Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
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Réseau de linéaments
La carte du relevé détaillé des linéaments comporte près de 16 000 segments assimilables à des
fractures. Les linéaments ont été identifiés sur les images TM décrites plus haut, en exploitant les
possibilités du SIHRS, qui permet d’afficher les compositions colorées et d’éditer les fichiers
vectoriels. Une carte présentant les linéaments d’importance régionale, associés aux accidents
majeurs dans le socle, a été préparée à l’aide de la combinaison TM6+TM7. Les mégafractures
d’importance régionale apparaissent comme de grandes failles ou des couloirs de cisaillement
dans les quatre directions tectoniques principales d’Afrique (figure 4). La direction N170-190°
correspond au grand couloir de cisaillement de Séguéla (N180°), Yérétyélé (N195°) et
Karamokola (N170°). Dans la direction N80-100°, les accidents Est-Ouest sont plus discrets. Ils
s’expriment par les failles Kondogo-Ouakro (N90°), Souasso-Forotoutou (N90°) et KénégbéBayani (N80°). La direction N30-60° est celle la plus pourvue d’accidents majeurs. On y
distingue les couloirs de cisaillement de Morondo (N35°), Gbominasso (N50°), Kani (N40°) et
Bobi (N73°) ; et les failles de Djibrosso (N40°), Douala (N60°) et Nandala (N55°). Enfin la
direction N120-160° caractérise les couloirs de Dianra (N123°) et de Mankono (N120°) et les
accidents de Gbokolo (N140°) et de Sarhala (N120°).
D’une façon générale, ces accidents s’intègrent parfaitement à la tectonique cassante de la
Côte d’Ivoire. Les couloirs de cisaillement correspondent à des directions majeures dans le socle
africain, si bien que les traces de certains, comme le couloir de Séguéla, sont visibles sur plus de
1 500 km, de l’océan au Sud jusqu’au Mali dans la région de Sikasso et même plus au Nord
jusqu’au Burkina Faso. Des tremblements de terre périodiques, d’importance mineure (magnitude
inférieure à 3), liés à ces accidents sont souvent enregistrés en Côte d’Ivoire et en Afrique de
l’Ouest. Le séisme de Gaoual en Guinée, de magnitude beaucoup plus forte (6,4), survenu en
décembre 1983, a été largement ressenti dans tout le golfe de Guinée. Son foyer sismique est situé
sur un faisceau d’accidents NO-SE qui se prolonge en Côte d’Ivoire par le couloir de cisaillement
de Dianra-Niakaramadougou qui traverse l’extrémité Nord du bassin de la haute Marahoué.
Dans le secteur d’étude, tous les bras des cours d’eau (figure 4) coulent dans une fracture
affectant le granite, ce qui donne une assez bonne similitude entre le réseau hydrographique et le
réseau de linéaments issu du traitement des images satellitaires. Ces résultats sont conformes aux
observations effectuées en d’autres lieux en Côte d’Ivoire et de manière plus générale en Afrique
de l’Ouest. En effet, les principaux fleuves s’installent le plus souvent dans les grandes fractures
du socle précambrien.
Perméabilités induites par les fractures et couloirs souterrains d’écoulement
Les variations des valeurs des perméabilités induites maximales sont présentées à la figure 5. Un
axe principal à fortes valeurs de perméabilité, d’orientation Nord-Sud, et quatre axes secondaires
associés sont identifiables sur cette figure. L’axe principal débute à la pointe Nord-Est du bassin,
dans le cercle de Kanyéné (D15) qui présente la valeur de perméabilité la plus forte (K1 = 0,87
m/s). Il passe ensuite par les cercles de Filamana (C14), Sétoumo (C11), F9, F8, G7, G6 et E5,
Kouroufla (F4), Touhoulé (F3) et G3 à l’exutoire. La seconde valeur de forte perméabilité est
enregistrée dans le cercle F3 à Tonhoulé (K1 = 0,82 m/s).
