Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
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An-Njila. Ces terres sont irriguées à partir de puits de surface possédés par les métayers ou les
locataires à 3 ou 4 km plus en amont, étant donné que la qualité chimique de l'eau disponible
localement sur les exploitations en aval est de moindre qualité (eau plus salée). L'eau est conduite
du puits amont vers les parcelles par des tubes PVC de 7 cm de diamètre. Ceci entraîne un
surcoût très important pour les irrigants.
CONCLUSION
L'exploitation des nappes phréatiques des plaines de Sidi Bouzid et d'Al Hichria répond beaucoup
plus aux critères économiques (satisfaire la demande régionale et extra-régionale en produits
maraîchers) qu'aux paramètres écologiques de préservation et de gestion des ressources offertes
par le milieu naturel. Pour que cette région continue à être un des principaux pourvoyeurs du
pays en produits maraîchers et que les irrigants améliorent leurs conditions de vie, les cultures
irriguées doivent encore s’y développer afin de relever le double défi de l'emploi dans les
campagnes et de la sécurité alimentaire. Pour cela, l'aménagement hydraulique par la réalisation
d’ouvrages de dérivation du cours des oueds tient compte à la fois des impératifs de sauvegarde
des ressources en eaux souterraines et de réhabilitation des aires dégradées. Pour réaliser ces
ouvrages et évaluer leur impact, la télédétection constitue un outil particulièrement efficace,
surtout si elle peut être utilisée après les périodes de fortes crues. Cependant l'aménagement ne
peut garantir le développement durable des populations rurales que s'il tient compte de tout un
système dans lequel s'imbriquent les facteurs physiques, socio-économiques et politiques.
Remerciements
Les auteurs remercient le Centre National de Télédétection de Tunis et le SERTIT de Strasbourg pour
l'aide apportée dans le traitement des scènes SPOT.
BIBLIOGRAPHIE
Abdelwahab, H.H. 1954. Les steppes tunisiennes (région de Gammouda) pendant le moyen-âge. In
Cahiers de Tunisie n°5. 16 p.
Attia, H. 1977. Les hautes steppes tunisiennes. De la société pastorale à la société paysanne. Thèse
d’Etat. 700 p.
Daoud, A. 1987. L’hydraulique dans la plaine de Sidi Bouzid. Faculté des Lettres et Sciences humaines
de Sfax, Département de Géographie, Tunisie.
Daoud, A. 1995. Les périmètres publics irrigués de la région de Sidi Bouzid (hautes steppes
tunisiennes). Politiques de l’Etat et stratégies paysannes. Colloque de l’Institut de recherche sur le
Maghreb contemporain (IRMC).
Daoud, A. et Trautmann, J. 1994. Les aménagements hydrauliques en milieu semi-aride. Exemple de
la plaine de Sidi Bouzid (hautes steppes tunisiennes). In Développement et environnement au
Maghreb. Colloque de la Faculté des lettres de Sfax, avril 1994.
Gassara, A. 1980. Contribution à l’étude hydrogéologique du bassin de Horchane-Braga (Sidi Bouzid).
Thèse de Doctorat de 3
ème cycle. Université Pierre et Marie Curie, Paris.
Koschel, R. et Zarrouk, M. 1976. Etude hydrologique préliminaire de la nappe phréatique de Sidi
Bouzid. Ministère de l’Agriculture, Direction des ressources en eau.
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An-Njila. Ces terres sont irriguées à partir de puits de surface possédés par les métayers ou les
locataires à 3 ou 4 km plus en amont, étant donné que la qualité chimique de l'eau disponible
localement sur les exploitations en aval est de moindre qualité (eau plus salée). L'eau est conduite
du puits amont vers les parcelles par des tubes PVC de 7 cm de diamètre. Ceci entraîne un
surcoût très important pour les irrigants.
CONCLUSION
L'exploitation des nappes phréatiques des plaines de Sidi Bouzid et d'Al Hichria répond beaucoup
plus aux critères économiques (satisfaire la demande régionale et extra-régionale en produits
maraîchers) qu'aux paramètres écologiques de préservation et de gestion des ressources offertes
par le milieu naturel. Pour que cette région continue à être un des principaux pourvoyeurs du
pays en produits maraîchers et que les irrigants améliorent leurs conditions de vie, les cultures
irriguées doivent encore s’y développer afin de relever le double défi de l'emploi dans les
campagnes et de la sécurité alimentaire. Pour cela, l'aménagement hydraulique par la réalisation
d’ouvrages de dérivation du cours des oueds tient compte à la fois des impératifs de sauvegarde
des ressources en eaux souterraines et de réhabilitation des aires dégradées. Pour réaliser ces
ouvrages et évaluer leur impact, la télédétection constitue un outil particulièrement efficace,
surtout si elle peut être utilisée après les périodes de fortes crues. Cependant l'aménagement ne
peut garantir le développement durable des populations rurales que s'il tient compte de tout un
système dans lequel s'imbriquent les facteurs physiques, socio-économiques et politiques.
Remerciements
Les auteurs remercient le Centre National de Télédétection de Tunis et le SERTIT de Strasbourg pour
l'aide apportée dans le traitement des scènes SPOT.
BIBLIOGRAPHIE
Abdelwahab, H.H. 1954. Les steppes tunisiennes (région de Gammouda) pendant le moyen-âge. In
Cahiers de Tunisie n°5. 16 p.
Attia, H. 1977. Les hautes steppes tunisiennes. De la société pastorale à la société paysanne. Thèse
d’Etat. 700 p.
Daoud, A. 1987. L’hydraulique dans la plaine de Sidi Bouzid. Faculté des Lettres et Sciences humaines
de Sfax, Département de Géographie, Tunisie.
Daoud, A. 1995. Les périmètres publics irrigués de la région de Sidi Bouzid (hautes steppes
tunisiennes). Politiques de l’Etat et stratégies paysannes. Colloque de l’Institut de recherche sur le
Maghreb contemporain (IRMC).
Daoud, A. et Trautmann, J. 1994. Les aménagements hydrauliques en milieu semi-aride. Exemple de
la plaine de Sidi Bouzid (hautes steppes tunisiennes). In Développement et environnement au
Maghreb. Colloque de la Faculté des lettres de Sfax, avril 1994.
Gassara, A. 1980. Contribution à l’étude hydrogéologique du bassin de Horchane-Braga (Sidi Bouzid).
Thèse de Doctorat de 3
ème cycle. Université Pierre et Marie Curie, Paris.
Koschel, R. et Zarrouk, M. 1976. Etude hydrologique préliminaire de la nappe phréatique de Sidi
Bouzid. Ministère de l’Agriculture, Direction des ressources en eau.
