Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
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Dans cette zone les cultures n'occupent que de 15% à 20% du bassin, sur une zone centrale
de type bas-fond. Les zones extérieures sont des plateaux cuirassés et de longs glacis en pente
régulière rejoignant les bas-fonds. L'analyse que nous avons pu faire de cette zone remet en cause
la pertinence de la simulation de pluie pour toute la zone plateau, et en moindre mesure pour les
glacis. Pour ces plateaux en particulier, l'eau ruisselée est généralement perdue avant d'arriver à
la plaine : le ruissellement global est quasiment nul.
Ainsi, dans cette zone, les hypothèses initiales sont remises en question et toute la chaîne de
détermination s'écroule :
1. les processus élémentaires choisis ne sont plus acceptables;
2. l'échelle pertinente de détermination hydrologique ne peut plus être ni le m² ni le pixel, mais le
plateau tout entier (Q=0) : la maille correcte vis-à-vis du phénomène étudié a changé de taille;
3. la vision ou détermination à partir d'image de télédétection n'a plus d'intérêt au niveau du pixel
mais doit définir plateaux, glacis et bas-fond. C'est uniquement dans la zone de bas-fond que
l'approche pixel retrouve son intérêt.
Les calculs repris en imposant une production nulle sur plateaux et glacis et en ne gardant que la
zone de bas-fond dans les équations fournissent des résultats globaux cohérents.
En conclusion, dans une même région, voire dans un même bassin, les processus peuvent être
différents selon les zones. L'approche, valable dans une partie, peut être mise en défaut dans
l'autre. Ce sont toujours les processus qui dirigeront notre choix final de couplage et
d’hydrologie, et la généralisation est difficile. Pour peu que les processus changent de
physionomie, les autres termes du couplage sont mis en défaut.
CONCLUSION
L'un des écueils de l'utilisation de la télédétection par satellite est de se laisser guider par la
résolution de l'image. Il faut en effet opposer la taille de la vision (résolution de l'image) et la
taille du calcul qui doit être guidée par des considérations physiques sur le phénomène à étudier.
Nous avons développé l'idée que le choix initial de la modélisation doit se fonder sur des
considérations hydrologiques. Une échelle de travail doit être choisie en fonction de processus
cohérents avec cette échelle et avec le contexte. Les données de télédétection doivent s'associer à
ce schéma, sur la base d'une vision pixellaire ou agglomérée.
Un exemple d'application au Sahel montre que d'un bassin à l'autre les choix des processus
peuvent être remis en question et conduire à des erreurs de modélisation. Il en ressort alors des
idées de résolution optimale de modélisation en fonction des processus réels et de l'approche
modélisatrice, à rapprocher de notions similaires en télédétection. Cette résolution peut être
variable d'une zone à l'autre du même bassin versant et conduit, en théorie, à des approches
modélisatrices non homogènes.
BIBLIOGRAPHIE
Beven, K. 1989. Changing ideas in hydrology. The case of physically based models. Journal of
hydrology, 105(1989), pp 157-172.
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Dans cette zone les cultures n'occupent que de 15% à 20% du bassin, sur une zone centrale
de type bas-fond. Les zones extérieures sont des plateaux cuirassés et de longs glacis en pente
régulière rejoignant les bas-fonds. L'analyse que nous avons pu faire de cette zone remet en cause
la pertinence de la simulation de pluie pour toute la zone plateau, et en moindre mesure pour les
glacis. Pour ces plateaux en particulier, l'eau ruisselée est généralement perdue avant d'arriver à
la plaine : le ruissellement global est quasiment nul.
Ainsi, dans cette zone, les hypothèses initiales sont remises en question et toute la chaîne de
détermination s'écroule :
1. les processus élémentaires choisis ne sont plus acceptables;
2. l'échelle pertinente de détermination hydrologique ne peut plus être ni le m² ni le pixel, mais le
plateau tout entier (Q=0) : la maille correcte vis-à-vis du phénomène étudié a changé de taille;
3. la vision ou détermination à partir d'image de télédétection n'a plus d'intérêt au niveau du pixel
mais doit définir plateaux, glacis et bas-fond. C'est uniquement dans la zone de bas-fond que
l'approche pixel retrouve son intérêt.
Les calculs repris en imposant une production nulle sur plateaux et glacis et en ne gardant que la
zone de bas-fond dans les équations fournissent des résultats globaux cohérents.
En conclusion, dans une même région, voire dans un même bassin, les processus peuvent être
différents selon les zones. L'approche, valable dans une partie, peut être mise en défaut dans
l'autre. Ce sont toujours les processus qui dirigeront notre choix final de couplage et
d’hydrologie, et la généralisation est difficile. Pour peu que les processus changent de
physionomie, les autres termes du couplage sont mis en défaut.
CONCLUSION
L'un des écueils de l'utilisation de la télédétection par satellite est de se laisser guider par la
résolution de l'image. Il faut en effet opposer la taille de la vision (résolution de l'image) et la
taille du calcul qui doit être guidée par des considérations physiques sur le phénomène à étudier.
Nous avons développé l'idée que le choix initial de la modélisation doit se fonder sur des
considérations hydrologiques. Une échelle de travail doit être choisie en fonction de processus
cohérents avec cette échelle et avec le contexte. Les données de télédétection doivent s'associer à
ce schéma, sur la base d'une vision pixellaire ou agglomérée.
Un exemple d'application au Sahel montre que d'un bassin à l'autre les choix des processus
peuvent être remis en question et conduire à des erreurs de modélisation. Il en ressort alors des
idées de résolution optimale de modélisation en fonction des processus réels et de l'approche
modélisatrice, à rapprocher de notions similaires en télédétection. Cette résolution peut être
variable d'une zone à l'autre du même bassin versant et conduit, en théorie, à des approches
modélisatrices non homogènes.
BIBLIOGRAPHIE
Beven, K. 1989. Changing ideas in hydrology. The case of physically based models. Journal of
hydrology, 105(1989), pp 157-172.
