Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
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dans un groupe appelé ESE (état de surface élémentaire) à partir de quelques éléments descriptifs
de la surface. A chaque ESE est associée une équation hydrodynamique spécifique (Eq. 1).
On ne peut déterminer directement les ESE sur image, car la grille de décodage contient des
descripteurs non surfaciques, par exemple le nombre de micro-horizons de la couche supérieure
du sol. Aussi avons-nous utilisé une approche statistique : sur les transects, chaque carré de
description (100m*100m) ayant également fait l'objet d'un classement en ESE, on a tiré un lien
statistique avec les données primaires de végétation (V), sol (S), pourcentage de cultures (C).
Cette correspondance permet de transformer les trois plans de base (V,S,C) en un plan unique
donnant les numéros de classes ESE pour chaque pixel. Enfin à chaque numéro de ESE
correspond une équation hydrodynamique (1) qui associe à toute pluie P la valeur de la lame
ruisselée Lr.
La carte résultante représente le "ruissellement local (ou potentiel)".
Résultats et discussion
Cette méthodologie a été appliquée sur plusieurs bassins versants du Sahel (Sénégal et Burkina
Faso). A partir des productions locales est calculée la production globale sur le bassin, valeur qui
peut être comparée aux observations in situ.
Agrégation pour tout le bassin
Le passage du local au global nous ramène à des problèmes d'échelle. Les clefs de l'interprétation
dépendent des processus physiques. Si le ruissellement de surface est généralisé, on a vu que le
rassemblement en rigoles impliquait une additivité des productions. La lame ruisselée globale Lr
est alors calculée au prorata des surfaces. Ainsi chaque partie du bassin contribue
proportionnellement au ruissellement sans tenir compte de sa position dans le bassin. La lame
calculée Lr peut être comparée aux observations in situ (Lrobservée) en utilisant le ratio :
r = Lrobservée / Lr
(4)
où r représente un facteur d'échelle et est proche de 1 si l'additivité est acceptable. En zone
sahélienne, r varie en général entre 0,5 and 1, avec une moyenne proche de 0,80.
Résultats comparés
Les résultats obtenus sur le bassin versant de Thyssé Kaymor au Sénégal sont représentatifs d'un
premier ensemble de comportements. Dans ce groupe, où la zone cultivée représente près de 75%
du bassin, les résultats obtenus sont très cohérents et indiquent une bonne adéquation de la
méthode. On donne à la figure 3 les plans obtenus sur les bassins de Ndiba (16 km²), et de Keur
Samba Diama (76 km²). Les images de base sont des LANDSAT TM de novembre 1990, les
données de terrain ont été relevées à la même saison en 1992. Les rapports observé/calculé sont
respectivement de r=0,47 and r=0,90. Ceci est en accord avec une légère baisse à attendre entre le
chiffre de production locale et la valeur globale. Les hypothèses semblent confirmées, tant sur le
choix hydrologique que sur la représentativité de la taille de travail, le pixel.
Un deuxième ensemble de bassin est plus problématique. Il s'agit des bassins soudaniens de
Ndorola au Burkina Faso. Là, certaines des valeurs de r tombent en dessous de 0,05, ce qui
indique que l'agrégation n'est plus acceptable [5]. La méthode atteint ses limites.
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dans un groupe appelé ESE (état de surface élémentaire) à partir de quelques éléments descriptifs
de la surface. A chaque ESE est associée une équation hydrodynamique spécifique (Eq. 1).
On ne peut déterminer directement les ESE sur image, car la grille de décodage contient des
descripteurs non surfaciques, par exemple le nombre de micro-horizons de la couche supérieure
du sol. Aussi avons-nous utilisé une approche statistique : sur les transects, chaque carré de
description (100m*100m) ayant également fait l'objet d'un classement en ESE, on a tiré un lien
statistique avec les données primaires de végétation (V), sol (S), pourcentage de cultures (C).
Cette correspondance permet de transformer les trois plans de base (V,S,C) en un plan unique
donnant les numéros de classes ESE pour chaque pixel. Enfin à chaque numéro de ESE
correspond une équation hydrodynamique (1) qui associe à toute pluie P la valeur de la lame
ruisselée Lr.
La carte résultante représente le "ruissellement local (ou potentiel)".
Résultats et discussion
Cette méthodologie a été appliquée sur plusieurs bassins versants du Sahel (Sénégal et Burkina
Faso). A partir des productions locales est calculée la production globale sur le bassin, valeur qui
peut être comparée aux observations in situ.
Agrégation pour tout le bassin
Le passage du local au global nous ramène à des problèmes d'échelle. Les clefs de l'interprétation
dépendent des processus physiques. Si le ruissellement de surface est généralisé, on a vu que le
rassemblement en rigoles impliquait une additivité des productions. La lame ruisselée globale Lr
est alors calculée au prorata des surfaces. Ainsi chaque partie du bassin contribue
proportionnellement au ruissellement sans tenir compte de sa position dans le bassin. La lame
calculée Lr peut être comparée aux observations in situ (Lrobservée) en utilisant le ratio :
r = Lrobservée / Lr
(4)
où r représente un facteur d'échelle et est proche de 1 si l'additivité est acceptable. En zone
sahélienne, r varie en général entre 0,5 and 1, avec une moyenne proche de 0,80.
Résultats comparés
Les résultats obtenus sur le bassin versant de Thyssé Kaymor au Sénégal sont représentatifs d'un
premier ensemble de comportements. Dans ce groupe, où la zone cultivée représente près de 75%
du bassin, les résultats obtenus sont très cohérents et indiquent une bonne adéquation de la
méthode. On donne à la figure 3 les plans obtenus sur les bassins de Ndiba (16 km²), et de Keur
Samba Diama (76 km²). Les images de base sont des LANDSAT TM de novembre 1990, les
données de terrain ont été relevées à la même saison en 1992. Les rapports observé/calculé sont
respectivement de r=0,47 and r=0,90. Ceci est en accord avec une légère baisse à attendre entre le
chiffre de production locale et la valeur globale. Les hypothèses semblent confirmées, tant sur le
choix hydrologique que sur la représentativité de la taille de travail, le pixel.
Un deuxième ensemble de bassin est plus problématique. Il s'agit des bassins soudaniens de
Ndorola au Burkina Faso. Là, certaines des valeurs de r tombent en dessous de 0,05, ce qui
indique que l'agrégation n'est plus acceptable [5]. La méthode atteint ses limites.
