Chapitre I : Généralités sur la zone d’étude
59
4.1.1. Domaine côtier
Il est le siège d'une dynamique côtière très active sur l'ensemble de la grande baie de
Zemmouri. Il est caractérisé par le faciès (250 à 500μm) qui se retrouve plaqué contre la côte
dans la partie orientale et centrale par contre dans la zone occidentale ces dépôts se
retrouvent en aval du substratum rocheux ne dépassant guère les 10 m de profondeur.
La mise en place de ces sables s'est effectuée par excès de charge, ils sont issus des apports
fluviatiles d’Oued Corso et Oued Boumerdes ainsi que de l’érosion des falaises entre AinChorb, Réghaia et Boumerdes. On note devant Boumerdes et Boudouaou-el-Bahri une
importante invagination vers le large qui soulignerait la persistance d'un courant de retour
localisé à cet endroit. Le faciès S4 (>500μm) représenté sous forme de noyau de part et
d'autre du oued Corso marque la présence d'une ride d'avant côte. Cette même ride n’est pas
cartographiable à l’échelle de la carte des facies.
4.1.2. Domaine médian
Le faciès (125 à 250 μm) est très important en superficie, il occupe l'ensemble de la zone
d'étude. Ce domaine est le siège d’une dynamique sédimentaire relativement active. Il ne
dépasse guère les 40 m de profondeur.
4.1.3. Domaine distal
Il est caractérisé par le faciès (40 à 125μm) ce domaine calme est le siège d'une sédimentation
fine.
4.2. Répartition de la fraction lutitique (fine)
Les dépôts des particules silto-argileuses débutent à partir des profondeurs de 20 mètre. Audelà les proportions en lutites augmentent avec la profondeur dans le cas général, ce schéma
est perturbé par l'existence du coquillier du large. La limite d'envasement à 25 % se trouve
pratiquement parallèle à la côte, à l'inverse des autres limites. Ceci serait lié à l'influence de
la dynamique locale des petits fonds, où l'énergie hydrodynamique est encore puissante et
aussi par la granulométrie des sédiments où les zones de mélange des classes modales sont
assez restreintes expliquant ainsi le passage d'une zone à haute énergie vers une zone
relativement plus calme, zone préférentielle des sédiments fins.
La carte de répartition des teneurs en lutites (figure I-29) fait ressortir d'une manière générale
deux secteurs bien distincts par la dissymétrie des gradients de distribution des isoteneurs en
Précédent

Vulnérabilités du littoral aux risques côtiers dans la baie de Zemmouri - 60/294

Suivant