584 quatrième partie Les mécanismes de l’évolution
3. Selon le modèle de l’équilibre ponctué :
a) la sélection naturelle n’est pas un mécanisme important
de l’évolution.
b) avec le temps, la plupart des espèces existantes pourront former
des embranchements et donner naissance à de nouvelles espèces.
c) une nouvelle espèce acquiert la plupart de ses caractères distinctifs peu de temps après son apparition : par la suite, elle change
très peu jusqu’à son extinction.
d) l’évolution se réalise en grande partie dans les populations
sympatriques.
e) la spéciation est généralement imputable à une seule mutation.
niveau 2 : appLication et anaLYse
4. Les manuels d’identification des Oiseaux indiquaient autrefois que
la paruline à croupion jaune et la paruline d’Audubon constituaient
deux espèces distinctes. Récemment, ces oiseaux ont été classés
comme étant deux formes (l’une, de l’Ouest, et l’autre, de l’Est)
d’une seule et même espèce, la paruline à croupion jaune. Parmi
les énoncés suivants, lequel explique cette nouvelle classification ?
a) Les deux formes se croisent souvent en milieu naturel,
et leur progéniture survit et se reproduit avec succès.
b) Les deux formes vivent dans des habitats semblables.
c) Les deux formes ont de nombreux gènes en commun.
d) Les deux formes ont des besoins nutritionnels semblables.
e) Les deux formes ont une couleur très semblable.
5. Parmi les facteurs suivants, lequel ne contribuerait pas à la spéciation
allopatrique ?
a) La population est isolée géographiquement de la population mère.
b) La population séparée est de petite taille, et elle connaît
une dérive génétique.
c) La population isolée est exposée à des pressions de sélection
naturelle différentes de celles que subit la population ancestrale.
d) Différentes mutations rendent peu à peu distincts les patrimoines
génétiques des populations isolées l’une de l’autre.
e) Le flux génétique entre les deux populations est très important.
6. L’espèce végétale A possède un nombre diploïde de chromosomes
qui est égal à 12. L’espèce végétale B possède un nombre diploïde de
chromosomes qui est égal à 16. La nouvelle espèce allopolyploïde C
provient des espèces A et B. Son nombre diploïde de chromosomes
est sans doute :
a) 12.
b) 14.
c) 16.
d) 28.
e) 56.
niveau 3 : sYnthèse et ÉvaLuation
7. Supposons qu’un groupe de gobemouches noirs mâles (Ficedula
hypoleuca) migre d’une région où il n’y a pas de gobemouches à
collier (Ficedula albicollis) à une région où les deux espèces cohabitent
(voir la figure 24.15). Étant donné que les événements de ce type
sont très rares, lequel des scénarios suivants est le moins probable ?
a) Le nombre de descendants hybrides augmenterait.
b) Les gobemouches noirs mâles migrants produiraient moins
de descendants que les gobemouches noirs locaux.
c) Les gobemouches noirs femelles s’accoupleraient rarement
avec les gobemouches à collier mâles.
d) Les migrants mâles s’accoupleraient plus souvent avec
les gobemouches à collier femelles qu’avec les gobemouches
noirs femelles.
e) Le nombre de descendants hybrides diminuerait.
8. lien AveC l’évolution
Quel est le fondement biologique de l’idée selon laquelle
toutes les populations humaines appartiennent à la même espèce ?
Pouvez-vous imaginer un scénario dans lequel une seconde
espèce humaine apparaîtrait ?
9. sCienCe, teCHnoloGie et soCiété
On sait que les rares loups roux (Canis rufus) qu’on trouve aux
États-Unis s’accouplent avec les coyotes (Canis latrans), qui sont
beaucoup plus nombreux. Bien que les loups roux et les coyotes
diffèrent par leur morphologie, leur ADN et leur comportement,
les données génétiques donnent à penser que les loups roux qui
vivent actuellement aux États-Unis sont en fait des hybrides.
Chez nos voisins du Sud, le loup roux figure sur la liste des espèces
menacées et est donc protégé en vertu de l’Endangered Species Act.
Certains pensent que les loups roux devraient perdre leur statut
d’espèce protégée parce que les derniers spécimens qui restent sont
en fait des hybrides, et non des membres d’une espèce « pure ».
