Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
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• mangrove (deux classes : adulte et jeune)
• palmiers bâche et végétation arbustive de front de mer
• forêt
• terrains nus ou aménagés
Le retour sur le terrain avec les classements a montré quelques confusions entre la forêt
primaire des zones de forêt inondable et de forêt sur cordon. Par contre, les trois classes obtenues
dans les savanes permettent de bien cartographier les bas-fonds et les principales zones propices à
la circulation de l'eau. Enfin, l'importance de l'extension des marais recouverts de végétation
aquatique n'est pas mesurable. La biomasse de la végétation de marais est si importante que la
présence d'eau n'est pas détectable.
La complexité de ces milieux se révèle assez grande et leur description ne peut être faite que
par étapes, avec un "retour au terrain" fréquent.
Nous considérerons que la couche d'information biophysique est pertinente pour une
thématique simple, ne comportant pas plus d'une dizaine de classes.
L'utilisation d'une donnée SPOT panchromatique de 1993 nous a permis, pour le thème
savane, d'améliorer la définition du réseau de circulation de bas-fond, principalement à cause de
la résolution à 10 mètres (figure 3).
Compléments thématiques avec les données radar
L'utilisation des données radar brutes permet de faire une discrimination des zones d'eau libre, en
contraste avec le contexte. Cette information est assez pauvre et s'enrichit par fusion
multitemporelle de plusieurs dates, ou par filtrage spécifique comme GGMAP (maximum a
posteriori, Lopès et al., 1993 ; Nezry et al., 1993). Les possibilités de cartographie ont été
démontrées sur ces zones (Lointier, 1993 ; Rudant et al., 1994) avec une thématique évidemment
plus grossière qu'en optique : on distinguera, par exemple, les principales unités de paysage
comme la forêt, les savanes et l'eau libre.
Les données radar actuelles présentent l'avantage de leur acquisition tout temps, complétant
les lacunes d'information optique, et surtout d'offrir dans les milieux non forestiers une
information originale, de nature géophysique, et qu'il convient encore d'interpréter.
Propriétés dynamiques
Evaluation qualitative du niveau d'échange des zones humides avec l'océan à l'aide des
données ERS1
Par degré d'échange, on entend la possibilité "mécanique" de l'eau de mer d’entrer dans les zones
humides, en arrière du cordon littoral. Une première approche de cette notion a été faite avec les
données Landsat TM de 1988, en exploitant les canaux du spectre "visible" (1, 2 et 3) et en
repérant le nombre d'émissaires côtiers, repérables en mer par leur panache turbide (Travassos,
1994).
Les données ERS1 (1992) ont l'avantage de couvrir une grande partie du linéaire côtier et de
traduire la rugosité du milieu. Nous avons pu analyser, à la faveur des acquisitions à marée
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