Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
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même pour les indices de Beven et le réseau hydrographique, nous avons trouvé judicieux de ne
superposer que les cartes de pentes et des indices de Beven. Ceci nous a conduit à 13 types
d'unités homogènes (figure 6) auxquelles il faudrait superposer les cartes du couvert végétal et du
sol. En superposant seulement les quatre classes du couvert végétal à ces 13 zones, on aura
environ 52 types de zones, qui seraient non seulement difficiles à gérer mais auraient des surfaces
assimilables à un maillage.
Nous commencerons par la modélisation bien que l'objet de notre étude soit plutôt de trouver
les éléments nécessaires à une modélisation : c'est-à-dire une bonne discrétisation spatiale
permettant de définir des zones homogènes et d’avoir une idée plus claire de la fonction de
production d'une unité homogène et de la fonction de transfert d'une maille à l'autre. Toutefois,
nous avons un peu réfléchi sur le problème de la modélisation, en particulier de la modélisation à
discrétisation spatiale. Ainsi Zioud a été divisé en des mailles de 200 m de côté qui, superposées
aux cartes de pentes, des courbes de niveau et du réseau hydrographique, nous a aidés à
déterminer les sens d'écoulement par maille (figure 7). Ceci servira au modélisateur lors de la
détermination de la fonction de transfert. Pour les mailles hétérogènes, nous suggérons qu'elles
soient divisées en mailles homogènes. Plusieurs auteurs ont essayé de montrer l'importance de la
discrétisation spatiale dans le problème de la modélisation distribuée (figure 7).
Kirkby (1976) a montré l'importance de la topologie du réseau hydrographique sur
l'écoulement de surface. La description géomorphologique, où le bassin versant est représenté par
un ensemble de cascades et de réservoirs, aidera le modélisateur dans sa fonction de transfert.
D'après Laglaine et al. (1993), deux modèles ont été proposés ayant comme élément commun
la prise en compte de la description géomorphologique du bassin versant. Ce sont les modèles
WASHS ® Watershed Simulation Model ¯ utilisant l'hydrogramme unitaire géomorphologique
(GUH) et le modèle de cascades géomorphologique non linéaire GNC. Les deux sont adaptés à la
modélisation de crues extrêmes sur de petit bassins versants et la description géomorphologique
du bassin versant permet de déterminer l'apport relatif des différentes unités homogènes.
CONCLUSION
L'hydrologue travaille un peu à la manière du biologiste qui chaque fois qu'il souhaite affiner ses
recherches augmente le grossissement de son microscope ". Cette phrase de J-F Nouvelot tirée de
son ouvrage "Guide des pratiques hydrologiques sur les petits bassins versant ruraux en Afrique
tropicale et equatoriale" doit être notre leitmotiv, conscients comme nous le sommes de l'impact
que peut avoir l’erreur d'un millimètre sur les résultats d'un MNT obtenu par numérisation d'une
carte topographique à grande échelle. Pour ce faire, la réussite du calcul des modèles numériques
de terrain à partir d'une carte topographique à grande échelle établie par la méthode
d'assemblage des feuilles doit être considérée comme le premier acquis de nos travaux. Cette
expérience est capitale car, à notre connaissance, elle n'aurait jamais été réalisée. Il est vrai que
des utilitaires d’assemblage de feuilles existent dans la chaîne DEMIURGE, mais la démarche à
suivre pour faire l’assemblage a été abordée dans ce travail.
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