Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
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la géomorphologie du bassin versant peut être envisagée. Plusieurs modèles de simulation de
ruissellement couplés à la description géomorphologique du bassin versant ont été développés et
adaptés, tel le modèle WASHS mis au point par Singh (1989).
Les interpolations (en général le calcul ne se fait pas en extrapolation) engendrées par le
calcul des modèles numériques de terrain conduisent souvent à des limites de bassin versant
différentes de la réalité (problème de géocode ouvert) (Derouiche, 1994), ce qui est à la base de
modèles peu plausibles. C'est donc pour remédier à ces erreurs et pour effectuer la numérisation
que nous sommes partis d'un fond topographique au 1/10 000 du bassin versant de l'oued El
Hissiane au coeur duquel se trouve le bassin versant de l'oued Ez-Zioud. Cette stratégie nous
permettra de cerner les contours réels du bassin versant de l'oued Ez-Zioud qui seront par la suite
extraits de l'ensemble pour le reste des opérations.
Au cours de l'assemblage et du calcul des MNT, plusieurs problèmes dont la liste est
exhaustive ont été rencontrés. Certes, il serait intéressant de détailler les solutions qui ont été
apportées à ces problèmes d’autant plus que l'assemblage n'a pratiquement jamais été réalisé.
Mais ce sont des problèmes purement cartographiques et informatiques.
Après la réussite de l'assemblage avec DEMIURGE, un résultat très intéressant pour
l’objectif de notre travail, et la résolution des problèmes posés par les calculs des MNT (Onibon,
1995), nous avons, en un premier temps, calculé les MNT des quatre feuilles prises séparément,
et par la suite celui de la feuille assemblée, c'est-à-dire du bassin versant de l'oued El Hissiane.
ETUDE DU BASSIN VERSANT DE L'OUED EZ-ZIOUD À PARTIR DU MNT CALCULÉ
Avant de se lancer dans cette étude, il a fallu d'abord extraire le bassin versant de l'oued Ez-Zioud
de celui de l'oued El Hissiane. Pour ce faire, nous avons commencé par diviser le bassin d'El
Hissiane en sous-bassins et mis en évidence l'ossature principale de Zioud qui occupe, à son
extrémité Sud-Est, une partie d'El Hissiane ne lui appartenant pas. Pour essayer de comprendre
cette anomalie, nous avons cherché à calculer les surfaces drainées au niveau du bassin versant
d'El Hissiane. La carte des surfaces drainées a fait apparaître un lien étroit entre les thalwegs
principaux des deux bassins. En outre, si on analyse la partie Sud-Ouest de cette carte, on trouve
une autre anomalie sur le réseau d'écoulement de l'oued El Dhiar qui forme, avec l'oued Ez-Zioud,
l'oued El Hissiane. Cela est dû au fait que les courbes de niveau qui matérialisent le thalweg
principal de cet oued ne se forment pas sur la carte numérisée, si bien qu'au cours du calcul des
MNT elles ont pris des directions non seulement éloignées de la réalité, mais aussi peu logiques.
C'est l'une des erreurs qu'on a voulu éviter avec Zioud en partant d'Hissiane.
Pour cerner les vrais contours de Zioud nous avons procédé à des corrections interactives sur
des mailles carrées de 12,5 m de côté (pas du MNT), et ce contrairement à la logique de
l'écoulement suivant les courbes de niveau. Après la réussite de l'extraction, nous avons
commencé l'étude géomorphométrique de Zioud. La carte des altitudes obtenue (figure 3) présente
Zioud comme une plate-forme dont les altitudes divisées en six classes (tableau 2) varient sans
ressaut ni cassure de 775 m à 1 200 m. Nous avons poursuivi l'étude géomorphométrique en
calculant les pentes (figure 4) qui ont été regroupées en cinq classes avec une forte
représentativité des classes 0 - 5% et 5 - 15% (tableau 3).
