Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
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La variable (C) a été déterminée empiriquement en mesurant les longueurs et les ouvertures
sur environ 2 000 fractures affectant le socle et en faisant le rapport entre ces deux paramètres.
Ainsi, après une détermination des valeurs de la conductivité hydraulique du bassin (Kf = 3,5. 10
-
5 m/s) et du coefficient de proportionnalité empirique entre l’ouverture et la longueur des fractures
(C = 0,0038), la carte des réseaux de linéaments, initialement réalisée dans l’environnement
EASI/PACE de PCI, a pu être mieux exploitée. Les valeurs des perméabilités induites ont été
calculées à partir de la méthode de Franciss (1970) :
K (max,mini) = ½ tg
-1 (2 K NW / K WN - K NN )
K (max/mini) = ½ (K WW + K NN ) ± ½ { (K WW -K NN )
2 + 4 K
2
NW }
1/2
où :
K NN = C L cos λ
K WW = C L cos λ
K NW = - C L sin λ cos λ
RÉSULTATS OBTENUS ET DISCUSSIONS
Cadre géologique
L’esquisse géologique du bassin met en évidence l’importance des granito-migmatites d’extension
régionale qui occupent 88 % de la superficie du secteur d’étude. Le complexe volcanosédimentaire couvre 10 % de cette même superficie et s’associe au sillon intra-cratonique
birimien de Boundiali. Ce sillon présente un rétrécissement dans sa partie inférieure, puis une
interruption, avant de disparaître totalement peu au Nord-Ouest de la ville de Séguéla (figure 2).
Sur le plan géologique, la télédétection et le système d’information hydrogéologique à référence
spatiale ont contribué à l’identification :
• du contour exact du granite de Séguéla, qui apparaît comme un granite circonscrit en forme
d’embryon tourné vers le Nord-Est, jamais soupçonné auparavant par la géologie classique ;
• de la forme effilée du sillon birimien de Boundiali, au Sud-Ouest de la carte entre les granites
et les granito-migmatites, et de sa disparition à la hauteur de Séguéla, qui serait due à
l’intrusion brutale du granite de Séguéla dans les dépôts du sillon birimien.
Limite inférieure des fractures ouvertes dans le socle
Un bloc diagramme du bassin versant de la haute Marahoué, confectionné grâce aux multiples
fonctions du SIHRS, permet de suivre l’évolution apparente des arrivées d’eau et des débits
optimums, ainsi que la progression en profondeur du front d’altération dont l’épaisseur, assez
faible au Nord du bassin (de 10 à 20 m), gagne en importance dans le secteur Sud où elle
avoisine 70 mètres (figure 3).
En Afrique, les spécialistes des sciences de l’eau admettent généralement que les arrivées
d’eau décroissent en nombre et en importance avec la profondeur du socle sain traversé. Certains
auteurs fixent entre 50 et 60 mètres la limite inférieure d’existence des fissures ouvertes. Dans le
bassin de la haute Marahoué, des résultats similaires, observables sur le bloc diagramme, laissent
planer un doute. Car, ici, la majorité des forages ne dépasse pas 50 m de profondeur, si bien que
la régression du nombre des arrivées d’eau que l’on constate au-delà de 100 m est peut-être aussi
la conséquence du nombre insuffisant de forages atteignant une profondeur comprise entre 90 et
100 m dans la région.
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