Chapitre III : Résultats et Discussions
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Globalement, de 1957 à 2003, on constate que le recul du trait de côte a été modéré et régulier
sur l'ensemble de ces portions côtières (0,45 m à 1,9 m par an). De 1973 à 1980, le recul du
trait de côte a été maximal, localement plus de 23 mètres à Boumerdès et 57 mètres à
Réghaïa, pendant une période de 12 ans. De 1980 à 2003, la tendance au démaigrissement des
plages se poursuit, les résultats présentés dans le tableau confirment en grande partie cette
tendance érosive.
En mars 2003, deux courts épis en enrochements naturels ont été construits le long du
boulevard du front de mer de Boumerdès. Cette intervention de l'homme à modifier
considérablement la morphodynamique de cette zone. Les épis ont bloqué le transit littoral de
la haute plage ; l'érosion se développe en aval. Après la construction de la digue en 2006, la
largeur moyenne de la plage est passée de 50m à 100m en 70 ans (voir Figure III-15). En
résumé, sur ces deux sites (Réghaïa et Boumerdès), le recul du trait de côte est progressif
depuis 1957. Le long du front de mer de Boumerdès, le recul du trait de côte au niveau des
plages n'est pas très important. Au contraire, cette partie a gagné en largeur plus que les autres
plages de La grande baie de Zemmouri ; néanmoins, le rapprochement des habitations et des
installations en mer peut être menacé (voir Figure III-16 et III-17).
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