Chapitre III : Résultats et Discussions
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Seghirette, et l’embouchure de l’oued Isser. La vulnérabilité élevée de ces secteurs est due
principalement aux faibles pentes (0,89 à 4,98 %) des plages auxquelles s’ajoutent les
grandes valeurs des hauteurs moyennes des houles (0,75 à 2,4m).
Les secteurs à vulnérabilité modérée avec un IVC compris entre (7,90 à 10) s’étalent sur
10,28Km soit 22,85% de la longueur totale de la zone d’étude. Les portions côtières affichant
un IVC modéré sont situées au niveau de Boudouaou El Bahri, Ain Taya, Boumerdes et
Zemmouri où le trait de côte est stabilisé par un ouvrage de protection des falaises
(Figure III-30)
3. Discussion
Ces dernières années, les préoccupations relatives à l'élévation du niveau de la mer ont
conduit à de nombreuses études sur la vulnérabilité des côtes algériennes comme celui
effectuée par Rabehi et al. (2018) au niveau de la baie d’Alger. En effet, la majorité des pays
ont anticipé les effets du phénomène sur leurs zones côtières, notamment par le lancement des
études de vulnérabilité à différentes échelles (Egis Eau - IAU-IDF - BRGM, 2012). Ce
travail évalue la vulnérabilité des composantes physiques de la côte et du forçage côtier de la
baie de Zemmouri, en utilisant des variables reconnues pour leur influence sur la vulnérabilité
des zones côtières mondiales.
L'évaluation de la vulnérabilité côtière a révélé que les parties les plus vulnérables sont les
basses terres, presque plates et composées de matériaux friables (plages et plaines). De plus,
ces dernières connaissent une érosion soutenue depuis de nombreuses années. Cette érosion
est due à la diminution des sédiments provenant des apports des principaux oueds, tel que
Oued Isser ou Oued Sebaou, dont l’érosion spécifique des bassins versants a baissé de plus de
50% depuis 1971 à cause de la diminution des précipitations (voir Figure III-34, Figure III-35
et Figure III-36) ; sans oublier l'urbanisation rapide le long de la côte et de la construction de
barrages.
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