376 trOiSiÈMe partie La génétique
appelée extrémité 59, et l’extrémité avec un groupement —OH sur le
carbone 39 du désoxyribose étant appelée extrémité 39. Les deux brins
sont orientés en sens opposés, de sorte que chaque extrémité de la molécule a une extrémité 59 et une extrémité 39. Cet arrangement est appelé
« antiparallèle ». Si les brins étaient parallèles, ils seraient tous les deux
orientés dans la même direction 59 → 39, de sorte qu’une extrémité
de la molécule aurait soit deux extrémités 59, soit deux extrémités 39.
16.2 Sur les brins directeur et discontinu, l’ADN polymérase III se fixe à
l’extrémité 39 d’une amorce d’ARN produite par la primase, synthétisant
l’ADN dans le sens 59 → 39. Cependant, comme les brins parentaux sont
antiparallèles, la synthèse se produit de façon continue dans la fourche
de réplication seulement sur le brin directeur. Le brin discontinu est
synthétisé à rebours morceau par morceau en une série de fragments plus
courts d’Okazaki. Ceux­ci sont ensuite reliés ensemble par l’ADN ligase.
Chaque fragment est ébauché par la synthèse d’une amorce d’ARN par la
primase aussitôt qu’un segment donné d’un brin matrice monocaténaire
est rendu disponible comme matrice à la fourche de réplication. Bien
que les deux brins soient synthétisés à la même vitesse, la synthèse
du brin discontinu est décalée parce que l’amorce de chaque fragment
commence seulement lorsqu’une longueur suffisante du brin matrice est
disponible. 16.3 La majeure partie de la chromatine dans un noyau interphasique n’est pas condensée. On la trouve surtout sous forme de fibre
de 30 nm, avec une certaine quantité sous forme d’une fibre de 10 nm
et sous forme de domaines en boucle de la fibre de 30 nm. (Ces différents
niveaux de compactage de la chromatine peuvent refléter les différences
dans l’expression génique qui a lieu dans ces régions). Par ailleurs,
un faible pourcentage de la chromatine, comme celle des centromères
et des télomères, est de l’hétérochromatine hautement condensée.
évAluAtIon
1. c ; 2. c ; 3. b ; 4. d ; 5. c ; 6. d ; 7. b ; 8. a ;
9. Comme pour les histones, on s’attendrait à ce que les protéines
d’E. coli contiennent beaucoup d’acides aminés basiques (chargés
positivement), comme la lysine et l’arginine, qui peuvent former des
liaisons faibles avec les groupements phosphate de charge négative sur
le squelette désoxyribose­phosphate de la molécule d’ADN. 10. L’ADN
de chaque espèce possède un pourcentage légèrement différent d’une
base donnée. Par exemple, le pourcentage de A varie de 24,7 % pour
E. coli à 32,8 % pour l’oursin. Ces valeurs illustrent la règle de Chargaff,
selon laquelle la composition des bases de l’ADN varie d’une espèce à
l’autre. L’autre règle de Chargaff stipule que dans une espèce donnée
le pourcentage de A est approximativement égal à celui de T, et que le
pourcentage de C est approximativement égal à celui de G. Par exemple,
l’oursin possède environ 32 à 33 % de A et de T chacun et environ 17 %
de G et de C. (Dans votre réponse, vous pouvez utiliser des exemples
semblables à partir du tableau.)
12.
Nouveau brin
d’ADN (vert olive)
Sens de la réplication
Protéine
fixatrice d’ADN
monocaténaire
Pince
coulissante
ADN
pol III
Brin parental
d’ADN (violet)
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