Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
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FICHE 3 : UTILISATION D'IMAGE SATELLITE
CAPACITÉ DE PLANS D'EAU
(Courbes hauteur/surface/volume
destinées à être utilisées en simulations de gestion)
But : schéma directeur d'aménagement de mares semi-pérennes (Carette et Puech, 1994)
Lieu : TILLABERY, NIGER
Capteur : images SPOT XS de la même saison sèche
Méthode
La méthode est explicitée à la figure 3.
Elle est basée sur une équation simplifiée de bilan hydrique en saison sèche : on considère que la
baisse du niveau d'eau dans une retenue est essentiellement liée à l'évaporation (il est possible de
tenir compte d'un taux d'infiltration). Ceci est confirmé par les observations de variations de
niveau qui présentent en saison sèche des parallélismes remarquables.
Elle combine trois types d'informations :
• des données satellite (trois images de la même saison sèche donnant trois surfaces en eau à
trois dates),
• des données d'évaporation donnant la baisse des plans d'eau entre les dates d'observation,
• des données sur le contexte régional fournissant la courbe type reliant hauteur et surface
ajustée au relief local.
Ces courbes sont de forme S = So. (H-Ho)
à où
S est la surface, H la profondeur,
à est un coefficient, constant régionalement (au Niger à # 1.25),
So et Ho sont des paramètres de calage (Ho représente la profondeur d'assèchement)
Résultats, précision, intérêt
Le résultat est la fourniture de courbes hauteur/surface et hauteur/volume, outils à la base de la
gestion des plans d'eau dans cette région.
La précision est de l'ordre de 5% en surface et 30% en volume pour un plan d'eau de 10 ha (à
partir d'images SPOT XS à 20 m de résolution). Cette précision est jugée suffisante étant donnée
l'utilisation de ces courbes.
L'intérêt réside dans la rapidité d'obtention de l'information et dans son systématisme qui permet
d'obtenir des informations pertinentes pour les plans d'eau candidats à l'aménagement sur toute
une région. Elle doit être opposée aux techniques traditionnelles d'obtention (bathymétrie, mesures
au sol), techniques précises mais lourdes, coûteuses et très longues : par ces techniques la DRE
(Direction des ressources en eau) ne peut envisager de traiter plus d'un ou deux plans d'eau par an
avec les moyens actuels. Cette méthodologie ne saurait cependant être appliquée à l'étude d'un
seul plan d'eau : le rapport qualité / prix ne serait plus en sa faveur.
On peut donc considérer que cette méthode est opérationnelle. Elle apparaît d'autant plus
intéressante qu'elle peut être appliquée à un plus grand nombre de plans d'eau.
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