112 DeUXiÈMe partie La cellule
structure respective. Chaque espèce eucaryote possède un
nombre caractéristique de chromosomes. Ainsi, le noyau des
cellules humaines en contient 46, exception faite des gamètes,
ou cellules sexuelles (l’ovule et le spermatozoïde), qui en
comptent seulement 23 ; la drosophile (Drosophila melanogaster, ou mouche du vinaigre) en possède 8 dans la plupart
de ses cellules et 4 dans ses gamètes.
Entre les périodes de division cellulaire, la structure intranucléaire la plus visible est le nucléole. Au microscope électronique, celui-ci apparaît sous la forme d’une masse opaque
de granules et de fibres associée à la chromatine. Un ARN particulier, l’ARN ribosomique (ARNr), y est synthétisé à partir de
l’information contenue dans l’ADN. Des protéines importées
du cytoplasme sont assemblées dans le noyau avec l’ARN ribosomique pour former de grandes et de petites sous-unités
ribosomiques. Ces sous-unités sortent du noyau par les pores
nucléaires et se rendent dans le cytoplasme. Là, une grande
sous-unité et une petite se combinent pour former un ribosome. Le noyau contient parfois deux nucléoles, ou plus, selon
l’espèce et la phase du cycle reproductif de la cellule. On l’a
vu à la figure 5.25, le noyau régit la synthèse protéique en
élaborant l’ARN messager (ARNm) selon les directives fournies par l’ADN. Il expédie ensuite l’ARNm dans le cytoplasme
par les pores nucléaires. Lorsqu’une molécule d’ARNm rejoint
le cytoplasme, les ribosomes convertissent son message génétique en polypeptide de structure primaire. Ce processus de
transcription et de traduction de l’information génétique est
approfondi au chapitre 17.
0,1 Rm
(9 000 w)
1
Rm
(19 000
w)
0,25
Rm
(54 000
w)
Chromatine
Enveloppe nucléaire :
Membrane interne
Membrane externe
Nucléole
Noyau
Pore nucléaire
RE rugueux
Agrandissement
d’une portion de
l’enveloppe nucléaire
Surface de l’enveloppe
nucléaire. Micrographie (MET)
d’un échantillon préparé au
moyen d’une technique spéciale
appelée cryodécapage.
Complexe du pore nucléaire (MET).
Chaque pore est entouré de sous-unités
protéiques.
Lamina nucléaire (MET). Un réseau
de filaments intermédiaires tapisse la
membrane interne de l’enveloppe nucléaire.
Noyau
Chromatine. Partie
d’un chromosome d’une
cellule qui n’est pas en train de
se diviser ; le complexe formé par
l’ADN (en bleu) et les protéines (en violet)
montre deux états d’enroulements.
La portion la plus épaisse est aussi parfois
organisée en larges boucles.
᭡
᭡
᭡
᭣
᭣
Complexe
du pore
nucléaire
Ribosome
m Figure 6.9 Le noyau et l’enveloppe nucléaire. Le noyau contient
les chromosomes, qu’on voit ici sous la forme d’une masse de chromatine
(association d’ADN et de protéines), ainsi qu’un ou plusieurs nucléoles,
qui participent à la synthèse des sous-unités ribosomiques. L’enveloppe
nucléaire, formée de deux membranes séparées par un espace étroit,
est percée de pores ; la lamina nucléaire tapisse la membrance interne.
FAItes des lIens Si les chromosomes contiennent le matériel
géné tique et résident dans le noyau, comment le reste de la cellule
a-t-il accès aux informations qu’ils portent ? Voir la figure 5.25, p. 95.
structure respective. Chaque espèce eucaryote possède un
nombre caractéristique de chromosomes. Ainsi, le noyau des
cellules humaines en contient 46, exception faite des gamètes,
ou cellules sexuelles (l’ovule et le spermatozoïde), qui en
comptent seulement 23 ; la drosophile (Drosophila melanogaster, ou mouche du vinaigre) en possède 8 dans la plupart
de ses cellules et 4 dans ses gamètes.
Entre les périodes de division cellulaire, la structure intranucléaire la plus visible est le nucléole. Au microscope électronique, celui-ci apparaît sous la forme d’une masse opaque
de granules et de fibres associée à la chromatine. Un ARN particulier, l’ARN ribosomique (ARNr), y est synthétisé à partir de
l’information contenue dans l’ADN. Des protéines importées
du cytoplasme sont assemblées dans le noyau avec l’ARN ribosomique pour former de grandes et de petites sous-unités
ribosomiques. Ces sous-unités sortent du noyau par les pores
nucléaires et se rendent dans le cytoplasme. Là, une grande
sous-unité et une petite se combinent pour former un ribosome. Le noyau contient parfois deux nucléoles, ou plus, selon
l’espèce et la phase du cycle reproductif de la cellule. On l’a
vu à la figure 5.25, le noyau régit la synthèse protéique en
élaborant l’ARN messager (ARNm) selon les directives fournies par l’ADN. Il expédie ensuite l’ARNm dans le cytoplasme
par les pores nucléaires. Lorsqu’une molécule d’ARNm rejoint
le cytoplasme, les ribosomes convertissent son message génétique en polypeptide de structure primaire. Ce processus de
transcription et de traduction de l’information génétique est
approfondi au chapitre 17.
0,1 Rm
(9 000 w)
1
Rm
(19 000
w)
0,25
Rm
(54 000
w)
Chromatine
Enveloppe nucléaire :
Membrane interne
Membrane externe
Nucléole
Noyau
Pore nucléaire
RE rugueux
Agrandissement
d’une portion de
l’enveloppe nucléaire
Surface de l’enveloppe
nucléaire. Micrographie (MET)
d’un échantillon préparé au
moyen d’une technique spéciale
appelée cryodécapage.
Complexe du pore nucléaire (MET).
Chaque pore est entouré de sous-unités
protéiques.
Lamina nucléaire (MET). Un réseau
de filaments intermédiaires tapisse la
membrane interne de l’enveloppe nucléaire.
Noyau
Chromatine. Partie
d’un chromosome d’une
cellule qui n’est pas en train de
se diviser ; le complexe formé par
l’ADN (en bleu) et les protéines (en violet)
montre deux états d’enroulements.
La portion la plus épaisse est aussi parfois
organisée en larges boucles.
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Complexe
du pore
nucléaire
Ribosome
m Figure 6.9 Le noyau et l’enveloppe nucléaire. Le noyau contient
les chromosomes, qu’on voit ici sous la forme d’une masse de chromatine
(association d’ADN et de protéines), ainsi qu’un ou plusieurs nucléoles,
qui participent à la synthèse des sous-unités ribosomiques. L’enveloppe
nucléaire, formée de deux membranes séparées par un espace étroit,
est percée de pores ; la lamina nucléaire tapisse la membrance interne.
FAItes des lIens Si les chromosomes contiennent le matériel
géné tique et résident dans le noyau, comment le reste de la cellule
a-t-il accès aux informations qu’ils portent ? Voir la figure 5.25, p. 95.
