chapitre 27 Bactéries et Archées 665
qui leur permettent de proliférer dans divers environnements. Parmi
cellesci, mentionnons leur paroi cellulaire (qui les protège et leur donne
leur forme), des flagelles (qui permettent la locomotion orientée) et
l’aptitude à produire des endospores (qui permettent de tolérer des
conditions inhospitalières). Des adaptations biochimiques procurent
aussi aux Procaryotes la capacité de se développer dans diverses conditions,
par exemple dans celles qui leur permettent de tolérer des environnements
extrêmement chauds ou extrêmement salés. 27.2 Les Procaryotes se
reproduisent très, très rapidement et leurs populations se comptent en
trillions. Aussi, bien que les mutations soient rares, les Procaryotes
produisent chaque jour des milliers de descendants présentant des mutations sur des loci précis. De plus, même si leur mode de reproduction est
asexué – et donc que la vaste majorité de ces descendants sont génétiquement identiques à leur parent – les phénomènes de transduction, de
transformation et de conjugaison accroissent les variations génétiques au
sein de leurs populations. Chacun de ces phénomènes (non reproductifs)
peut accroître la variation génétique en transférant de l’ADN d’une
cellule à une autre, même entre des cellules d’espèces différentes.
27.3 Les Procaryotes présentent une gamme exceptionnellement vaste
d’adaptations métaboliques. Leur groupe fait appel à quatre modes nutritionnels (photoautotrophe, chimioautotrophe, photohétérotrophe et
chimiohétérotrophe), alors que les Eucaryotes n’en utilisent que deux
(photoautotrophe et chimiohétérotrophe). Les Procaryotes peuvent aussi
métaboliser l’azote sous diverses formes (ce que ne peuvent faire les
Eucaryotes) et ils coopèrent fréquemment avec d’autres cellules procaryotes de leur espèce ou d’espèces différentes. 27.4 Les critères phénotypiques, comme la forme, la motilité et le mode de nutrition, ne rendent
pas compte clairement de l’histoire évolutive des Procaryotes. En comparaison, les données moléculaires ont permis de comprendre les liens de
parenté qui existaient entre de grands groupes de Procaryotes. Elles ont
aussi permis aux chercheurs de prélever des échantillons directement de
l’environnement ; l’utilisation des gènes ainsi prélevés pour construire
des phylogenèses a mené à la découverte de nouveaux groupes importants de Procaryotes. 27.5 Les Procaryotes tiennent des rôles clés dans
les cycles chimiques essentiels à la vie. Par exemple, les Procaryotes sont
des décomposeurs efficaces ; ils dégradent des cadavres, des végétaux
morts et des déchets, libérant du même coup dans l’environnement des
nutriments utiles à d’autres organismes. Les Procaryotes transforment
également des composés inorganiques que d’autres organismes peuvent
absorber. En matière d’interactions écolo giques, de nombreux Procaryotes
entretiennent une relation mutualiste vitale avec d’autres espèces. Dans
certains cas, comme chez les communautés vivant autour des cheminées
hydrothermales, les activités métaboliques des Procaryotes procurent
une source d’énergie dont dépendent des centaines d’autres espèces ; sans
les Procaryotes, la communauté ne pourrait survivre. 27.6 Notre bienêtre
dépend de nos associations avec les Procaryotes, par exemple avec
les nombreuses espèces qui peuplent notre intestin et transforment les
aliments que nous sommes incapables de digérer. Nous pouvons également tirer profit des remarquables capacités métaboliques des Procaryotes
pour produire une vaste gamme de produits utiles. Les principaux effets
négatifs des Procaryotes sont les pathogènes bactériens qui causent
des maladies.