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Réseau de linéaments
La carte du relevé détaillé des linéaments comporte près de 16 000 segments assimilables à des
fractures. Les linéaments ont été identifiés sur les images TM décrites plus haut, en exploitant les
possibilités du SIHRS, qui permet d’afficher les compositions colorées et d’éditer les fichiers
vectoriels. Une carte présentant les linéaments d’importance régionale, associés aux accidents
majeurs dans le socle, a été préparée à l’aide de la combinaison TM6+TM7. Les mégafractures
d’importance régionale apparaissent comme de grandes failles ou des couloirs de cisaillement
dans les quatre directions tectoniques principales d’Afrique (figure 4). La direction N170-190°
correspond au grand couloir de cisaillement de Séguéla (N180°), Yérétyélé (N195°) et
Karamokola (N170°). Dans la direction N80-100°, les accidents Est-Ouest sont plus discrets. Ils
s’expriment par les failles Kondogo-Ouakro (N90°), Souasso-Forotoutou (N90°) et KénégbéBayani (N80°). La direction N30-60° est celle la plus pourvue d’accidents majeurs. On y
distingue les couloirs de cisaillement de Morondo (N35°), Gbominasso (N50°), Kani (N40°) et
Bobi (N73°) ; et les failles de Djibrosso (N40°), Douala (N60°) et Nandala (N55°). Enfin la
direction N120-160° caractérise les couloirs de Dianra (N123°) et de Mankono (N120°) et les
accidents de Gbokolo (N140°) et de Sarhala (N120°).
D’une façon générale, ces accidents s’intègrent parfaitement à la tectonique cassante de la
Côte d’Ivoire. Les couloirs de cisaillement correspondent à des directions majeures dans le socle
africain, si bien que les traces de certains, comme le couloir de Séguéla, sont visibles sur plus de
1 500 km, de l’océan au Sud jusqu’au Mali dans la région de Sikasso et même plus au Nord
jusqu’au Burkina Faso. Des tremblements de terre périodiques, d’importance mineure (magnitude
inférieure à 3), liés à ces accidents sont souvent enregistrés en Côte d’Ivoire et en Afrique de
l’Ouest. Le séisme de Gaoual en Guinée, de magnitude beaucoup plus forte (6,4), survenu en
décembre 1983, a été largement ressenti dans tout le golfe de Guinée. Son foyer sismique est situé
sur un faisceau d’accidents NO-SE qui se prolonge en Côte d’Ivoire par le couloir de cisaillement
de Dianra-Niakaramadougou qui traverse l’extrémité Nord du bassin de la haute Marahoué.
Dans le secteur d’étude, tous les bras des cours d’eau (figure 4) coulent dans une fracture
affectant le granite, ce qui donne une assez bonne similitude entre le réseau hydrographique et le
réseau de linéaments issu du traitement des images satellitaires. Ces résultats sont conformes aux
observations effectuées en d’autres lieux en Côte d’Ivoire et de manière plus générale en Afrique
de l’Ouest. En effet, les principaux fleuves s’installent le plus souvent dans les grandes fractures
du socle précambrien.
Perméabilités induites par les fractures et couloirs souterrains d’écoulement
Les variations des valeurs des perméabilités induites maximales sont présentées à la figure 5. Un
axe principal à fortes valeurs de perméabilité, d’orientation Nord-Sud, et quatre axes secondaires
associés sont identifiables sur cette figure. L’axe principal débute à la pointe Nord-Est du bassin,
dans le cercle de Kanyéné (D15) qui présente la valeur de perméabilité la plus forte (K1 = 0,87
m/s). Il passe ensuite par les cercles de Filamana (C14), Sétoumo (C11), F9, F8, G7, G6 et E5,
Kouroufla (F4), Touhoulé (F3) et G3 à l’exutoire. La seconde valeur de forte perméabilité est
enregistrée dans le cercle F3 à Tonhoulé (K1 = 0,82 m/s).
