CHAPITRE I : GÉNÉRALITÉS
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LES MACROALGUES : BIOINDICATEURS DE LA QUALITÉ DES
EAUX MARINES
La notion de bioindicateur désigne une espèce ou une population qui, du fait des particularités
écologiques des espèces composant l’assemblage, est apte à rendre compte de façon intégrée dans
le temps de l’ambiance écologique régnant dans un milieu aquatique et à révéler précocement des
modifications biotiques ou abiotiques de l’environnement (NAULEAU, 1988).
La bioindication est donc une science basée sur l'utilisation d'organismes vivants pour évaluer les
conditions environnementales d'un environnement donné, à l'aide de nombreux outils
(bioindicateurs, biomoniteurs, bioaccumulateurs, biomarqueurs, etc.) et permettant la gestion et le
maintien des écosystèmes marins côtiers (BOURI et al., 2021).
Parmi les différents bioindiacteurs, les macroalgues peuvent être utilisées pour évaluer la qualité
écologique des eaux marines côtières (BOURI et al., 2021) et sont considérées comme étant un
excellent indice de la qualité de l’eau (BALLESTEROS et al.,2007). En raison de leur condition
sessile, elles intègrent les effets d’une exposition à long terme aux polluants, ce qui entraîne une
modification de la structure des assemblages liée à une diminution de l’espèce la plus sensible et
son remplacement par des espèces très tolérantes (ERIKSSON et al., 2002 ; GORGULA et
CONNELL, 2004 ; KAREZ et al., 2004 ; KRAUFVELIN et al., 2006 ; PINEDO et al., 2007).
Les composantes biologiques du benthos intègrent les caractéristiques écologiques locales,
soumises à des fluctuations d'origine naturelles ou anthropique (pollutions, industriels,
aménagements, etc). Il constitue ainsi, un témoin permanent de l'environnement au niveau de
l’infralittoral (GRAY et al., 1992). Ces organismes se révèlent être particulièrement adaptées pour
l’évaluation de la qualité de l’environnement côtier dans lequel ils se développent (PEARSON et
al., 1983 ; PEARSON et ROSENBERG, 1978 ; WARWICK et CLARKE, 1993 ; DAUER, 1993
; FANO et al., 2003) du fait de l’accessibilité de leur biotope, ainsi que de la forte exposition de
ce dernier aux impacts anthropiques (BENALI, 2010).
La composition taxonomique des macroalgues est importante pour la structure et les fonctions
caractérisant les communautés côtières marines et, par conséquent, elle a une influence sur la
dynamique et les changements survenant dans les environnements côtiers. Inversement, il est
également connu que la richesse en espèces, la composition taxonomique et l'abondance de
certaines espèces de macroalgues dans les communautés de rivages rocailleux intertidaux
(proportion de la couverture des opportunistes par rapport à la couverture totale) peuvent refléter
les changements résultant des altérations de la qualité de l'eau (LIMA et al., 2017).
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LES MACROALGUES : BIOINDICATEURS DE LA QUALITÉ DES
EAUX MARINES
La notion de bioindicateur désigne une espèce ou une population qui, du fait des particularités
écologiques des espèces composant l’assemblage, est apte à rendre compte de façon intégrée dans
le temps de l’ambiance écologique régnant dans un milieu aquatique et à révéler précocement des
modifications biotiques ou abiotiques de l’environnement (NAULEAU, 1988).
La bioindication est donc une science basée sur l'utilisation d'organismes vivants pour évaluer les
conditions environnementales d'un environnement donné, à l'aide de nombreux outils
(bioindicateurs, biomoniteurs, bioaccumulateurs, biomarqueurs, etc.) et permettant la gestion et le
maintien des écosystèmes marins côtiers (BOURI et al., 2021).
Parmi les différents bioindiacteurs, les macroalgues peuvent être utilisées pour évaluer la qualité
écologique des eaux marines côtières (BOURI et al., 2021) et sont considérées comme étant un
excellent indice de la qualité de l’eau (BALLESTEROS et al.,2007). En raison de leur condition
sessile, elles intègrent les effets d’une exposition à long terme aux polluants, ce qui entraîne une
modification de la structure des assemblages liée à une diminution de l’espèce la plus sensible et
son remplacement par des espèces très tolérantes (ERIKSSON et al., 2002 ; GORGULA et
CONNELL, 2004 ; KAREZ et al., 2004 ; KRAUFVELIN et al., 2006 ; PINEDO et al., 2007).
Les composantes biologiques du benthos intègrent les caractéristiques écologiques locales,
soumises à des fluctuations d'origine naturelles ou anthropique (pollutions, industriels,
aménagements, etc). Il constitue ainsi, un témoin permanent de l'environnement au niveau de
l’infralittoral (GRAY et al., 1992). Ces organismes se révèlent être particulièrement adaptées pour
l’évaluation de la qualité de l’environnement côtier dans lequel ils se développent (PEARSON et
al., 1983 ; PEARSON et ROSENBERG, 1978 ; WARWICK et CLARKE, 1993 ; DAUER, 1993
; FANO et al., 2003) du fait de l’accessibilité de leur biotope, ainsi que de la forte exposition de
ce dernier aux impacts anthropiques (BENALI, 2010).
La composition taxonomique des macroalgues est importante pour la structure et les fonctions
caractérisant les communautés côtières marines et, par conséquent, elle a une influence sur la
dynamique et les changements survenant dans les environnements côtiers. Inversement, il est
également connu que la richesse en espèces, la composition taxonomique et l'abondance de
certaines espèces de macroalgues dans les communautés de rivages rocailleux intertidaux
(proportion de la couverture des opportunistes par rapport à la couverture totale) peuvent refléter
les changements résultant des altérations de la qualité de l'eau (LIMA et al., 2017).
