étendre, le plus qu’il est possible, la capacité des poumons, ou
plutôt de la poitrine.
Pourquoi les tortues, les grenouilles, les lézards, les limaçons,
les crapauds, les chenilles et une grande partie des insectes
vivent-ils longtemps sans air?
54
On prétend qu’il y a des animaux très voraces, qui ne respirent point. Qui sont-ils?
Au nord, les poissons les plus vifs et les plus actifs deviennent
froids, paresseux et engourdis s’ils ne respirent point; s’ils respirent, ils ont la chaleur de l’homme.
Un animal exposé subitement dans l’hiver à
C une chaleur semblable à celle qu’il supporterait dans les jours d’été, meurt.
La douleur refuse la quantité nécessaire d’air, le bâillement en
prend beaucoup.
La succion se fait par attraction.
Le haleter, petites inspirations suivies
D
de courtes respirations, effet des muscles agités.
Effort, longue
E respiration.
La toux naît d’un stimulant aux poumons. L’éternuement d’un
stimulant à la membrane pituitaire. Le ris, courtes inspirations
suivies de courtes expirations; le ris sardonique vient d’une
inflammation par blessure au diaphragme, le pleurer commence
par grande inspiration, puis expiration, finit
F
par soupir. Le sanglot, suite du pleurer. Le sanglot du malade, du moribond, inspiration faible, profonde, produite par l’irritation du diaphragme
qui repousse l’air. Son bruit vient de la glotte fermée.
La toux évacue les poumons. Le ris est une espèce de toux,
dont la cause est dans l’esprit.
54 On prétend qu’ aj. V.
C une chaleur égale à celle […] dans les jours les plus chauds de l’été,
meurt.
D de courtes inspirations, effets des muscles agités.
E V: lorsque [corr. : lorsqu’il y a]
F par soupir; effets du plaisir et de la peine. Le sanglot…
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PARTIE II
AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 214
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