Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
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fonction de production. Les données annuelles au droit des stations du fleuve permettent ensuite de
calibrer le modèle pour une bonne évaluation des vitesses d'écoulement et des pertes. De cette manière,
on assure une cohérence du modèle par rapport aux écoulements observés.
Enfin, une vérification est effectuée pour ce qui est de l'infiltration, en comparant les pertes avec les
résultats des modèles hydrogéologiques aux endroits où le fleuve et ses affluents rechargent la nappe.
Les modèles hydrogéologiques
La carte géologique numérisée a permis de dresser une carte hydrogéologique du bassin du Niger
(figure 6). Pour les besoins de l’étude, les ensembles lithostratigraphiques représentés dans le bassin du
Niger ont été répartis en trois grandes catégories d’aquifères:
• les aquifères généralisés, sièges de transferts souterrains régionaux et ayant des liaisons
hydrauliques avec le réseau hydrographique;
• les aquifères semi-généralisés, montrant une capacité de transfert limitée vers le réseau
hydrographique secondaire ou vers les aquifères encaissants;
• les aquifères discontinus, intrinsèquement imperméables, caractérisés par des nappes perchées de
très faible capacité et pour lesquels les échanges sont presque uniquement du type infiltrationévaporation.
Les grands aquifères continentaux (delta intérieur du Niger, Iullemeden) ont été modélisés à l'aide
du logiciel Modflow. Les résultats des deux modèles, exprimés sous forme de bilan annuel, sont
présentés au tableau 1. On constate dans les deux cas que les échanges avec les eaux de surface
représentent une part significative du bilan global. Ce sont ces échanges qui doivent être intégrés au
bilan des rivières pour respecter le bilan hydrologique global au niveau du bassin.
En ce qui concerne les aquifères discontinus, le bilan hydrologique annuel ne peut s'exprimer qu'en
fonction des transferts verticaux: apports obtenus par infiltration des eaux de pluie et extraction par
évaporation ou prélèvements par les puits et forages. Ces aquifères ne participent donc pas aux
échanges avec les eaux de surface qui s'effectuent à l'échelle du bassin et il n'est pas nécessaire de les
connecter aux autres modèles.
Enfin, en zone humide, on peut considérer que les aquifères sont connectés au réseau
hydrographique et contribuent à l’écoulement par le biais du débit de base des rivières. On peut ainsi
reconstituer les fluctuations des aquifères à partir des informations sur le débit de base des rivières.
Dans ces régions, il n'est pas nécessaire de construire des modèles spécifiques pour les eaux
souterraines.
RÉSULTATS ET PERSPECTIVES
L'étude présentée ici a un caractère expérimental. Son but principal est d'étudier les possibilités de
l'utilisation conjointe des SIG et de la modélisation hydrologique pour l'évaluation des ressources en
eau au niveau régional. Il s'agit davantage de faire le meilleur usage possible de l'information existante
que de proposer un modèle hydrologique parfait.
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