Y
Il faut très peu de cervelle pour le former.
Z
La preuve c’est
qu’une portion de cette substance détruite ou blessée quelle
qu’elle soit, les fonctions des nerfs et de l’entendement ne s’en
font pas moins
12
.
Plus les animaux sont jeunes, plus grand est le cerveau. L’éléphant a le cerveau petit; la souris l’a très grand, ainsi que les
oiseaux;
les animaux microscopiques, les polypes d’eau douce, les
orties de mer manquent de cerveau.
Les poissons ont peu de cervelle: les bêtes féroces peu; très
peu dans le castor
A
et l’éléphant, les plus ingénieux des animaux.
Il n’est pas vrai qu’entre tous les animaux ce soit l’homme qui
ait le plus de cerveau.
B
La vie peut être sans cerveau, soit que la nature l’ait refusé ou
qu’on l’ait perdu par accident ou par maladie: on a vu des fœtus
vivants sans tête.
Le mouvement se fait par la moelle allongée, dans ceux en qui
il n’y a plus de tête, à qui on l’a coupée.
On enlève le cerveau à la tortue sans autre inconvénient que
C la cécité. Elle l’a très petit.
Y FNR: Il en faut très peu pour former le sensorium commune. Si le cerveau
se dérange, les facultés intellectuelles sont altérées. (p. 129, l. 4-7, AT, 316).
Z Une preuve qu’il [le cerveau] appartient également à tous, c’est qu’une
portion ou détruite ou blessée… [Diderot fait des extraits de ses sources].
12 Cf. aussi l’article « Cerveau » par R. Tarin, à propos du sensorium matériel, dans Enc. II, 864b: « Quant au siège de l’âme, les auteurs se sont accordés
à la placer dans une seule partie du cerveau, de peur qu’un siège à chaque lobe
ne supposât une double sensation: ainsi les uns ont mis l’âme, c’est-à-dire, le
premier principe de nos sensations et de nos pensées, dans la cloison transparente; Descartes et ses sectateurs ont voulu qu’elle habitât la glande pinéale;
Lancisi l’a placée dans le corps calleux; Vieussens a adopté cette opinion; Posidonius parmi les anciens, Willis chez les modernes, ont distribué les diverses
facultés de l’âme en différentes parties du cerveau propres à chacune: mais rien
jusqu’ici n’a pu nous découvrir où sont ces prétendus départements. Le cerveau
qui peut être considérablement blessé, sans beaucoup perdre de l’usage des
sens, montre bien quelle est l’étendue du sensorium commune».
A FNR: et l’éléphant. Les oiseaux l’ont grand, l’homme aussi. La pie-mère,
unique enveloppe du cerveau; on l’appelle aussi méninge, membrane. (p. 118,
l. 3-6; AT, 311).
B La vie est sans qu’il ait de cerveau, soit…
C la cécité; elle vit. Elle l’a très petit.
ÉLÉMENTS ET PARTIES DU CORPS HUMAIN
169
AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 169
Il faut très peu de cervelle pour le former.
Z
La preuve c’est
qu’une portion de cette substance détruite ou blessée quelle
qu’elle soit, les fonctions des nerfs et de l’entendement ne s’en
font pas moins
12
.
Plus les animaux sont jeunes, plus grand est le cerveau. L’éléphant a le cerveau petit; la souris l’a très grand, ainsi que les
oiseaux;
les animaux microscopiques, les polypes d’eau douce, les
orties de mer manquent de cerveau.
Les poissons ont peu de cervelle: les bêtes féroces peu; très
peu dans le castor
A
et l’éléphant, les plus ingénieux des animaux.
Il n’est pas vrai qu’entre tous les animaux ce soit l’homme qui
ait le plus de cerveau.
B
La vie peut être sans cerveau, soit que la nature l’ait refusé ou
qu’on l’ait perdu par accident ou par maladie: on a vu des fœtus
vivants sans tête.
Le mouvement se fait par la moelle allongée, dans ceux en qui
il n’y a plus de tête, à qui on l’a coupée.
On enlève le cerveau à la tortue sans autre inconvénient que
C la cécité. Elle l’a très petit.
Y FNR: Il en faut très peu pour former le sensorium commune. Si le cerveau
se dérange, les facultés intellectuelles sont altérées. (p. 129, l. 4-7, AT, 316).
Z Une preuve qu’il [le cerveau] appartient également à tous, c’est qu’une
portion ou détruite ou blessée… [Diderot fait des extraits de ses sources].
12 Cf. aussi l’article « Cerveau » par R. Tarin, à propos du sensorium matériel, dans Enc. II, 864b: « Quant au siège de l’âme, les auteurs se sont accordés
à la placer dans une seule partie du cerveau, de peur qu’un siège à chaque lobe
ne supposât une double sensation: ainsi les uns ont mis l’âme, c’est-à-dire, le
premier principe de nos sensations et de nos pensées, dans la cloison transparente; Descartes et ses sectateurs ont voulu qu’elle habitât la glande pinéale;
Lancisi l’a placée dans le corps calleux; Vieussens a adopté cette opinion; Posidonius parmi les anciens, Willis chez les modernes, ont distribué les diverses
facultés de l’âme en différentes parties du cerveau propres à chacune: mais rien
jusqu’ici n’a pu nous découvrir où sont ces prétendus départements. Le cerveau
qui peut être considérablement blessé, sans beaucoup perdre de l’usage des
sens, montre bien quelle est l’étendue du sensorium commune».
A FNR: et l’éléphant. Les oiseaux l’ont grand, l’homme aussi. La pie-mère,
unique enveloppe du cerveau; on l’appelle aussi méninge, membrane. (p. 118,
l. 3-6; AT, 311).
B La vie est sans qu’il ait de cerveau, soit…
C la cécité; elle vit. Elle l’a très petit.
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