturées,
variable au fil de la saison comme au
cours de l’averse, n'est en fait pas
limitée au strict voisinage des
ruisseaux. Plus généralement, la
saturation dépend des conditions
hydriques initiales du bassin, et
survient à la surface d’un sol quand
sa transmissivité n'est plus suffisante
au regard des flux amonts
(O'Loughlin, 1981) comme à la
faveur de convergences topographiques, d'une épaisseur de sol
localement réduite, ou encore de
nappes temporaires perchées sur un
horizon moins perméable (figure 4).
Elle s’accompagne ici et là d'une
exfiltration d'eaux plus ou moins
souterraines.
DÉVELOPPEMENT ET PROBLÉMATIQUE DES APPROCHES SPATIALISÉES
Après un bref aperçu des différents types de modèles spatialisés, on soulève le problème d’un
manque de réalisme lorsque des équations physiques sont utilisées avant de questionner la
pertinence d’une calibration globale de ces modèles.
FIGURE 2
Les mécanismes d’écoulement subsuperficiel rapide
