chapitre 31 Les Eumycètes 759
RéponsEs du chapitRE 31
Questions des figures
Figure 31.2 L’ADN de chacun de ces champignons sera identique
s’ils font tous partie du même mycélium, ce qui est fort probable.
Figure 31.16 L’une des deux preuves suivantes (ou les deux) s’applique
à toutes les espèces d’Ascomycètes : les analyses d’ADN révéleraient que
cet eumycète fait partie du clade des Ascomycètes ; des aspects de son
cycle de développement indiqueraient qu’il s’agit d’un ascomycète (par
exemple, il produirait des asques et des ascospores). Figure 31.21 Vous
pourriez constituer deux groupes témoins, soit E2 P2 et E1 P2. Il serait
possible de comparer les résultats du groupe témoin E2 P2 avec ceux du
groupe expérimental E2 P1, tandis que les résultats du groupe témoin
E1 P2 pourraient être comparés avec ceux du groupe E1P1. Ensemble,
ces deux comparaisons permettraient de déterminer si l’introduction
de l’agent pathogène entraîne une augmentation de la mortalité foliaire.
Vous pourriez aussi comparer les résultats du groupe E2 P2 à ceux du
deuxième groupe témoin (E1 P2) pour déterminer si l’ajout des endophytes produit un effet négatif sur la plante. Figure 31.26 La correspondance entre l’arrivée du Chytridiomycète dans la région et le brusque
déclin des populations de grenouilles donne fortement à penser que cet
eumycète est la cause du déclin et non seulement que sa venue est corrélée avec ce dernier. Le fait que les seules grenouilles encore vivantes en
2009 se trouvaient dans des lacs ayant été traités à l’aide de fongicides
appuie d’autant plus la relation causale.
retour sur le concept 31.1
1. Les Eumycètes et les humains sont hétérotrophes. De nombreux eumycètes sécrètent des enzymes qui digèrent les nutriments qui se trouvent
encore dans l’environnement ; ensuite, ils absorbent les petites molécules
issues de cette digestion. D’autres eumycètes absorbent de telles petites
molécules provenant directement de l’environnement. Pour leur part, les
humains (et la plupart des autres animaux) ingèrent des morceaux d’aliments relativement gros et les digèrent à l’intérieur de leur organisme.
2. L’ancêtre de cet eumycète mutualiste sécrétait probablement des enzymes
assez puissantes pour digérer le corps de son hôte. Puisque ce type d’enzymes
nuirait à un hôte vivant, on peut penser que l’eumycète mutualiste en
question ne produirait pas ces enzymes ou qu’il en limiterait la sécrétion
et l’utilisation. 3. Le carbone qu’absorbe la plante par les stomates est fixé
sous forme de glucose par photosynthèse. Une partie du glucose est absorbée par l’eumycète partenaire de la plante pour former des mycorhizes ;
le reste est transporté dans les autres parties de la plante. Le carbone peut
donc se déposer dans le corps de la plante ou dans celui de l’eumycète.
retour sur le concept 31.2
1. Chez les Eumycètes, le stade haploïde domine la majorité du cycle de
développement. Chez les humains, c’est le stade diploïde qui l’emporte.
2. Les deux champignons sont peut-être des structures reproductrices appartenant au même mycélium (au même organisme). Ils peuvent aussi appartenir à deux organismes distincts issus d’un seul parent qui se serait reproduit
de manière asexuée, d’où la similitude de leur information génétique.
retour sur le concept 31.3
1. Les données génétiques indiquent que les Eumycètes, les Protistes qui
leur sont apparentés et les Animaux forment un clade, celui des Opisthochontes. De plus, les Eumycètes de la lignée qu’on croit être celle ayant
divergé le plus tôt, les Chytridiomycètes, portent des flagelles postérieurs,
comme la plupart des Opisthochontes. Il se pourrait donc que les autres
lignées d’Eumycètes aient perdu leurs flagelles après avoir divergé de la
lignée des Chytridiomycètes. 2. La présence de mycorhizes indique que les
Eumycètes avaient déjà établi des relations mutualistes avec des végétaux à
l’époque de la fossilisation des premiers Végétaux vasculaires. 3. Les Eumycètes sont hétérotrophes. Avant la colonisation des milieux terrestres par
les Végétaux, les eumycètes terrestres auraient vécu au même endroit que
d’autres organismes (ou leurs restes), et ceux-ci auraient été leur source
de nourriture. Ils auraient donc pu se nourrir de procaryotes ou de protistes vivant sur la terre ferme ou près de l’eau, mais pas des végétaux
ou des animaux dont se nourrissent aujourd’hui de nombreux eumycètes.