Êtes-vous d’accord avec eux ? Pourquoi ?
10. intéGrAtion
FAites un dessin Dans ce chapitre, vous avez lu que le blé
qui entre dans la composition du pain (Triticum aestivum) est un
allohexaploïde contenant deux jeux de sept chromosomes provenant
de trois espèces différentes. Les analyses génétiques laissent penser
que ce sont les trois espèces représentées ci-dessous qui ont fourni
chacune deux jeux de chromosomes à T. aestivum. (Ici, les majuscules
représentent des jeux de chromosomes plutôt que des gènes
individuels.) Les résultats de recherche indiquent également
que le premier phénomène de polyploïdie a été une hybridation
spontanée de la première espèce de blé, T. monococcum, et d’une
espèce d’herbe sauvage, Triticum. À partir de cette information,
dessinez un diagramme illustrant une chaîne de phénomènes
qui pourrait avoir produit l’allohexaploïde T. aestivum.
Espèces ancestrales :
Produit :
AA
Triticum
monococcum
(2n " 14)
Triticum
sauvage
(2n " 14)
T. tauschii
sauvage
(2n " 14)
BB
T. aestivum
(blé composant la farine du pain)
(2n " 42)
AA BB DD
DD
11.
éCrivez un teXte
le fondement génétique de la vie Chez les espèces à reproduction sexuée, chaque individu commence sa vie avec l’ADN
provenant des deux organismes parents. Rédigez un court texte
(de 100 à 150 mots) où vous appliquerez ce constat à ce qui se
passe lorsque des organismes de deux espèces possédant des chromo somes homologues s’accouplent et produisent une descendance
hybride (F 1 ). Quel pourcentage de l’ADN des chromo somes
des hybrides F 1 vient de chacune des espèces parentales ? Si les
hybrides s’accouplent et produisent des descendants hybrides
de la génération F 2 et des générations suivantes, quel sera l’effet
de la recombinaison et de la sélection naturelle selon que l’ADN
des chromosomes hybrides provient d’une espèce parentale
ou de l’autre ?
3. Selon le modèle de l’équilibre ponctué :
a) la sélection naturelle n’est pas un mécanisme important
de l’évolution.
b) avec le temps, la plupart des espèces existantes pourront former
des embranchements et donner naissance à de nouvelles espèces.
c) une nouvelle espèce acquiert la plupart de ses caractères distinctifs peu de temps après son apparition : par la suite, elle change
très peu jusqu’à son extinction.
d) l’évolution se réalise en grande partie dans les populations
sympatriques.
e) la spéciation est généralement imputable à une seule mutation.
niveau 2 : appLication et anaLYse
4. Les manuels d’identification des Oiseaux indiquaient autrefois que
la paruline à croupion jaune et la paruline d’Audubon constituaient
deux espèces distinctes. Récemment, ces oiseaux ont été classés
comme étant deux formes (l’une, de l’Ouest, et l’autre, de l’Est)
d’une seule et même espèce, la paruline à croupion jaune. Parmi
les énoncés suivants, lequel explique cette nouvelle classification ?
a) Les deux formes se croisent souvent en milieu naturel,
et leur progéniture survit et se reproduit avec succès.
b) Les deux formes vivent dans des habitats semblables.
c) Les deux formes ont de nombreux gènes en commun.
d) Les deux formes ont des besoins nutritionnels semblables.
e) Les deux formes ont une couleur très semblable.
5. Parmi les facteurs suivants, lequel ne contribuerait pas à la spéciation
allopatrique ?
a) La population est isolée géographiquement de la population mère.
b) La population séparée est de petite taille, et elle connaît
une dérive génétique.
c) La population isolée est exposée à des pressions de sélection
naturelle différentes de celles que subit la population ancestrale.
d) Différentes mutations rendent peu à peu distincts les patrimoines
génétiques des populations isolées l’une de l’autre.
e) Le flux génétique entre les deux populations est très important.
