Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
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Nous avons donc opté, sur le petit bassin de Samniwéogo, pour une cartographie des zones
cultivées à partir d'agrandissements de photographies aériennes en effectuant de nombreux levés
de terrain, ce qui nous a permis de caractériser cas par cas le type de culture et l’état de surface
du sol.
L'association de la carte issue du traitement numérique de l'image satellitaire et de la carte des
zones cultivées pour l'année 1987 permet de dresser une carte des états de surface du bassin
versant de Samniwéogo utilisable pour une modélisation hydrologique. Cette carte est présentée à
la figure 2.
CONCLUSION
A partir d'une description très précise de la surface du sol sur un nombre limité de sites ponctuels
(75 sur le bassin de Samniwéogo), il est possible, après codification des descriptions, de réaliser
une typologie fondée sur une méthode statistique de tri définissant un nombre restreint de surfaces
de référence, qui peuvent être caractérisées dans leur comportement hydrologique en introduisant
dans les descriptions la nomenclature des surfaces élémentaires proposée en zone sahélienne par
Casenave et Valentin (1989).
En zone sahélienne, le traitement numérique d'une image SPOT et l'analyse des
correspondances entre les classes radiométriques, issues du traitement des images, et les surfaces
de référence, issues du traitement statistique des observations au sol, montrent une adéquation
intéressante entre les deux types de classification. Certaines confusions sont néanmoins
inévitables et il faudrait faire appel au traitement multidate des images satellite pour les réduire
ou les éliminer.
De même, il n'a pas été possible de cartographier directement les zones cultivées sur l'image
SPOT du 22 juin 1987 ou sur les photographies aériennes. Seuls les levés de terrain ont permis
de résoudre ce problème délicat. En zone sahélienne, les zones cultivées ne semblent pas
identifiables en début de saison des pluies, car la végétation herbacée commence à peine à se
développer sur les jachères (Serpantié et al. 1989) et les activités culturales ne modifient pas la
réflectance des sols sableux. L'identification des surfaces cultivées et l'analyse de l'accroissement
du couvert végétal sont envisageables sur des images satellite prises entre le début du mois d'août
et la mi-octobre.
BIBLIOGRAPHIE
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