retour sur le concept 31.4
1. Les spores flagellées ; des données moléculaires semblent en outre
indiquer que les Chytridiomycètes constituent une lignée d’Eumycètes
ayant divergé tôt. 2. Exemples de réponses possibles : Chez les Zygomycètes, le zygosporange résistant, aux parois épaisses, peut supporter
des conditions inhospitalières ; lorsque les conditions du milieu sont
favorables à la reproduction, les zygospores subissent la caryogamie et
la méiose. Au moyen de leurs hyphes spécialisées, les Gloméromycètes
forment des mycorhizes à arbuscules qui s’associent aux racines des
végétaux. Chez les Ascomycètes, les spores asexuées (les conidies) sont
souvent produites aux extrémités des conidiophores où elles forment des
chaînes ou des grappes que le vent disperse facilement. Généralement en
forme de coupe, les ascocarpes portent des appareils sporifères appelés
asques. Chez les Basidiomycètes, le basidiocarpe soutient et protège une
grande surface de basides d’où se détachent les spores qui seront dispersées.
3. Un changement de cet ordre dans le cycle de développement d’un
Ascomycète réduirait le nombre et la diversité génétique des ascospores
produites à la suite d’une union d’une hyphe et d’une conidie de type
sexuel opposé. Le nombre d’ascospores diminuerait parce que cet événement ne pourrait conduire qu’à la formation d’un seul asque. La diversité
génétique des ascospores s’affaiblirait également parce que chez les Ascomycètes chaque union d’hyphes de type sexuel opposé mène à la formation d’asques par plusieurs cellules dicaryotes différentes. Par conséquent,
la recombinaison génétique et la méiose se produisent à des moments
différents, indépendamment l’une de l’autre, ce qui ne pourrait se produire si un seul asque était formé. On peut également penser que si un
tel Ascomycète formait un ascocarpe, la forme de ce dernier serait considérablement différente de celle de ses parents proches.
retour sur le concept 31.5
1. Un milieu qui favorise la croissance, la rétention de l’eau et des minéraux, une protection contre les rayons intenses du Soleil et les prédateurs.
2. La résistance de leurs spores leur permet de se propager chez l’hôte au
moyen de divers mécanismes ; grâce à leur capacité de croître rapidement
dans un nouvel environnement favorable, ils sont en mesure de tirer
profit des ressources de leur hôte. 3. Plusieurs scénarios sont envisageables.
Les organismes qui forment aujourd’hui des associations mutualistes
avec des Eumycètes pourraient avoir acquis des aptitudes à accomplir
eux-mêmes des tâches qui incombent actuellement à leurs partenaires,
ou ils auraient peut-être établi une relation mutualiste avec d’autres
organismes (des bactéries, par exemple). On peut aussi imaginer que des
organismes qui ont aujourd’hui une relation mutualiste avec des Eumycètes auraient plus de difficulté à vivre dans leur environnement actuel.
La colonisation des milieux terrestres par les Végétaux, par exemple,
aurait peut-être été plus ardue. Et si les Végétaux avaient réussi à coloniser
les milieux terrestres sans l’aide des Eumycètes mutualistes, la sélection
naturelle aurait peut-être favorisé les plantes qui développent des systèmes
racinaires plus ramifiés et plus étendus (de façon à remplacer partiellement
les mycorhizes).
Questions du résumé des concepts clés
31.1 Le corps d’un eumycète multicellulaire est généralement formé
de minces filaments appelés hyphes. Ces filaments forment une masse
enchevêtrée (le mycélium) qui pénètre dans le substrat sur lequel cet
eumycète croît et se nourrit. La finesse des filaments maximise le rapport
entre la surface et le volume du mycélium.
31.2
Reproduction sexuée
Caryogamie
Plasmogamie
Reproduction asexuée
Spores
Spores
Méiose
Zygote
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