Chapitre II Le plastique : d’un polymère miracle au polluant microscopique
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chlorure de polyvinyle (PVC) a également été vue affectant négativement la densité de
Skeletonema costatum, ainsi que la réduction de la teneur en chlorophylle (Zhang et al., 2017).
Chez les animaux, les effets observés de l'interaction des microplastiques peuvent être
provoqués par l'ingestion directe ou par la consommation de proies contaminées. Pour exemple,
les microplastiques de PVC ingérés par la moule, Perna perna, ont donné lieu à leur
observations dans les excréments de ses prédateurs, le poisson-globe, Spheoeroides greeyleyi,
et le crabe portunide, Callinectes ornatus (Santana et al., 2017). Dans une expérience simila ire,
les palourdes d’Asie, Corbicula fluminea, ont été nourries de polyéthylène téréphtalate (PET),
polyéthylène, PVC ou PS, certaines traitées avec des biphényles polychlorés (PCB). Les
palourdes de chaque groupe ensuite servi de nourritures à l'esturgeon blanc, Acipenser
transmontanus, la gamme d'impacts observée qui en résulte sera discutée ci-dessous (Rochman
et al., 2017).
Dans des circonstances extrêmes, ces interactions peuvent entraîner la mortalité. Les impacts
des microplastiques PS sur jusqu'à 40 % des sédiments en poids ont été examinés dans des
essais de 28 jours. Les microplastiques n'ont pas eu d'influence significative sur la mortalité
chez Gammarus pulex (A), Asellus aquaticus (B), Sphaerium corneum (C), Hyalella azteca
(D), Tubifex spp.; cependant, des concentrations croissantes semblent réduire la croissance de
G. pulex (Redondo-Hasselerharm et al., 2018).
II.7.1. Nutrition :
Les impacts de l'ingestion et de la rétention de microplastiques ont été jugés très
variables, à la fois au sein des espèces et entre elles. La conception expérimentale est hauteme nt
incohérente, avec peu de standardisation dans les formes, les polymères et les concentratio ns
utilisées. De même, les méthodes utilisées pour fournir des microplastiques aux organis mes
étudiées varient en fonction du mode d'alimentation.
Les organismes marins sont les plus étudiés en rapport avec ces effets ; cependant, l'inges tio n
de microplastiques par le ver de terre L. terrestris n'a entraîné qu'une augmentation de la
mortalité après une exposition prolongée à des concentrations de microplastiques de plus de
27% de la portée totale (Huerta Lwanga et al., 2016). Les impacts des microplastiques sur les
organismes aquatiques est également complexe. Des études en laboratoire sur l'isopode marin
Idotea emarginata ont indiqué que I. emarginata sont capables d'ingérer facilement les
microsphères consommées et affichées aucun effet sur la croissance ou la mortalité (Hämer et
al., 2014).
Les microsphères chargées de PCB sur une période de 3 semaines n'ont démontré aucune
réduction en état (Devriese et al., 2017). Cependant, dans une étude de 8 mois sur les fibres
nutritionnelles microplastiques absorbées par la langoustine, on note l'ingestion des effets qui
reflétent ceux de la famine, bien qu'elle n'ait pas été aussi prononcée. Chez des personnes le
plastique nourri a montré une réduction du stockage des lipides, des protéines sanguines et de
la croissance (Welden and Cowie, 2016b). Chez les petits crustacés, l'ingestion de
microsphères de PS par les copépodes, Calanus heligolandicus, a entraîné une consommatio n
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