Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
317
En première approximation, en supposant à la fois l’absence de déversement et un
remplissage régulier du plan d’eau en mai et septembre la valeur d’apport serait :
Vi= V10 i+1 - V6 i + E(6,10)
où V10 i+1 est le volume au 1er octobre, V6 i le volume au 31 mai précédent, et E(6.10) la somme
des évaporations journalières au cours de la saison des pluies.
APPLICATION
Nous avons appliqué cette méthode aux quatre plans d'eau principaux de la zone d'étude. En un
premier temps nous avons défini les courbes hauteur-surface-volume à partir de trois images de la
saison sèche 1988-89.
Les résultats bruts (dates et surfaces en eau) sont donnés dans le tableau 1. L’ajustement au
modèles (3) et (4) conduit aux paramètres du tableau 2.
L'analyse de sept images du satellite
SPOT recueillies entre 1988 et 1992,
nous a permis ensuite de repérer pour
chacun de ces plans d'eau sa surface à la
date considérée d'où l'on déduit h et V
(profondeur et volume à cette date), puis
les volumes au 1er octobre et au 31 mai
encadrant cette date.
La figure 1 montre l'exploitation de
l'image du 13.11.1990 pour trois plans
d'eau (N°6bis, 6ter et 17).
1. On définit sur l'image les surfaces des plans d'eau, respectivement 149.2, 116.7, et 116.3 ha;
2. Les courbes caractéristiques de ces plans d'eau fournissent alors les hauteurs d'eau (2,97 m,
2,39 m, 2,25 m,) et les volumes (2 003, 1 232 et 1 154 10
3
m
3
) à la date de l'image.
3. L'évaporation utilisée est donnée par la formule de Penman pour l’eau libre (albédo 0.10) avec
les données climatologiques du poste le plus proche : Tillabéry. Une étude préalable (Monier,
1991) a précisé la nécessité d'emploi d'un coefficient correctif égal à 1.18 pour obtenir de
façon cohérente les évaporations sur plans d'eau dans la zone d'étude. Ainsi, entre le 1
er
octobre et le 13 novembre 1990, on estime que le plan d'eau a baissé de 27 cm. D'où l'on
déduit h10, respectivement (3,24, 2,66 et 2,52 m)
4. Il ne reste plus qu'à transformer la cote h10 en volume à la même date soit (2 430, 1 570 et
1 500 10
3
m
3
)
L'exploitation pour définir le volume au 31 mai est semblable. Le tableau 3 montre les divers
résultats pour chaque année étudiée, ce qui permet d’avoir des estimations hydrologiques sur cinq
années successives.
TABLEAU 1
Surfaces estimées sur images SPOT
n° 6bis N° 6ter N° 17
N° 22
29.10.1988
169.8
143.7
146
43.3
04.01.1989
132.2
107.9
111.9
27.3
13.03.1989
113.8
86.4
85.9
13.6
TABLEAU 2
Coefficients des courbes hauteur-surface-volume
n° 6bis N° 6ter N° 17
N° 22
S0 (ha)
40
39
42
28
V0 (10
3 m
3 ) 181
173
187
126
317
En première approximation, en supposant à la fois l’absence de déversement et un
remplissage régulier du plan d’eau en mai et septembre la valeur d’apport serait :
Vi= V10 i+1 - V6 i + E(6,10)
où V10 i+1 est le volume au 1er octobre, V6 i le volume au 31 mai précédent, et E(6.10) la somme
des évaporations journalières au cours de la saison des pluies.
APPLICATION
Nous avons appliqué cette méthode aux quatre plans d'eau principaux de la zone d'étude. En un
premier temps nous avons défini les courbes hauteur-surface-volume à partir de trois images de la
saison sèche 1988-89.
Les résultats bruts (dates et surfaces en eau) sont donnés dans le tableau 1. L’ajustement au
modèles (3) et (4) conduit aux paramètres du tableau 2.
L'analyse de sept images du satellite
SPOT recueillies entre 1988 et 1992,
nous a permis ensuite de repérer pour
chacun de ces plans d'eau sa surface à la
date considérée d'où l'on déduit h et V
(profondeur et volume à cette date), puis
les volumes au 1er octobre et au 31 mai
encadrant cette date.
La figure 1 montre l'exploitation de
l'image du 13.11.1990 pour trois plans
d'eau (N°6bis, 6ter et 17).
1. On définit sur l'image les surfaces des plans d'eau, respectivement 149.2, 116.7, et 116.3 ha;
2. Les courbes caractéristiques de ces plans d'eau fournissent alors les hauteurs d'eau (2,97 m,
2,39 m, 2,25 m,) et les volumes (2 003, 1 232 et 1 154 10
3
m
3
) à la date de l'image.
3. L'évaporation utilisée est donnée par la formule de Penman pour l’eau libre (albédo 0.10) avec
les données climatologiques du poste le plus proche : Tillabéry. Une étude préalable (Monier,
1991) a précisé la nécessité d'emploi d'un coefficient correctif égal à 1.18 pour obtenir de
façon cohérente les évaporations sur plans d'eau dans la zone d'étude. Ainsi, entre le 1
er
octobre et le 13 novembre 1990, on estime que le plan d'eau a baissé de 27 cm. D'où l'on
déduit h10, respectivement (3,24, 2,66 et 2,52 m)
4. Il ne reste plus qu'à transformer la cote h10 en volume à la même date soit (2 430, 1 570 et
1 500 10
3
m
3
)
L'exploitation pour définir le volume au 31 mai est semblable. Le tableau 3 montre les divers
résultats pour chaque année étudiée, ce qui permet d’avoir des estimations hydrologiques sur cinq
années successives.
TABLEAU 1
Surfaces estimées sur images SPOT
n° 6bis N° 6ter N° 17
N° 22
29.10.1988
169.8
143.7
146
43.3
04.01.1989
132.2
107.9
111.9
27.3
13.03.1989
113.8
86.4
85.9
13.6
TABLEAU 2
Coefficients des courbes hauteur-surface-volume
n° 6bis N° 6ter N° 17
N° 22
S0 (ha)
40
39
42
28
V0 (10
3 m
3 ) 181
173
187
126
