chapitre 20 La biotechnologie
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l’inactivation aléatoire du chromosome X, ce qui est un événement normal pendant le développement embryonnaire (voir
la figure 15.8, p. 336). En outre, chez les humains, les vrais
jumeaux, qui sont des « clones » naturels, sont toujours
légèrement différents. Il est clair que certains effets relevant
du milieu et des phénomènes aléatoires jouent un rôle
important au cours du développement.
Le clonage réussi de divers Mammifères a donné lieu à de
nombreuses conjectures au sujet de la reproduction exacte
d’humains. Dans plusieurs laboratoires partout dans le monde,
les scientifiques se sont attaqués aux premières étapes du clonage d’humains. La stratégie la plus courante consiste à retirer
des noyaux de cellules humaines différenciées et à les transplanter dans des œufs non fécondés énucléés ; les œufs sont
ensuite stimulés de façon à ce qu’ils se divisent. En 2001, un
groupe de re cherche d’une compagnie de biotechnologie au
Massachusetts a observé quelques divisions cellulaires précoces dans une telle expérience. Quelques années plus tard, des
chercheurs sud­coréens de la Seoul National University ont
annoncé qu’ils avaient accompli la première étape du clonage d’embryons, appelée stade du blastocyste, mais ils ont
plus tard été reconnus coupables d’inconduite scienti fique et
de falsification de données. En 2007, les premiers embryons
de Primate (macaque) ont été clonés par des chercheurs de
l’Oregon National Primate Research Center ; ces clones ont
atteint le stade du blastocyste. Cette découverte nous rapproche incontestablement du clonage humain, dont la perspective soulève des questions éthiques sans précédent.
Les problèmes associés au clonage des Animaux
Dans la plupart des études sur la transplantation de noyaux
entreprises jusqu’ici, seul un petit pourcentage des embryons
clonés se développe normalement jusqu’à la naissance. À
l’instar de Dolly, de nombreux animaux clonés présentent
des anomalies : par exemple, des souris souffrent d’obésité,
MéthODe De recher che
.  Figure 20.19
Le clonage reproductif d’un Mammifère
par transplantation de noyaux
applICatIon  Cette technique permet d’obtenir des animaux clonés
dont les gènes nucléaires sont identiques à ceux de l’animal qui fournit
le noyau.
teCHnIQue  La procédure illustrée ici est celle qui a été utilisée pour
produire Dolly, le premier Mammifère dont on a annoncé le clonage.
Brebis
donneuse
de cellules
mammaires
Culture de
cellules mammaires
dans un milieu
pauvre en nutriments ;
arrêt du cycle cellulaire
et dédifférenciation du noyau
Ovocyte
de deuxième
ordre provenant
d’un ovaire
Noyau provenant
de la cellule mammaire
Jeune embryon
Mère
porteuse
Brebis
donneuse
d’un ovocyte
de deuxième
ordre
Excision
du noyau
Fusion des cellules
3
Croissance des cellules
en milieu de culture
4
L’agnelle Dolly
génétiquement
identique à la brebis
ayant fourni
la cellule mammaire
1
2
5 Implantation de l’embryon
dans l’utérus
d’une troisième brebis
6 Développement
embryonnaire
résultats  L’animal cloné a la même constitution génétique que l’animal qui a fourni le noyau, mais n’est pas identique à la donneuse de
l’ovocyte ni à la mère porteuse. (Ces deux dernières sont des brebis
« Scottish blackface » ; elles ont une tête noire.)
m  Figure 20.20  CC, le premier chat cloné, et son unique parent.
Rainbow (à gauche) a fourni le noyau dans une procédure de clonage qui
a donné CC (à droite). Cependant, les deux chats ne sont pas identiques :
Rainbow est un chat calicot classique dont le pelage porte des taches
orangées et il manifeste une « personnalité réservée », alors que CC a un
pelage gris et blanc et est plus enjoué.
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