chapitre 27 Bactéries et Archées 645
muqueuses de son hôte. Les fimbriae sont en général plus
nombreux et plus courts que les pili, des appendices qui
servent à réunir deux cellules procaryotes avant un transfert
d’ADN de l’une à l’autre (voir la figure 27.12) ; on les appelle
parfois pili sexuels.
La motilité
Environ la moitié des Procaryotes sont capables de taxie (du
grec taxis, « arrangement, ordre »). La taxie est une réaction
de locomotion orientée par laquelle les Procaryotes se rapprochent ou s’éloignent d’un stimulus quelconque. Par
exemple, dans la chimiotaxie, les Procaryotes réagissent à un
stimulus de nature chimique : ils se rapprochent d’une source
de nourriture ou de dioxygène (chimiotaxie positive) ou
s’éloignent d’une substance toxique (chimiotaxie négative).
Certaines espèces peuvent se déplacer à une vitesse de plus de
50 μm/s, soit jusqu’à 50 fois leur longueur par seconde. Toutes
proportions gardées, pour avancer aussi vite, une personne
de 1,70 m devrait courir à 306 km/h !
Diverses structures permettent le déplacement. Les plus
courantes sont les flagelles (figure 27.6), qui sont soit dispersés sur toute la surface de la cellule, soit concentrés à l’un
de ses deux pôles ou aux deux. Les flagelles des cellules procaryotes sont très différents de ceux des cellules eucaryotes. Ils
sont dix fois plus fins et ne sont pas recouverts d’un prolongement de la membrane plasmique (voir la figure 6.24, p. 126).
Les flagelles des procaryotes se distinguent aussi par leur composition moléculaire et par leur mécanisme de propulsion.
Chez les Procaryotes, les flagelles bactériens et archériens présentent une taille et un mécanisme de rotation similaires,
mais se composent de protéines différentes. Ces comparaisons
structurales et moléculaires semblent indiquer que les flagelles
des Bactéries, des Archées et des Eucaryotes sont apparus indépendamment les uns des autres. Étant donné que les flagelles
des orga nismes issus des trois domaines accomplissent des
Capsule
Cellule
d’amygdale
Paroi
200 nm (12 000 w)
Bactéries
à Gram positif
Bactéries
à Gram négatif
10 Rm
(1 500 w)
(a) Bactéries à Gram positif
(b) Bactéries à Gram négatif
Membrane plasmique
Paroi
cellulaire Couche de
peptidoglycane
Membrane
externe
Glucides de la couche
de lipopolysaccharides
Paroi
cellulaire
Couche de
peptidoglycane
Membrane
plasmique
L’épaisse paroi cellulaire des bactéries à Gram positif contient
beaucoup de peptidoglycane ; celle-ci retient la coloration violette
dans le cytoplasme. L’alcool n’élimine pas le colorant violet, qui
masque le colorant rouge ajouté par la suite.
Les bactéries à Gram négatif présentent une couche plus mince
de peptidoglycane, lequel se trouve dans un espace situé entre
la membrane plasmique et la membrane externe. L’alcool élimine
facilement le colorant violet du cytoplasme et la cellule prend
une teinte rose ou rouge.
m Figure 27.4 La capsule. La capsule de polysaccharides qui entoure
cette bactérie appartenant au genre Streptococcus permet à ce Procaryote
pathogène d’adhérer aux cellules qui tapissent les voies respiratoires des
humains, ici une cellule d’amygdale (MET, cliché coloré artificiellement).
. Figure 27.3 La coloration de Gram.
1 Rm
(20 000 w)
Fimbriae
m Figure 27.5 Les fimbriae. Ces nombreux appendices permettent
à certains organismes procaryotes de se fixer aux surfaces ou à d’autres
Procaryotes (MET, cliché coloré artificiellement).
muqueuses de son hôte. Les fimbriae sont en général plus
nombreux et plus courts que les pili, des appendices qui
servent à réunir deux cellules procaryotes avant un transfert
d’ADN de l’une à l’autre (voir la figure 27.12) ; on les appelle
parfois pili sexuels.
La motilité
Environ la moitié des Procaryotes sont capables de taxie (du
grec taxis, « arrangement, ordre »). La taxie est une réaction
de locomotion orientée par laquelle les Procaryotes se rapprochent ou s’éloignent d’un stimulus quelconque. Par
exemple, dans la chimiotaxie, les Procaryotes réagissent à un
stimulus de nature chimique : ils se rapprochent d’une source
de nourriture ou de dioxygène (chimiotaxie positive) ou
s’éloignent d’une substance toxique (chimiotaxie négative).
Certaines espèces peuvent se déplacer à une vitesse de plus de
50 μm/s, soit jusqu’à 50 fois leur longueur par seconde. Toutes
proportions gardées, pour avancer aussi vite, une personne
de 1,70 m devrait courir à 306 km/h !
Diverses structures permettent le déplacement. Les plus
courantes sont les flagelles (figure 27.6), qui sont soit dispersés sur toute la surface de la cellule, soit concentrés à l’un
de ses deux pôles ou aux deux. Les flagelles des cellules procaryotes sont très différents de ceux des cellules eucaryotes. Ils
sont dix fois plus fins et ne sont pas recouverts d’un prolongement de la membrane plasmique (voir la figure 6.24, p. 126).
Les flagelles des procaryotes se distinguent aussi par leur composition moléculaire et par leur mécanisme de propulsion.
Chez les Procaryotes, les flagelles bactériens et archériens présentent une taille et un mécanisme de rotation similaires,
mais se composent de protéines différentes. Ces comparaisons
structurales et moléculaires semblent indiquer que les flagelles
des Bactéries, des Archées et des Eucaryotes sont apparus indépendamment les uns des autres. Étant donné que les flagelles
des orga nismes issus des trois domaines accomplissent des
Capsule
Cellule
d’amygdale
Paroi
200 nm (12 000 w)
Bactéries
à Gram positif
Bactéries
à Gram négatif
10 Rm
(1 500 w)
(a) Bactéries à Gram positif
(b) Bactéries à Gram négatif
Membrane plasmique
Paroi
cellulaire Couche de
peptidoglycane
Membrane
externe
Glucides de la couche
de lipopolysaccharides
Paroi
cellulaire
Couche de
peptidoglycane
Membrane
plasmique
L’épaisse paroi cellulaire des bactéries à Gram positif contient
beaucoup de peptidoglycane ; celle-ci retient la coloration violette
dans le cytoplasme. L’alcool n’élimine pas le colorant violet, qui
masque le colorant rouge ajouté par la suite.
Les bactéries à Gram négatif présentent une couche plus mince
de peptidoglycane, lequel se trouve dans un espace situé entre
la membrane plasmique et la membrane externe. L’alcool élimine
facilement le colorant violet du cytoplasme et la cellule prend
une teinte rose ou rouge.
m Figure 27.4 La capsule. La capsule de polysaccharides qui entoure
cette bactérie appartenant au genre Streptococcus permet à ce Procaryote
pathogène d’adhérer aux cellules qui tapissent les voies respiratoires des
humains, ici une cellule d’amygdale (MET, cliché coloré artificiellement).
. Figure 27.3 La coloration de Gram.
1 Rm
(20 000 w)
Fimbriae
m Figure 27.5 Les fimbriae. Ces nombreux appendices permettent
à certains organismes procaryotes de se fixer aux surfaces ou à d’autres
Procaryotes (MET, cliché coloré artificiellement).
