Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
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La mesure des longueurs concernées nous permet de dresser le tableau 2. Les résultats
globaux obtenus sont les suivants :
classe
longueur (km)
pourcentage
1
56
24
2
90
38,6
3
75
32
4
13
5,4
On constate globalement qu'un quart du linéaire analysé serait sans échanges avec l'océan, et
que la présence des marais complètement ouverts à la mer sont peu nombreux (5,4%). Ces
résultats permettent de proposer un premier critère de caractérisation des zones humides
littorales, fondé sur une information de type "niveau d'échange".
Cartographie d' événements hydrologiques
Une série de données ERS1 obtenues à pas de temps assez court (3 semaines), en 1992, ont été
comparées aux données hydrologiques des bassins versants de la Karouabo (Lointier & Rudant,
1994). Ce travail a permis d'obtenir une cartographie locale contenant une information de type
dynamique et spatialisée (figure 4). On obtient ainsi une "légende" comportant un terme
temporel : stockage permanent, saisonnier, mensuel et à l'échelle de la crue.
Ce type de document nous permet d'aborder une description fonctionnelle des zones humides
et de proposer, à partir d'études de cas particuliers, des concepts plus génériques.
Schémas de fonctionnement des zones humides
L'ensemble des informations (hydrologiques, spatialisées, dynamiques spatialisées) permet de
proposer trois cas génériques de fonctionnement des zones humides :
• zone humide ouverte à la mer (figure 5) : La prédominance marine s'exprime sur un réseau de
drainage bien marqué, réutilisé en cas de fortes pluies. Ce système est en relation avec les
plans d'eau saumâtres voisins qui subissent les effets dynamiques (variation de hauteur) et
mécaniques (flux et reflux) de la marée. Le marais d'eau douce intérieur est indépendant de ce
système;
• zone humide avec échanges océaniques très réduits (figure 6) : Les eaux douces s’accumulent
le long des cordons sableux, privilégiant les circulations latérales. Ces zones sont hors de
l’influence de la marée. La communication avec l’océan s’effectue, lorsque le débit est
important, par des chenaux, à l’aval des bassins versants. Ces zones sont de petits estuaires
sous influence dynamique et mécanique de la marée;
• zone humide en relation avec un estuaire (figure 7) : Les eaux douces continentales alimentent
un système de savanes inondées temporairement ou en permanence. Celles-ci subissent
uniquement l’effet dynamique de la marée.
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