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la géomorphologie du bassin versant peut être envisagée. Plusieurs modèles de simulation de
ruissellement couplés à la description géomorphologique du bassin versant ont été développés et
adaptés, tel le modèle WASHS mis au point par Singh (1989).
Les interpolations (en général le calcul ne se fait pas en extrapolation) engendrées par le
calcul des modèles numériques de terrain conduisent souvent à des limites de bassin versant
différentes de la réalité (problème de géocode ouvert) (Derouiche, 1994), ce qui est à la base de
modèles peu plausibles. C'est donc pour remédier à ces erreurs et pour effectuer la numérisation
que nous sommes partis d'un fond topographique au 1/10 000 du bassin versant de l'oued El
Hissiane au coeur duquel se trouve le bassin versant de l'oued Ez-Zioud. Cette stratégie nous
permettra de cerner les contours réels du bassin versant de l'oued Ez-Zioud qui seront par la suite
extraits de l'ensemble pour le reste des opérations.
Au cours de l'assemblage et du calcul des MNT, plusieurs problèmes dont la liste est
exhaustive ont été rencontrés. Certes, il serait intéressant de détailler les solutions qui ont été
apportées à ces problèmes d’autant plus que l'assemblage n'a pratiquement jamais été réalisé.
Mais ce sont des problèmes purement cartographiques et informatiques.
Après la réussite de l'assemblage avec DEMIURGE, un résultat très intéressant pour
l’objectif de notre travail, et la résolution des problèmes posés par les calculs des MNT (Onibon,
1995), nous avons, en un premier temps, calculé les MNT des quatre feuilles prises séparément,
et par la suite celui de la feuille assemblée, c'est-à-dire du bassin versant de l'oued El Hissiane.
ETUDE DU BASSIN VERSANT DE L'OUED EZ-ZIOUD À PARTIR DU MNT CALCULÉ
Avant de se lancer dans cette étude, il a fallu d'abord extraire le bassin versant de l'oued Ez-Zioud
de celui de l'oued El Hissiane. Pour ce faire, nous avons commencé par diviser le bassin d'El
Hissiane en sous-bassins et mis en évidence l'ossature principale de Zioud qui occupe, à son
extrémité Sud-Est, une partie d'El Hissiane ne lui appartenant pas. Pour essayer de comprendre
cette anomalie, nous avons cherché à calculer les surfaces drainées au niveau du bassin versant
d'El Hissiane. La carte des surfaces drainées a fait apparaître un lien étroit entre les thalwegs
principaux des deux bassins. En outre, si on analyse la partie Sud-Ouest de cette carte, on trouve
une autre anomalie sur le réseau d'écoulement de l'oued El Dhiar qui forme, avec l'oued Ez-Zioud,
l'oued El Hissiane. Cela est dû au fait que les courbes de niveau qui matérialisent le thalweg
principal de cet oued ne se forment pas sur la carte numérisée, si bien qu'au cours du calcul des
MNT elles ont pris des directions non seulement éloignées de la réalité, mais aussi peu logiques.
C'est l'une des erreurs qu'on a voulu éviter avec Zioud en partant d'Hissiane.
Pour cerner les vrais contours de Zioud nous avons procédé à des corrections interactives sur
des mailles carrées de 12,5 m de côté (pas du MNT), et ce contrairement à la logique de
l'écoulement suivant les courbes de niveau. Après la réussite de l'extraction, nous avons
commencé l'étude géomorphométrique de Zioud. La carte des altitudes obtenue (figure 3) présente
Zioud comme une plate-forme dont les altitudes divisées en six classes (tableau 2) varient sans
ressaut ni cassure de 775 m à 1 200 m. Nous avons poursuivi l'étude géomorphométrique en
calculant les pentes (figure 4) qui ont été regroupées en cinq classes avec une forte
représentativité des classes 0 - 5% et 5 - 15% (tableau 3).