6. L’espèce végétale A possède un nombre diploïde de chromosomes
qui est égal à 12. L’espèce végétale B possède un nombre diploïde de
chromosomes qui est égal à 16. La nouvelle espèce allopolyploïde C
provient des espèces A et B. Son nombre diploïde de chromosomes
est sans doute :
a) 12.
b) 14.
c) 16.
d) 28.
e) 56.
niveau 3 : sYnthèse et ÉvaLuation
7. Supposons qu’un groupe de gobemouches noirs mâles (Ficedula
hypoleuca) migre d’une région où il n’y a pas de gobemouches à
collier (Ficedula albicollis) à une région où les deux espèces cohabitent
(voir la figure 24.15). Étant donné que les événements de ce type
sont très rares, lequel des scénarios suivants est le moins probable ?
a) Le nombre de descendants hybrides augmenterait.
b) Les gobemouches noirs mâles migrants produiraient moins
de descendants que les gobemouches noirs locaux.
c) Les gobemouches noirs femelles s’accoupleraient rarement
avec les gobemouches à collier mâles.
d) Les migrants mâles s’accoupleraient plus souvent avec
les gobemouches à collier femelles qu’avec les gobemouches
noirs femelles.
e) Le nombre de descendants hybrides diminuerait.
8. lien AveC l’évolution
Quel est le fondement biologique de l’idée selon laquelle
toutes les populations humaines appartiennent à la même espèce ?
Pouvez-vous imaginer un scénario dans lequel une seconde
espèce humaine apparaîtrait ?
9. sCienCe, teCHnoloGie et soCiété
On sait que les rares loups roux (Canis rufus) qu’on trouve aux
États-Unis s’accouplent avec les coyotes (Canis latrans), qui sont
beaucoup plus nombreux. Bien que les loups roux et les coyotes
diffèrent par leur morphologie, leur ADN et leur comportement,
les données génétiques donnent à penser que les loups roux qui
vivent actuellement aux États-Unis sont en fait des hybrides.
Chez nos voisins du Sud, le loup roux figure sur la liste des espèces
menacées et est donc protégé en vertu de l’Endangered Species Act.
Certains pensent que les loups roux devraient perdre leur statut
d’espèce protégée parce que les derniers spécimens qui restent sont
en fait des hybrides, et non des membres d’une espèce « pure ».
Êtes-vous d’accord avec eux ? Pourquoi ?
10. intéGrAtion
FAites un dessin Dans ce chapitre, vous avez lu que le blé
qui entre dans la composition du pain (Triticum aestivum) est un
allohexaploïde contenant deux jeux de sept chromosomes provenant
de trois espèces différentes. Les analyses génétiques laissent penser
que ce sont les trois espèces représentées ci-dessous qui ont fourni
chacune deux jeux de chromosomes à T. aestivum. (Ici, les majuscules
représentent des jeux de chromosomes plutôt que des gènes
individuels.) Les résultats de recherche indiquent également
que le premier phénomène de polyploïdie a été une hybridation
spontanée de la première espèce de blé, T. monococcum, et d’une
espèce d’herbe sauvage, Triticum. À partir de cette information,
dessinez un diagramme illustrant une chaîne de phénomènes
qui pourrait avoir produit l’allohexaploïde T. aestivum.
Espèces ancestrales :
Produit :
AA
Triticum
monococcum
(2n " 14)
Triticum
sauvage
(2n " 14)
T. tauschii
sauvage
(2n " 14)
BB
T. aestivum
(blé composant la farine du pain)
(2n " 42)
AA BB DD
DD
11.
éCrivez un teXte
le fondement génétique de la vie Chez les espèces à reproduction sexuée, chaque individu commence sa vie avec l’ADN
provenant des deux organismes parents. Rédigez un court texte
(de 100 à 150 mots) où vous appliquerez ce constat à ce qui se
passe lorsque des organismes de deux espèces possédant des chromo somes homologues s’accouplent et produisent une descendance
hybride (F 1 ). Quel pourcentage de l’ADN des chromo somes
des hybrides F 1 vient de chacune des espèces parentales ? Si les
hybrides s’accouplent et produisent des descendants hybrides
de la génération F 2 et des générations suivantes, quel sera l’effet
de la recombinaison et de la sélection naturelle selon que l’ADN
des chromosomes hybrides provient d’une espèce parentale
ou de l’autre ?
