Chapitre III : Résultats et Discussions
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Partie 02 : Caractérisation et cartographie des aléas recul du trait de côte et submersion
marine
1. Recul du trait de cote
1.1. Résultats
Les changements du trait de côte fournissent des informations sur la dynamique côtière et les
transferts sédimentaires le long de la côte (Thieler et al. 2005, Hakkou et al. 2011,
Moussaid et al. 2015, Natesan et al. 2015). Compte tenu de la taille de la baie de Zemmouri,
qui dépasse largement les 40 km, nous l'avons divisée en six zones pour avoir des résultats
plus visibles et diminuer la durée du calcul.
L'évolution du littoral depuis 1957 a été retracée à l'aide de relevés topographiques effectués
en 2012, 2015 et 2017 (LEM, 2017) et d'images satellites (2006, 2011 et 2016) ainsi que d'une
série de photographies aériennes (1957, 1959, 1973 et 1980).
Nous avons mesuré cette évolution sur plusieurs intervalles de temps (1957-1980, 1959-1980,
1959-1973, 1957-2006, 1959-2006, 1973-2006, 2006-2011, 2011-2015, 2012-2016, 20152016 et 2016-2017) et sur une période agrégée (1957e2017). L'étude a révélé des résultats
mitigés et disparates aux échelles spatiales et temporelles. L'érosion côtière maximale
enregistrée pour 2012-2016 et 2016-2017 est de 2,9 ha et 2 ha, respectivement.
Les figures suivantes montrent l'évolution totale du trait de côte, l'" EPR ", c'est-à-dire la
variation annuelle (m/an) sur une période globale (1957-2017) :
1.1.1. De Jean Bart à Boudouaou el bahri.
L'analyse des cartes de l'évolution du trait de côte nous a permis d'aboutir aux constats
suivants ; de 1957 à 1959, et par rapport à l'ensemble du littoral examiné entre l'îlot Sandja et
la limite Est d'El Kaddous, seul le littoral de la zone située au niveau des plages de Tamaris,
Surcouf, et Tarfaia a connu un changement érosif (perte moyenne de 68m de largeur de
plage). Le reste a connu un recul d'environ 10 mètres ou une érosion d'environ 0,35 mètre par
an. Cette comparaison met également en évidence l'impact des activités humaines sur le
littoral. En effet, la construction de la digue d'Ain Taya a induit des variations très
importantes le long des côtes occidentales de cette zone. Depuis, on assiste à la formation d'un
tombolo qui s'appuie sur ces structures en bloquant tout le transit sédimentaire venant de l'est
(voir
Figure
III-13
et
III-14).
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Partie 02 : Caractérisation et cartographie des aléas recul du trait de côte et submersion
marine
1. Recul du trait de cote
1.1. Résultats
Les changements du trait de côte fournissent des informations sur la dynamique côtière et les
transferts sédimentaires le long de la côte (Thieler et al. 2005, Hakkou et al. 2011,
Moussaid et al. 2015, Natesan et al. 2015). Compte tenu de la taille de la baie de Zemmouri,
qui dépasse largement les 40 km, nous l'avons divisée en six zones pour avoir des résultats
plus visibles et diminuer la durée du calcul.
L'évolution du littoral depuis 1957 a été retracée à l'aide de relevés topographiques effectués
en 2012, 2015 et 2017 (LEM, 2017) et d'images satellites (2006, 2011 et 2016) ainsi que d'une
série de photographies aériennes (1957, 1959, 1973 et 1980).
Nous avons mesuré cette évolution sur plusieurs intervalles de temps (1957-1980, 1959-1980,
1959-1973, 1957-2006, 1959-2006, 1973-2006, 2006-2011, 2011-2015, 2012-2016, 20152016 et 2016-2017) et sur une période agrégée (1957e2017). L'étude a révélé des résultats
mitigés et disparates aux échelles spatiales et temporelles. L'érosion côtière maximale
enregistrée pour 2012-2016 et 2016-2017 est de 2,9 ha et 2 ha, respectivement.
Les figures suivantes montrent l'évolution totale du trait de côte, l'" EPR ", c'est-à-dire la
variation annuelle (m/an) sur une période globale (1957-2017) :
1.1.1. De Jean Bart à Boudouaou el bahri.
L'analyse des cartes de l'évolution du trait de côte nous a permis d'aboutir aux constats
suivants ; de 1957 à 1959, et par rapport à l'ensemble du littoral examiné entre l'îlot Sandja et
la limite Est d'El Kaddous, seul le littoral de la zone située au niveau des plages de Tamaris,
Surcouf, et Tarfaia a connu un changement érosif (perte moyenne de 68m de largeur de
plage). Le reste a connu un recul d'environ 10 mètres ou une érosion d'environ 0,35 mètre par
an. Cette comparaison met également en évidence l'impact des activités humaines sur le
littoral. En effet, la construction de la digue d'Ain Taya a induit des variations très
importantes le long des côtes occidentales de cette zone. Depuis, on assiste à la formation d'un
tombolo qui s'appuie sur ces structures en bloquant tout le transit sédimentaire venant de l'est
(voir
Figure
III-13
et
III-14).
