G
L’épiderme s’use; il se régénère: c’est la concrétion d’une
humeur qui s’exhale de la peau, concrétion percée par les
conduits exhalants et inhalants dont les orifices sont unis par un
gluten, qui les environne.
On distingue à l’épiderme deux lames dans les nègres: la surface interne est plus pulpeuse, demi-fluide et comme muqueuse.
L’épiderme des Européens se sépare
H
difficilement: celui des
Nègres d’Afrique plus aisément: ils l’ont même vraiment membraneux, solide et séparable.
I
Il reçoit les papilles dans ses cavités molles; et c’est ce qu’on
appelle corps réticulaire de Malpighi
6 .
Sous la peau, glandes sébacées qui la percent par leurs
conduits excréteurs et dont l’enduit mou et demi-fluide, qu’elles
répandent sur l’épiderme, le fait reluire.
La peau, le mucus
J
de Malpighi dans les endroits où ils paraissent percés rentrent en dedans.
Les papilles se meuvent, témoin l’horripilation, la tension du
bout des mamelles des femmes.
Les papilles appliquées à l’objet du toucher, reçoivent l’impression sur leur partie nerveuse, qui la transmet
K
au tronc des nerfs.
G FNR: L’épiderme n’est pas percé en forme de crible. L’épiderme n’a point
de vaisseau; il s’use, il se régénère, n’est pas sensible. C’est la concrétion…
(p. 178, l. 18-22; AT, 337).
H difficilement. Celle des Nègres […] vraiment membraneuse, solide…
I Elle reçoit…
6 Marcello Malpighi (1628-1694), De externo tactus organo anatomica
observatio, Neapoli, 1655 (infra, notes 10, 16); Dissertatio epistolica de formatione pulli in ovo. Regiae Societati, Londini ad Scientiam Naturalem promovendam institutae, dicata, Londini, 1673, ouvrages dans lesquels Malpighi jette
les fondements de sa recherche d’« anatomie subtile », qui tente à examiner les
structures les plus fines et déliées des organes, tels que la peu et les membranes,
dans une perspective purement mécaniste. Il s’agit de trouver une correspondance rationnelle entre la nature au niveau observable et des modèles mécaniques efficaces pour l’explication du rapport structure/fonction.
J de Malpighi et l’épiderme dans les endroits…
K FNR: au tronc des nerfs et au cerveau; et voilà ce qu’on appelle le toucher.
Peau exhale et pompe. Exhale par une infinité d’artérioles qui y forment des
papilles, ou qui se distribuent dans la peau. De 8 livres d’aliments, cinq s’en
vont par l’insensible transpiration, sans compter la sueur, le moucher et la
salive. La joie augmente la transpiration; la peine la diminue. La sueur est salée;
sel alcali. La sueur des verriers cristallisée. Vaisseaux inhalants pourris par la
térébenthine, le mercure, le safran, les aromates etc. les miasmes contagieux.
Exhalants, inhalants se relâchent et se resserrent. (p. 60, l. 5-20; AT, 282).
162
PARTIE II
AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 162
L’épiderme s’use; il se régénère: c’est la concrétion d’une
humeur qui s’exhale de la peau, concrétion percée par les
conduits exhalants et inhalants dont les orifices sont unis par un
gluten, qui les environne.
On distingue à l’épiderme deux lames dans les nègres: la surface interne est plus pulpeuse, demi-fluide et comme muqueuse.
L’épiderme des Européens se sépare
H
difficilement: celui des
Nègres d’Afrique plus aisément: ils l’ont même vraiment membraneux, solide et séparable.
I
Il reçoit les papilles dans ses cavités molles; et c’est ce qu’on
appelle corps réticulaire de Malpighi
6 .
Sous la peau, glandes sébacées qui la percent par leurs
conduits excréteurs et dont l’enduit mou et demi-fluide, qu’elles
répandent sur l’épiderme, le fait reluire.
La peau, le mucus
J
de Malpighi dans les endroits où ils paraissent percés rentrent en dedans.
Les papilles se meuvent, témoin l’horripilation, la tension du
bout des mamelles des femmes.
Les papilles appliquées à l’objet du toucher, reçoivent l’impression sur leur partie nerveuse, qui la transmet
K
au tronc des nerfs.
G FNR: L’épiderme n’est pas percé en forme de crible. L’épiderme n’a point
de vaisseau; il s’use, il se régénère, n’est pas sensible. C’est la concrétion…
(p. 178, l. 18-22; AT, 337).
H difficilement. Celle des Nègres […] vraiment membraneuse, solide…
I Elle reçoit…
6 Marcello Malpighi (1628-1694), De externo tactus organo anatomica
observatio, Neapoli, 1655 (infra, notes 10, 16); Dissertatio epistolica de formatione pulli in ovo. Regiae Societati, Londini ad Scientiam Naturalem promovendam institutae, dicata, Londini, 1673, ouvrages dans lesquels Malpighi jette
les fondements de sa recherche d’« anatomie subtile », qui tente à examiner les
structures les plus fines et déliées des organes, tels que la peu et les membranes,
dans une perspective purement mécaniste. Il s’agit de trouver une correspondance rationnelle entre la nature au niveau observable et des modèles mécaniques efficaces pour l’explication du rapport structure/fonction.
J de Malpighi et l’épiderme dans les endroits…
K FNR: au tronc des nerfs et au cerveau; et voilà ce qu’on appelle le toucher.
Peau exhale et pompe. Exhale par une infinité d’artérioles qui y forment des
papilles, ou qui se distribuent dans la peau. De 8 livres d’aliments, cinq s’en
vont par l’insensible transpiration, sans compter la sueur, le moucher et la
salive. La joie augmente la transpiration; la peine la diminue. La sueur est salée;
sel alcali. La sueur des verriers cristallisée. Vaisseaux inhalants pourris par la
térébenthine, le mercure, le safran, les aromates etc. les miasmes contagieux.
Exhalants, inhalants se relâchent et se resserrent. (p. 60, l. 5-20; AT, 282).
162
PARTIE II
AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 162
