On n’aperçoit pas toujours dans le cadavre la lésion du cerveau.
La piqûre lente d’une aiguille qu’on enfonce dans les chairs
R
est plus douloureuse qu’un coup de pistolet entre les deux yeux.
La balle fracasse le crâne, déchire les méninges, traverse la substance du cerveau, il est vrai: mais ce trajet se fait en un clin
d’œil. L’éclair et la mort se touchent.
Dans le rachitisme, cette maladie forme des espèces de ligatures et gêne la circulation de tous côtés. S’il y a des vaisseaux
qui doivent se ressentir de cette contrainte, ce sont ceux du cerveau, substance molle, qui ne résiste point. Les sutures
S de la
boîte osseuse faibles encore, cèdent facilement à la dilatation de
la substance molle, elles seraient fortes, qu’elles s’y prêteraient
encore, comme on voit d’énormes pierres donner issue à une
racine qu’on peut écraser
T
avec le doigt. Il en est alors du cerveau
et du cervelet, ou de cette pulpe animale comme de la pulpe des
fruits qui s’étend outre mesure par la suppression ou la torsion de
quelques branches. Dans les rachitiques
U
les viscères sont
contournés par la nature, comme les branches de l’arbre par la
main du jardinier. (Voyez Entendement, 3
e partie
22
).
Chap. VI
Nerfs
23
Substance médullaire contenue dans le crâne et la cavité des
vertèbres, fibres non séparées par aucune enveloppe.
Nerfs, proprement continuation de la même substance, mais
fibreuse, mais par fibres, séparée par une enveloppe qui dérive de
la pie-mère.
R V: la chair [correction ms.: les chairs]
S SP et V: sectures
T avec les doigts. Il est du cerveau…
U rachitis
22 Infra, Partie III, chap. VIII: «Des organes », p. 334.
23 PL ne porte pas de chapitre à part sur les nerfs, dont le sujet est abordé
dans le cadre de l’étude « Du Cerveau » (chap. XII) et « Des sens » (chap. XIV).
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PARTIE II
AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 174
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