évaluation
1. e ; 2. a ; 3. d ; 4. d ; 5. b ; 6. a ;
8. (a)
Masse de la plante (g) après 12 semaines
Rhizobium
Souches de
1
0
0,5
1
1,5
2
2
3
4
5
6
(b) Certaines souches de Rhizobium contribuent plus que d’autres
à la croissance végétale ; les souches les moins efficaces ont peu d’effet
(la croissance des plants en présence de ces souches n’est pas tellement
différente de la croissance des plants sans Rhizobium). On peut penser
que les souches inefficaces transmettent relativement peu d’azote
à leur hôte, ce qui limite leur croissance.
qui leur permettent de proliférer dans divers environnements. Parmi
cellesci, mentionnons leur paroi cellulaire (qui les protège et leur donne
leur forme), des flagelles (qui permettent la locomotion orientée) et
l’aptitude à produire des endospores (qui permettent de tolérer des
conditions inhospitalières). Des adaptations biochimiques procurent
aussi aux Procaryotes la capacité de se développer dans diverses conditions,
par exemple dans celles qui leur permettent de tolérer des environnements
extrêmement chauds ou extrêmement salés. 27.2 Les Procaryotes se
reproduisent très, très rapidement et leurs populations se comptent en
trillions. Aussi, bien que les mutations soient rares, les Procaryotes
produisent chaque jour des milliers de descendants présentant des mutations sur des loci précis. De plus, même si leur mode de reproduction est
asexué – et donc que la vaste majorité de ces descendants sont génétiquement identiques à leur parent – les phénomènes de transduction, de
transformation et de conjugaison accroissent les variations génétiques au
sein de leurs populations. Chacun de ces phénomènes (non reproductifs)
peut accroître la variation génétique en transférant de l’ADN d’une
cellule à une autre, même entre des cellules d’espèces différentes.
27.3 Les Procaryotes présentent une gamme exceptionnellement vaste
d’adaptations métaboliques. Leur groupe fait appel à quatre modes nutritionnels (photoautotrophe, chimioautotrophe, photohétérotrophe et
chimiohétérotrophe), alors que les Eucaryotes n’en utilisent que deux
(photoautotrophe et chimiohétérotrophe). Les Procaryotes peuvent aussi
métaboliser l’azote sous diverses formes (ce que ne peuvent faire les
Eucaryotes) et ils coopèrent fréquemment avec d’autres cellules procaryotes de leur espèce ou d’espèces différentes. 27.4 Les critères phénotypiques, comme la forme, la motilité et le mode de nutrition, ne rendent
pas compte clairement de l’histoire évolutive des Procaryotes. En comparaison, les données moléculaires ont permis de comprendre les liens de
parenté qui existaient entre de grands groupes de Procaryotes. Elles ont
aussi permis aux chercheurs de prélever des échantillons directement de
l’environnement ; l’utilisation des gènes ainsi prélevés pour construire
des phylogenèses a mené à la découverte de nouveaux groupes importants de Procaryotes. 27.5 Les Procaryotes tiennent des rôles clés dans
les cycles chimiques essentiels à la vie. Par exemple, les Procaryotes sont
des décomposeurs efficaces ; ils dégradent des cadavres, des végétaux
morts et des déchets, libérant du même coup dans l’environnement des
nutriments utiles à d’autres organismes. Les Procaryotes transforment
également des composés inorganiques que d’autres organismes peuvent
absorber. En matière d’interactions écolo giques, de nombreux Procaryotes
entretiennent une relation mutualiste vitale avec d’autres espèces. Dans
certains cas, comme chez les communautés vivant autour des cheminées
hydrothermales, les activités métaboliques des Procaryotes procurent
une source d’énergie dont dépendent des centaines d’autres espèces ; sans
les Procaryotes, la communauté ne pourrait survivre. 27.6 Notre bienêtre
dépend de nos associations avec les Procaryotes, par exemple avec
les nombreuses espèces qui peuplent notre intestin et transforment les
aliments que nous sommes incapables de digérer. Nous pouvons également tirer profit des remarquables capacités métaboliques des Procaryotes
pour produire une vaste gamme de produits utiles. Les principaux effets
négatifs des Procaryotes sont les pathogènes bactériens qui causent
des maladies.
évaluation
1. e ; 2. a ; 3. d ; 4. d ; 5. b ; 6. a ;
8. (a)
Masse de la plante (g) après 12 semaines
Rhizobium
Souches de
1
0
0,5
1
1,5
2
2
3
4
5
6
(b) Certaines souches de Rhizobium contribuent plus que d’autres
à la croissance végétale ; les souches les moins efficaces ont peu d’effet
(la croissance des plants en présence de ces souches n’est pas tellement
différente de la croissance des plants sans Rhizobium). On peut penser
que les souches inefficaces transmettent relativement peu d’azote
à leur hôte, ce qui limite leur croissance.
