Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
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• la cartographie qualitative sur les relations d’échange d’eaux superficielles et souterraines
entre zones. C’est le niveau de caractérisation des objets par leurs relations de voisinage,
leurs dispositions relatives et leurs liens thématiques;
• la cartographie événementielle des réponses du milieu à des événements particuliers, donc
une problématique de suivi.
Une communication (Aouni) présente l’interprétation analogique d’images LANDSAT puis
le traitement d’images sur SPOT comme outil d’inventaire cartographique de ressources en eau
de surface en Tunisie: plans d’eau, barrages, réseau hydrographique, limites des bassins versants,
zones humides, ressources agricoles. Dans les zones tropicales humides, pour pallier la présence
continuelle de nuages, l’utilisation d’images Radar semble préférable, malgré les informations
relativement pauvres contenues dans une seule image. Cette solution s’enrichit par des méthodes
temporelles.
L’intérêt des images satellite peut être mesuré par une compétition entre l’apport fourni par
les images et l’ensemble des autres documents disponibles. Dans le cas de zones tropicales aux
cartes incertaines et peu précises, les données satellitaires, même de faible précision, atteignent
vite un niveau d’intérêt suffisant pour dépasser celui des données existantes. Dans le contexte de
zones aux contours flous et variables (par exemple en zones tropicales humides), on note la
difficulté de classification et la nécessité absolue d’une bonne campagne de mesures de terrain
(Lointier).
L’utilisation des SIG pour la description d’une information régionale en vue d’une meilleure
connaissance et d’une meilleure gestion (y compris des conflits en cas de ressources limitées) a
également fait l’objet de plusieurs communications (Bousquet et al., Faurès, Killmayer). Sont
présentés notamment:
• l’utilisation de données issues de la télédétection ou de données élaborées issues de
croisements de plans multiples au sein d’un SIG,
• la relation entre unités hydrologiques et unités territoriales (division administrative ou
politique du territoire), et les échanges hydrauliques entre unités territoriales,
• l’intégration dans un SIG de données issues de sources diverses, y compris les données de
télédétection. Une application pratique est montrée pour le Sénégal (Killmayer). Elle
concerne la mise à jour de la cartographie de casiers rizicoles dans un objectif de suivi à
grande échelle des cultures et des aménagements. L’approche est simple, opérationnelle, et
propose une méthodologie désormais classique en télédétection: classification et intégration
dans un SIG pour le suivi annuel des cultures. Ce qui est montré peut être considéré comme
une première étape d’une gestion des ressources en eau, par la mise au point d’un système de
suivi et de connaissance annuelle des cultures rizicoles. Dans ce cas précis, la télédétection
ne représente que 10% du coût total de la prestation globale ce qui la rend facile à intégrer
dans le projet.
Approche locale
Plusieurs applications pratiques au niveau local ont fait l’objet d’une communication:
La détection des plans d’eau
La détection d’un plan d’eau sur une image satellitaire optique (SPOT, Landsat) est une des
applications les plus aisées en télédétection: la radiométrie très faible de l’eau libre, en particulier
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