Chapitre I : Généralités sur la zone d’étude
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4.2.1. Le secteur occidental
La frange côtière pauvre en lutites (< à 5%) est bien développée notamment à l'Ouest du Cap
Blanc. Les isoteneurs en lutites intermédiaires sont représentées par des liserés plus ou moins
marqués qui traduisent un gradient rapide vers l'envasement total (> à 90% de teneurs en lutites).
Ce dernier débute à - 50 mètres et même à de moindres profondeurs dans l'axe du canyon
d'Alger et face au Cap Blanc. L'Isobathe -50 mètre marque le début de l'envasement circalittoral
(H. Benslama).
La fraction fine des dépôts superficiels de la région de Boumerdes, suit un gradient
naturellement croissant de la côte vers le large. Les teneurs sont assez faibles dans les petits
fonds entre 0 et 15 mètres à 1500 m du rivage dans la zone Est. Les teneurs varient de 0 à 25%.
On remarque également que certains envasements locaux (60 à 90 % de lutites) se produisent
notamment, face à l'oued Boudouaou et face à l'oued Boumerdes mais trop éparses pour
souligner un quelconque envasement précoce comparés à l’Isser.
Ces dépôts lutitiques, les plus importants et les plus proches de la côte sont donc localisés dans
des petits chenaux où les lignes d'isoteneurs en lutites suivent fidèlement le tracé des vallées.
Le long des parois du chenal Est, les pourcentages sont compris entre 50 et 75 %. Au centre de
ce même chenal, les teneurs augmentent jusqu'à dépasser les 90 % à des profondeurs de 35 m.
Dans le chenal Ouest, face à oued Boudouaou, on n'observe qu'un noyau lutitique à forte
concentration (jusqu'à 80 %) dans une aire où les teneurs ne dépassent guère les 50 %.
Il semble que ce noyau soit une relique d'une crue d’Oued Boudouaou, ayant envahi un domaine
granulométriquement grossier (>40um). Dans le diagramme d'envasement, la concentration
maximale (88 %) se trouve à des fonds variant de 40 à 50m.
4.2.2. Le secteur oriental
Les teneurs en lutites sont marquées par un envasement très progressif sur tout le plateau. La
carte des lutites fait ressortir un parallélisme des bandes d'isoteneurs plus larges à l'est entre le
cap Djinet et le port de Zemmouri. Cet envasement est perturbé dans la frange côtière, près de
l'embouchure de l'oued lsser par des auréoles de concentration supérieures à 50% entre 10 et 30
mètre de profondeur. Ce sont probablement des sédiments de crue fraîchement déposés. Cet
envasement précoce résulte de la floculation électrochimique du matériel argilo-colloïdal à
l'interface eau douce-eau salée à proximité des embouchures (H. Pauc 1980). Il en résulte à
court terme la constitution d'une formation prodeltaïque; ce phénomène se retrouve au
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4.2.1. Le secteur occidental
La frange côtière pauvre en lutites (< à 5%) est bien développée notamment à l'Ouest du Cap
Blanc. Les isoteneurs en lutites intermédiaires sont représentées par des liserés plus ou moins
marqués qui traduisent un gradient rapide vers l'envasement total (> à 90% de teneurs en lutites).
Ce dernier débute à - 50 mètres et même à de moindres profondeurs dans l'axe du canyon
d'Alger et face au Cap Blanc. L'Isobathe -50 mètre marque le début de l'envasement circalittoral
(H. Benslama).
La fraction fine des dépôts superficiels de la région de Boumerdes, suit un gradient
naturellement croissant de la côte vers le large. Les teneurs sont assez faibles dans les petits
fonds entre 0 et 15 mètres à 1500 m du rivage dans la zone Est. Les teneurs varient de 0 à 25%.
On remarque également que certains envasements locaux (60 à 90 % de lutites) se produisent
notamment, face à l'oued Boudouaou et face à l'oued Boumerdes mais trop éparses pour
souligner un quelconque envasement précoce comparés à l’Isser.
Ces dépôts lutitiques, les plus importants et les plus proches de la côte sont donc localisés dans
des petits chenaux où les lignes d'isoteneurs en lutites suivent fidèlement le tracé des vallées.
Le long des parois du chenal Est, les pourcentages sont compris entre 50 et 75 %. Au centre de
ce même chenal, les teneurs augmentent jusqu'à dépasser les 90 % à des profondeurs de 35 m.
Dans le chenal Ouest, face à oued Boudouaou, on n'observe qu'un noyau lutitique à forte
concentration (jusqu'à 80 %) dans une aire où les teneurs ne dépassent guère les 50 %.
Il semble que ce noyau soit une relique d'une crue d’Oued Boudouaou, ayant envahi un domaine
granulométriquement grossier (>40um). Dans le diagramme d'envasement, la concentration
maximale (88 %) se trouve à des fonds variant de 40 à 50m.
4.2.2. Le secteur oriental
Les teneurs en lutites sont marquées par un envasement très progressif sur tout le plateau. La
carte des lutites fait ressortir un parallélisme des bandes d'isoteneurs plus larges à l'est entre le
cap Djinet et le port de Zemmouri. Cet envasement est perturbé dans la frange côtière, près de
l'embouchure de l'oued lsser par des auréoles de concentration supérieures à 50% entre 10 et 30
mètre de profondeur. Ce sont probablement des sédiments de crue fraîchement déposés. Cet
envasement précoce résulte de la floculation électrochimique du matériel argilo-colloïdal à
l'interface eau douce-eau salée à proximité des embouchures (H. Pauc 1980). Il en résulte à
court terme la constitution d'une formation prodeltaïque; ce phénomène se retrouve au
