Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
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Pour atteindre ces objectifs, les sites d'étude doivent satisfaire aux conditions suivantes :
• le nombre de bassins jaugés doit être suffisant pour que puisse être mise en oeuvre
l'optimisation ;
• les mécanismes régissant la relation pluie/débit de ces bassins doivent être suffisamment
connus pour permettre la validation des résultats obtenus ;
• des sites complémentaires doivent exister à proximité afin de tester la transposition des
résultats obtenus.
Nous avons donc choisi de travailler sur des bassins versants présentant des conditions
différentes de celles du bassin du Réal Collobrier, tant du point de vue climatique (Sahel), que des
mécanismes hydrologiques (ruissellement de surface prépondérant). Les sites retenus (mare
d’Oursi et bassins de Gagara) sont des bassins expérimentaux de l’ORSTOM situés au Burkina
Faso, sur lesquels nous disposons d'informations et de connaissances hydrologiques
considérables.
Notre démarche sera donc la suivante ;
• analyse du contexte hydrologique à partir des travaux réalisés par l’ORSTOM, puis choix
d’un couple « objet visuel / objet hydrologique » ;
• partage de l’espace à partir de données de télédétection ;
• sur la mare d’Oursi, mise en oeuvre de la méthode à différents pas de temps;
• analyse des résultats obtenus par confrontation aux études de terrain réalisées par
l’ORSTOM;
• réflexion sur l’apport de la méthode pour une meilleure connaissance des processus;
• sur les bassins de Gagara, application des résultats obtenus sur Oursi. Réflexion sur les
possibilités de régionalisation de la méthode.
PRÉSENTATION DES SITES D’ÉTUDE ET CHOIX RÉALISÉS
L’analyse est entreprise sur deux ensembles de bassins versants du Burkina Faso : le site de la
mare d’Oursi (bassin endoréique de 263 km²) et le site de Gagara (deux bassins de 24.3 et 35
km²).
Ces deux sites appartiennent au même contexte géologique, de type plutonique (Seguis, 1986)
et climatique (zone sahélienne de pluviométrie 400 mm concentrée de juin à septembre). Nous ne
présenterons ici que le site de la mare d’Oursi (figure 4).
Le bassin versant de la mare d'Oursi est fermé par un cordon dunaire orienté d’Est en Ouest,
typique des paysages sahéliens de la boucle du Niger. La géologie du bassin est dominée par une
altération généralisée plus ou moins développée. Il est composé de sept bassins versants (de 0.8 à
105 km²) suivis par l’ORSTOM de 1976 à 1981 (figure 5 et tableau 1). Il regroupe sur une
surface réduite un grand nombre de situations géomorphologiques caractéristiques du Sahel
africain (Claude et al., 1991).
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Pour atteindre ces objectifs, les sites d'étude doivent satisfaire aux conditions suivantes :
• le nombre de bassins jaugés doit être suffisant pour que puisse être mise en oeuvre
l'optimisation ;
• les mécanismes régissant la relation pluie/débit de ces bassins doivent être suffisamment
connus pour permettre la validation des résultats obtenus ;
• des sites complémentaires doivent exister à proximité afin de tester la transposition des
résultats obtenus.
Nous avons donc choisi de travailler sur des bassins versants présentant des conditions
différentes de celles du bassin du Réal Collobrier, tant du point de vue climatique (Sahel), que des
mécanismes hydrologiques (ruissellement de surface prépondérant). Les sites retenus (mare
d’Oursi et bassins de Gagara) sont des bassins expérimentaux de l’ORSTOM situés au Burkina
Faso, sur lesquels nous disposons d'informations et de connaissances hydrologiques
considérables.
Notre démarche sera donc la suivante ;
• analyse du contexte hydrologique à partir des travaux réalisés par l’ORSTOM, puis choix
d’un couple « objet visuel / objet hydrologique » ;
• partage de l’espace à partir de données de télédétection ;
• sur la mare d’Oursi, mise en oeuvre de la méthode à différents pas de temps;
• analyse des résultats obtenus par confrontation aux études de terrain réalisées par
l’ORSTOM;
• réflexion sur l’apport de la méthode pour une meilleure connaissance des processus;
• sur les bassins de Gagara, application des résultats obtenus sur Oursi. Réflexion sur les
possibilités de régionalisation de la méthode.
PRÉSENTATION DES SITES D’ÉTUDE ET CHOIX RÉALISÉS
L’analyse est entreprise sur deux ensembles de bassins versants du Burkina Faso : le site de la
mare d’Oursi (bassin endoréique de 263 km²) et le site de Gagara (deux bassins de 24.3 et 35
km²).
Ces deux sites appartiennent au même contexte géologique, de type plutonique (Seguis, 1986)
et climatique (zone sahélienne de pluviométrie 400 mm concentrée de juin à septembre). Nous ne
présenterons ici que le site de la mare d’Oursi (figure 4).
Le bassin versant de la mare d'Oursi est fermé par un cordon dunaire orienté d’Est en Ouest,
typique des paysages sahéliens de la boucle du Niger. La géologie du bassin est dominée par une
altération généralisée plus ou moins développée. Il est composé de sept bassins versants (de 0.8 à
105 km²) suivis par l’ORSTOM de 1976 à 1981 (figure 5 et tableau 1). Il regroupe sur une
surface réduite un grand nombre de situations géomorphologiques caractéristiques du Sahel
africain (Claude et al., 1991).
