132 DeUXiÈMe partie La cellule
132 DeUXiÈMe partie La cellule
. Figure 6.32
panoraMa Les jonctions intercellulaires dans les tissus animaux
Jonctions serrées
Aux jonctions serrées, aussi appelées
jonctions étanches, les membranes des
cellules voisines sont accolées les unes
contre les autres et liées ensemble par des
protéines spécifiques (en violet). En formant des ceintures continues autour des
cellules, du côté de la cellule exposé au
milieu extérieur, ces jonctions empêchent
le liquide extracellulaire de s’infiltrer entre
les cellules épithéliales. Par exemple,
les jonctions serrées entre les cellules qui
tapissent l’intestin empêchent le contenu
intestinal d’entrer dans les vaisseaux
sanguins en passant entre les cellules.
Desmosomes
Les desmosomes, aussi appelés jonctions
d’ancrage, fonctionnent à la manière de
rivets : ils retiennent les cellules solidement entre elles de façon qu’elles forment
des tissus résistant à la compression et à
l’étirement. Des filaments intermédiaires
constitués de kératine, une protéine résistante, ancrent les desmosomes au cytoplasme. Les desmosomes attachent les
cellules musculaires les unes aux autres
dans le muscle. Certaines « déchirures
musculaires » supposent une rupture
des desmosomes.
Jonctions ouvertes
Les jonctions ouvertes, aussi appelées
jonctions communicantes, sont des canaux
reliant le cytoplasme de cellules animales
adjacentes. Les jonctions ouvertes se composent de protéines membranaires (les
connexines) entourant un canal dont le
diamètre est assez grand pour permettre
le passage des ions, des glucides, des acides
aminés et d’autres petites molécules. Les
jonctions ouvertes sont nécessaires à la
communication entre les cellules de plusieurs types de tissus, dont le muscle
cardiaque et les embryons animaux.
MET
MET
MET
Jonction serrée
Desmosome
Jonction
ouverte
Filaments
intermédiaires
Ions ou
petites molécules
Membranes plasmiques
de cellules adjacentes
Espace
intercellulaire
Matrice
extracellulaire
Les jonctions serrées empêchent
le liquide de passer à travers
une couche de cellules.
1 µm
(7 000 ×)
0,5 µm
(16 000 ×)
0,1 µm
(125 000 ×)
Jonction serrée
cellulaires. Toutefois, même si l’on doit compartimenter la
cellule dans le but de l’étudier, il faut se rappeler que tous les
organites travaillent en coopération avec un ou plusieurs
autres organites. Pour mieux comprendre la profondeur de
cette intégration cellulaire, examinez la scène microscopique
reproduite à la figure 6.33. La grosse cellule est un macrophage (voir la figure 6.13a). Elle défend l’organisme contre les
infections en phagocytant des bactéries (les petites cellules)
au moyen de phagosomes (vacuoles digestives). Elle rampe
sur une surface et se sert de prolongements appelés filopodes
pour atteindre les bactéries, un mouvement rendu possible
par l’interaction des microfilaments et des autres composantes
du cytosquelette. À l’intérieur du macrophage, les bactéries
sont détruites par des lysosomes. Ceux-ci sont produits par le
réseau intracellulaire de membranes, plus précisément par
le réticulum endoplasmique et par l’appareil de Golgi. Les
enzymes digestives des lysosomes et les protéines du cytosquelette, elles, sont fabriquées par des ribosomes. Et la synthèse
des protéines est programmée par les messages génétiques que
l’ADN envoie du noyau. Tous ces processus requièrent de
132 DeUXiÈMe partie La cellule
. Figure 6.32
panoraMa Les jonctions intercellulaires dans les tissus animaux
Jonctions serrées
Aux jonctions serrées, aussi appelées
jonctions étanches, les membranes des
cellules voisines sont accolées les unes
contre les autres et liées ensemble par des
protéines spécifiques (en violet). En formant des ceintures continues autour des
cellules, du côté de la cellule exposé au
milieu extérieur, ces jonctions empêchent
le liquide extracellulaire de s’infiltrer entre
les cellules épithéliales. Par exemple,
les jonctions serrées entre les cellules qui
tapissent l’intestin empêchent le contenu
intestinal d’entrer dans les vaisseaux
sanguins en passant entre les cellules.
Desmosomes
Les desmosomes, aussi appelés jonctions
d’ancrage, fonctionnent à la manière de
rivets : ils retiennent les cellules solidement entre elles de façon qu’elles forment
des tissus résistant à la compression et à
l’étirement. Des filaments intermédiaires
constitués de kératine, une protéine résistante, ancrent les desmosomes au cytoplasme. Les desmosomes attachent les
cellules musculaires les unes aux autres
dans le muscle. Certaines « déchirures
musculaires » supposent une rupture
des desmosomes.
Jonctions ouvertes
Les jonctions ouvertes, aussi appelées
jonctions communicantes, sont des canaux
reliant le cytoplasme de cellules animales
adjacentes. Les jonctions ouvertes se composent de protéines membranaires (les
connexines) entourant un canal dont le
diamètre est assez grand pour permettre
le passage des ions, des glucides, des acides
aminés et d’autres petites molécules. Les
jonctions ouvertes sont nécessaires à la
communication entre les cellules de plusieurs types de tissus, dont le muscle
cardiaque et les embryons animaux.
MET
MET
MET
Jonction serrée
Desmosome
Jonction
ouverte
Filaments
intermédiaires
Ions ou
petites molécules
Membranes plasmiques
de cellules adjacentes
Espace
intercellulaire
Matrice
extracellulaire
Les jonctions serrées empêchent
le liquide de passer à travers
une couche de cellules.
1 µm
(7 000 ×)
0,5 µm
(16 000 ×)
0,1 µm
(125 000 ×)
Jonction serrée
cellulaires. Toutefois, même si l’on doit compartimenter la
cellule dans le but de l’étudier, il faut se rappeler que tous les
organites travaillent en coopération avec un ou plusieurs
autres organites. Pour mieux comprendre la profondeur de
cette intégration cellulaire, examinez la scène microscopique
reproduite à la figure 6.33. La grosse cellule est un macrophage (voir la figure 6.13a). Elle défend l’organisme contre les
infections en phagocytant des bactéries (les petites cellules)
au moyen de phagosomes (vacuoles digestives). Elle rampe
sur une surface et se sert de prolongements appelés filopodes
pour atteindre les bactéries, un mouvement rendu possible
par l’interaction des microfilaments et des autres composantes
du cytosquelette. À l’intérieur du macrophage, les bactéries
sont détruites par des lysosomes. Ceux-ci sont produits par le
réseau intracellulaire de membranes, plus précisément par
le réticulum endoplasmique et par l’appareil de Golgi. Les
enzymes digestives des lysosomes et les protéines du cytosquelette, elles, sont fabriquées par des ribosomes. Et la synthèse
des protéines est programmée par les messages génétiques que
l’ADN envoie du noyau. Tous ces processus requièrent de
